Extrême - Red Bull Illume - Le vainqueur du concours photo Red Bull Illume Will Saunders raconte son cliché gagnant et « cette pose de superhéros »

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Le photographe Will Saunders a remporté il y a quelques jours le Red Bull Illume 2021, l'un des plus gros concours de photo de sports extrêmes du monde. L'Américain de 28 ans revient sur l'histoire de ce cliché et sur son parcours.

« Pouvez-vous nous raconter l'histoire du cliché qui vous a permis de remporter le concours ?
Le jour de la photo, j'étais dans l'Utah, mon état d'origine, à l'occasion d'un petit voyage entre amis autour de l'escalade et de la moto. Je connaissais déjà ce lieu fantastique d'Indian Creek, et mon producteur avait trouvé un lieu qui semblait super, avec une belle face à escalader. On s'est installé là-bas, et j'ai commencé par shooter depuis le haut du mur, où j'avais réussi à me caler sur un monticule. C'est cool mais assez classique. Quand je suis redescendu, je me suis dit que je pouvais essayer de prendre des photos de côté, ce qui est assez inhabituel en escalade.

Étiez-vous en train de grimper lorsque vous prenez cette photo ?
Je n'ai même pas eu besoin de grimper à ce moment-là. Je me suis installé sur un promontoire le long de la falaise et j'ai shooté mon ami Jake Talley, un sportif de talent. Nous voulions avoir une belle chute, et il était dédié à ma cause, il a donné de sa personne ! Il a essayé de sauter, mais c'était encore trop classique, je voulais quelque chose de plus inhabituel, alors je lui ai suggéré de faire cette pose de superhéros. On devait être au quatrième essai quand ça a marché pour de bon, j'ai su que la photo était bonne !

Qu'est-ce qui vous a amené vers la photographie de sport extrême ?
Je n'avais jamais touché une caméra avant mes 19 ans. J'étudiais les sciences naturelles à l'université. Un jour, un professeur m'a demandé ce que je voulais faire dans le futur. J'ai répondu que je n'avais pas d'idée précise, mais je voulais travailler dans la nature. Il m'a alors raconté qu'il avait été photojournaliste d'aventure durant des dizaines d'année, il a sorti un portfolio avec des images de toutes ses expéditions, en Patagonie, en Jamaïque, au mont Everest, c'était incroyable ! On a continué à discuter et il m'a dit que si je m'orientais vers le photojournalisme, il m'aiderait et me prendrait sous son aile. L'année suivante, j'ai acheté une caméra et commencé ces cours de journalisme, c'était parti.

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Comment travaillez-vous sur vos photographies ?
Je fais des photos d'escalade, de moto, d'alpinisme, de surf, de ski ou de course à pied, n'importe quel sport qui se pratique en extérieur. J'ai grandi en m'adonnant à toutes ces disciplines, plein d'amis sont devenus des athlètes pros ou semi-pro, et surtout je comprends tout cet environnement, je le connais. Cela me permet de n'avoir à me concentrer que sur l'image. Et mon côté journaliste m'a appris à toujours anticiper, essayer de savoir quel mouvement le sportif va faire, et ma connaissance de ces sports me permet aussi d'avoir toujours quelques pas d'avance et d'être prêt. J'aime faire des photos qui ont de l'impact aussi, qu'il soit environnemental ou humanitaire. Je me considère comme un photographe et pas seulement comme un photographe de sports extrêmes. J'aime la partie storytelling de la photographie, c'est aussi cela que j'ai appris à l'université. »

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