F1 - De 2008 à 2020, panorama des sept titres mondiaux de Lewis Hamilton

L'Equipe.fr
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Lewis Hamilton est depuis dimanche septuple champion du monde, comme Michael Schumacher. Revivez l'histoire de ses sept sacres, et votez pour celui que vous trouvez le plus beau. 2008 : au bout du suspense Déjà à la lutte pour le titre mondial en 2007 lors de sa première saison en F1, Lewis Hamilton devient le plus jeune champion du monde de l'histoire en 2008, à 23 ans, 9 mois et 26 jours. C'est au terme de la dernière course, au Brésil, que le Britannique est sacré, lors d'un final entré dans la légende. Le pilote McLaren arrive à Sao Paulo avec sept points d'avance sur Felipe Massa. Mais le Brésilien est en pole et domine largement le Grand Prix. C'est beaucoup plus compliqué pour Hamilton, parti 4e et qui oscille longtemps entre la 4e et la 5e place. Des positions qui lui permettent néanmoins de remporter le titre. Mais tout est chamboulé lorsque Sebastian Vettel le dépasse, sous la pluie, à trois tours de l'arrivée. Le Britannique n'est alors plus virtuellement champion. Quand Massa franchit la ligne, c'est lui qui est sacré. Mais dans le dernier virage, Hamilton dépasse Timo Glock, resté en pneus secs malgré l'averse, et récupère la 5e place qui lui offre le titre mondial, pour un point. Bilan (18 courses) : champion du monde avec 98 points, 5 victoires, 7 poles, 10 podiums, 1 meilleur tour, 1 abandon et 14 top 8. 2014 : Hamilton - Rosberg, acte I Quand Lewis Hamilton rejoint Mercedes en 2013, son choix apparaît risqué. Mais dès 2014 et l'apparition des moteurs hybrides, l'histoire va lui donner raison. Cette saison marque aussi le vrai début du duel qui va l'opposer à son coéquipier Nico Rosberg durant trois ans. Au volant de la W05, la meilleure monoplace du plateau, le Britannique et l'Allemand accumulent 16 victoires (11 pour Hamilton, 5 pour Rosberg), 18 poles (11 pour Rosberg, 7 pour Hamilton) et 11 doublés. Le chassé-croisé entre les deux rivaux tourne à l'avantage du Britannique à partir du GP de Singapour, en enchaînant cinq succès consécutifs. Il arrive à Abu Dhabi, dernière manche de la saison, qui compte double, avec 17 points d'avance. Le duel pour le titre tourne court quand Rosberg est victime d'ennuis mécaniques. L'Allemand refuse d'abandonner et se fait prendre un tour par son coéquipier, qui s'impose et devient le premier double champion du monde britannique depuis Jackie Stewart en 1971. Bilan (19 courses) : champion du monde avec 394 points, 11 victoires, 7 poles, 16 podiums, 7 meilleurs tours, 3 abandons et 16 top 10. 2015 : Hamilton - Rosberg, acte II Bis repetita en 2015 avec une lutte pour le titre qui oppose encore les deux pilotes Mercedes, Lewis Hamilton et Nico Rosberg, et un Sebastian Vettel qui tente de jouer les arbitres au volant de sa Ferrari. Mais la W06 est trop rapide et trop fiable pour la Scuderia. Et dans le camp Mercedes, le Britannique domine plus largement son coéquipier que l'année précédente. Il fait la course en tête durant toute la saison, grâce notamment à cinq victoires et neuf podiums lors des neuf premières courses, et est sacré champion le 25 octobre, dès le GP des États-Unis, à trois manches de la fin de saison. Rosberg s'accroche mais doit s'avouer vaincu, et la tension monte clairement entre les deux anciens amis, qui sont entrés dans une guerre aussi bien sur la piste que dans les têtes. Bilan (19 courses) : champion du monde avec 381 points, 10 victoires, 11 poles, 17 podiums, 8 meilleurs tours, 1 abandon et 18 top 10. 