La Fédération française de tennis lance son pôle France de tennis fauteuil

Jean-Philippe Fleurian, Gilles Moretton et Nicolas Escudé (de gauche à droite) (Christophe Guibbaud/FFT)

C'est une belle avancée pour le tennis fauteuil avec le lancement d'un pôle France qui lui est destiné. Gilles Moretton, président de la Fédération, l'a annoncé ce jeudi au cours d'un point presse.

C'est lors d'un point presse tenu ce jeudi, au Centre national d'entraînement (CNE) que Gilles Moretton, président de la Fédération française de tennis, Nicolas Escudé, directeur technique national (DTN) et Jean-Philippe Fleurian ont lancé le pôle France de tennis fauteuil accompagnés des quatre athlètes, membres permanents.

« Ce projet, c'est d'abord celui du président », a déclaré Jean Philippe-Fleurian, responsable du pôle. Intégré depuis 2017 à la Fédération, le paratennis demandait encore à être développé et cette initiative vient répondre à ces attentes. Ce projet, unique au monde puisque c'est le premier de la sorte, s'inscrit dans la volonté de la FFT de faire bouger les lignes en développant et en modernisant ce sport. C'est avec l'appui de son président et de la DNT que Jean-Philippe Fleurian s'est lancé dans la conception de ce projet, en étroite collaboration avec Patrick Labazuy, responsable adjoint.

Réduire l'écart avec d'autres paysLa France espère ainsi rattraper son retard par rapport à d'autres pays comme le Japon, l'Angleterre ou encore les Pays-Bas, bien plus en avance dans la professionnalisation du tennis fauteuil. L'objectif est clair : structurer, professionnaliser, accompagner et optimiser la performance des athlètes.

Si l'attente des résultats sportifs est une chose, Jean Philippe-Fleurian n'en fait pas la priorité dans l'immédiat : « L'objectif est bien sûr les Jeux de Paris 2024, les Jeux de Los Angeles 2028, des médailles et des titres, mais c'est plus que ça. C'est un projet sur le long terme où la formation passe avant tout. »

Ce projet a été rendu possible grâce au Centre national d'entraînement (CNE), qui accueille le pôle et que le président Gilles Moretton a qualifié de « Rolls-Royce » en raison de ses importantes infrastructures, de son personnel humain expérimenté et du savoir qu'il transmet. Les conditions pour performer y sont optimales tout en étant au contact des meilleurs joueurs français.

Une opportunité que loue Zoé Maras, 21 ans, joueuse de tennis fauteuil classée 31e mondiale et membre permanent du pôle : « C'est une grande chance de s'entraîner dans le Temple du tennis et à côté de sportifs de haut niveau. Ça motive encore plus à bien jouer. Je trouve ça vraiment bien d'enlever cette barrière entre le tennis et le paratennis. »

Pour mener à bien ce projet, la FFT a mis les moyens, notamment en faisant venir les athlètes à Paris et en prenant en charge leurs logements. Entre les cinq heures d'entraînement quotidien et la préparation invisible, à la fois mentale et physique, l'accompagnement des sportifs est total et doit permettre une progression « trois à quatre fois plus rapide que la normale » selon son responsable.

Le pôle se concentre aussi sur l'amélioration du matériel dans le but d'avoir des fauteuils plus rapides et avec une meilleure rotation. Tout un investissement et une exigence que Gilles Moretton présente comme les « conditions de l'ambition ».

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