Extra - Médias - De quoi sera faite la nouvelle formule de «France Football», qui devient un mensuel

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La « Bible du football », créée en 1946, devient, dès vendredi, un mensuel et sera vendue chaque deuxième samedi du mois avec L'Équipe. Demain, après 75 ans d'existence hebdomadaire (avec une parenthèse bi-hebdomadaire de 1997 à 2013), France Football passe en mensuel. Le magazine, riche de 84 pages désormais, sera vendu chaque deuxième samedi du mois avec le journal et le magazine L'Équipe (4,30 € pour l'ensemble ou par abonnement numérique). « La version hebdomadaire souffrait depuis plusieurs années en termes de vente et de positionnement, explique Jérôme Cazadieu, le directeur de la rédaction du groupe L'Équipe. France Foot, c'est aussi un journal de coups et c'est difficile d'en réaliser chaque semaine. Là, je pense qu'on est capable de publier douze numéros exceptionnels par an. » lire aussi Tous les numéros de FF Premier gros coup, ce samedi, avec un entretien fleuve de Kylian Mbappé. « C'est l'un des meilleurs clients parmi les joueurs en activité, se réjouit Pascal Ferré, le rédacteur en chef du magazine qui a réalisé l'interview. Il parle bien et réfléchit vite. On l'a interrogé justement sur sa propension à aller vite et son rapport à la vitesse, avec cette petite contradiction sur la fin (il sourit) : on ne l'a jamais vu aller aussi lentement pour choisir sa future destination. » Si les prochains grands entretiens sont gardés secrets, le rédacteur en chef promet néanmoins « un casting royal » tandis que Jérôme Cazadieu rappelle que « France Foot est la seule marque au monde à pouvoir aller chez Lionel Messi et Cristiano Ronaldo ! » Plus de passion et d'engagement Le magazine se divisera désormais en quatre parties avec de nombreuses nouveautés dont quelques unes sont détaillées ci dessous. « Zone Mixte » en ouverture permet de garder un lien avec l'actualité grâce à des décryptages (le choix de la sélection espagnole par Aymeric Laporte dans ce numéro), des instantanés, des coulisses, un édito et le billet d'humeur de Julien Cazarre. « Nous passions auparavant pour une espèce de Pravda assez froide du foot. Alors on va réchauffer en mettant un peu plus de passion et d'engagement. Quand on sera en colère ou quand on aimera beaucoup, on le dira un peu plus facilement et sans faux-semblant », promet Pascal Ferré. lire aussi France Football : un mensuel pour quoi faire ? La deuxième partie, « À l'affiche », reprend en partie les codes connus du magazine avec un grand entretien, Mbappé donc demain, de l'enquête, des statistiques... Tandis que la troisième séquence, « Temps additionnel », misera davantage sur le reportage, avec un aspect plus sociétal et du voyage. Il n'est évidemment pas question d'oublier le Ballon d'Or, le trophée si désiré du magazine. La Une en atteste : « France Football, à l'origine du Ballon d'Or ». « Les deux marques sont très proches et très complémentaires, on a donc fini par les afficher ensemble, explique Pascal Ferré. Ce qui était évident pour ceux qui y travaillent ne l'était pas forcément pour ceux qui nous lisaient. » Un lectorat qui va naturellement évoluer, comme le reconnaît Jérôme Cazadieu : « On passe d'un public historique de France Football - qui s'est réduit ces dernières années - au public de L'Équipe, beaucoup plus important. On espère le séduire et embarquer un maximum de fans historiques de France Foot dans cette nouvelle aventure ». Du coaching pointu Avec la rubrique « Au tableau ! », la mémoire des grands entraîneurs est sollicitée. Dans ce numéro, Didier Deschamps décortique ses choix tactiques lors du célèbre France-Argentine (4-3) de la Coupe du monde 2018. « À chaque fois, un entraîneur reviendra sur un match de légende, gagné ou perdu, précise Pascal Ferré. Il racontera ce qui s'est passé de son banc. Ce sera une sorte d'examen de passage pour tous les grands entraîneurs. » Jupp Heynckes et Rafael Benitez sont déjà programmés. Et tous auront le droit de réviser. « Même s'ils ont souvent une mémoire d'éléphant, avant l'échange, c'est même conseillé. Cela permet d'avoir les idées bien claires. En tout cas, c'est l'occasion de revisiter des matches d'une autre manière, assez sympa. » Des datas poussées Une vision via des stats originales, présentées très graphiquement, tel est l'objet de la « Data zone ». Le journaliste Dan Perez s'appuie dans ce numéro sur les données de la saison écoulée pour livrer une radioscopie des meilleurs attaquants de l'Euro (Lewandowski, Lukaku, Ronaldo, Benzema...) en comparant par exemple la qualité de leurs positions de tir ou leurs créations de but par la passe. « La publication des classements et des résultats n'avait plus de sens dans un mensuel, explique Jérôme Cazadieu. Mais on a voulu pousser le curseur sur les statistiques avec cette rubrique et ne pas s'arrêter aux datas classiques comme les buts et les passes décisives. »
On apprend ainsi que Mbappé explose la concurrence sur les mètres gagnés vers le but (163,50 contre 54,90 pour Lewandowski ou 101 pour Benzema). Des destinations de voyage Un week-end pour un mordu de ballon, c'est la promesse de la rubrique « Ville de foot ». Entre reportage en mode gonzo et guide pratique, les photos comme le récit donnent envie de s'évader. Première destination : Buenos Aires avec le top 3 des refrains en vogue dans les stades de la capitale argentine, les fanions de Mario, la rencontre de Zurdo le supporter d'Independiente, une bière à 1,44 € et une empanada à 1,65 €. Alléchant ! « On voulait absolument mettre en place une rubrique sur le voyage, assure Pascal Ferré. Chaque mois, on visitera une ville par le prisme du foot, à travers ses personnages, ses lieux, ses us et coutumes.On se rendra à New York, Hambourg, Dakar... On a envie d'aller là où nous n'allions pas trop avant. » Des histoires de ballon d'or La rubrique « Sur les traces de... » racontera ce trophée qui, depuis sa création en 1956, a suscité de nombreuses histoires et légendes. « Chaque mois, on ira retrouver ou on ressuscitera s'il est décédé, un ancien Ballon d'Or ! », annonce Pascal Ferré. Pour la première, honneur à Gianni Rivera (bientôt 78 ans), sacré en 1969 et rencontré à Rome. « Nous proposerons aussi des papiers sur ce qui fait la singularité du trophée. Là, nous racontons comment se passe l'annonce à un vainqueur. Prochainement nous expliquerons la mise en avant par les musées des clubs puis nous évoquerons un Ballon d'Or amateur, inventé en Italie, et qui commence à faire du bruit. On parlera du Ballon d'Or dans toutes ses formes et toutes ses dimensions ! »

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