2017 : Vettel domine puis s'effondre Suite à la retraite de Nico Rosberg, Lewis Hamilton ne peut pas essayer de prendre sa revanche sur l'Allemand, qui l'a battu en 2016. Il doit faire face à un nouveau coéquipier, Valtteri Bottas, qui va se révéler un peu tendre sur la longueur pour réellement l'inquiéter. En revanche, la menace Sebastian Vettel est bien réelle. L'Allemand réussit en effet un excellent début de saison avec sa Ferrari (trois victoires lors des six premières courses), et mène le Championnat jusqu'à la pause estivale. La W08 est moins dominatrice et Hamilton plus nerveux. Mais au retour des vacances d'été, il décroche trois succès qui le replacent en tête du classement. Ferrari et Vettel se sabordent ensuite tout seuls en enchaînant problèmes mécaniques (abandon à Suzuka) ou erreurs en piste (le départ à Singapour). Hamilton n'a qu'à se baisser pour récolter son quatrième titre : il y parvient grâce à une "petite" neuvième place au Mexique. Mais il réussit tout de même l'exploit de marquer des points à chacun des 20 Grands Prix. Bilan (20 courses) : champion du monde avec 363 points, 9 victoires, 11 poles, 13 podiums, 7 meilleurs tours, 0 abandon et 20 top 10. 2018 : Hamilton égal de Fangio La saison 2018 ressemble à s'y méprendre à la précédente. Les premières courses sont encore dominées par Sebastian Vettel, qui mène le Championnat jusqu'au Grand Prix de Grande-Bretagne, où il s'impose sur les terres de son rival. Mais Lewis Hamilton fait le dos rond et attend patiemment son heure, glanant ici et là quelques succès (Azerbaïdjan, Espagne et France). Et à nouveau, l'Allemand perd pied dans la deuxième partie de saison. En point d'orgue, sa sortie de piste sous la pluie à Hockenheim alors qu'il est en tête, qui offre la victoire à Hamilton. Le pilote Mercedes, lui, ne commet aucune erreur et accumule les succès, notamment quatre à la suite entre l'Italie et le Japon, qui l'installent en tête du Championnat. C'est encore une fois au Mexique qu'il décroche le titre mondial, son cinquième, pour égaler Juan Manuel Fangio au palmarès. Bilan (21 courses) : champion du monde avec 408 points, 11 victoires, 11 poles, 17 podiums, 3 meilleurs tours, 1 abandon et 19 top 10. 2019 : Bottas encore trop tendre Lewis Hamilton aborde 2019 en pleine confiance, et va faire encore mieux que la saison précédente, avec 413 points contre 408. Le Britannique, s'il connaît des soucis en qualifications, avec 5 poles seulement, se révèle bien plus performant en course, avec 11 victoires, 17 podiums, aucun abandon et 100 % d'arrivées dans le top 10. Son coéquipier Valtteri Bottas se montre pourtant un rival coriace... pendant cinq courses, le temps d'obtenir deux victoires et trois deuxièmes places, et de faire jeu égal avec Hamilton. Mais, irrémédiablement, le quintuple champion du monde prend l'avantage, et le large au Championnat. Le Finlandais ne montre que par intermittence qu'il a l'étoffe d'un champion du monde, tandis que la lutte interne chez Ferrari entre Sebastian Vettel et Charles Leclerc finit par servir les intérêts de Hamilton, qui termine la saison avec près de 100 points d'avance sur son dauphin. Bilan (21 courses) : champion du monde avec 413 points, 11 victoires, 5 poles, 17 podiums, 6 meilleurs tours, 0 abandon et 21 top 10. 2020 : Hamilton rejoint Schumacher Dans cette saison 2020 atypique, raccourcie et retardée à cause de la pandémie de Covid-19, Lewis Hamilton n'a pas vraiment eu de rival. Cette huitième saison consécutive chez Mercedes le voit égaler, lors du Grand Prix de l'Eifel, puis battre, au Portugal, le record de victoires de Michael Schumacher (91). Il devient également, comme l'Allemand, septuple champion du monde, après sa victoire en Turquie, 14e des 17 manches de la saison. Son coéquipier Valtteri Bottas ne fait pas illusion très longtemps, juste le temps de sa victoire lors de la course inaugurale, en Autriche. On assiste ensuite à un cavalier seul du Britannique, qui s'engage également politiquement dans la lutte contre le racisme et pour plus de diversité dans les sports mécaniques, et particulièrement la F1. Bilan après 14 courses : champion du monde avec 307 points, 10 victoires, 9 poles, 12 podiums, 6 meilleurs tours, 0 abandon et 14 top 10... {"question":"Quel est selon vous le plus beau des sept titres de Hamilton ?","open":true,"showResults":true,"numberChoice":0,"withPhoto":false,"answers":[{"text":"2008"},{"text":"2014"},{"text":"2015"},{"text":"2017"},{"text":"2018"},{"text":"2019"},{"text":"2020"}],"idSport":"78"}