F1 - 2017 - Les raisons de croire, ou pas, à un retour de Renault au premier plan

L'Equipe.fr
Qui a brillé depuis le début de saison, qui s'est loupé ? Retrouvez notre carnet de notes à mi-Championnat, avec plus ou moins de bonne foi.

Renaut s'est fixée un objectif ambitieux en 2017 : finir dans le top 5 du Championnat constructeurs. Faut-il croire en l'écurie française?Le départ de Vasseur...L'année 2017 a commencé par un coup de tonnerre du côté d'Enstone, avec l'annonce du départ de Frédéric Vasseur le 11 janvier. L'ancien patron de l'écurie ART était arrivé un an plus tôt pour prendre les rênes de l'écurie Renault, au côté du directeur général Cyril Abiteboul. Mais les deux hommes ont apparemment eu du mal à travailler ensemble, et Vasseur a dû se frotter à la politique d'un grand groupe, plus difficile à faire évoluer, lui qui était habitué à un travail plus "artisanal" avec ART. Il a donc décidé d'arrêter les frais, laissant tout de même plusieurs semaines à Renault pour réorganiser la direction de l'écurie. Si ce départ a été un coup dur pour l'écurie française, il a néanmoins permis de simplifier l'organigramme au sommet, et c'est désormais Alan Permane, le directeur des opérations piste, qui sera au plus près des pilotes.Mais l'arrivée de HülkenbergAlors qu'on s'attendait plutôt à ce que Kevin Magnussen reste en 2017, et Jolyon Palmer parte, c'est l'inverse qui s'est produit. Et pour épauler le Britannique, Renault a réussi un gros coup en engageant Nico Hülkenberg. Depuis qu'il a crevé l'écran en 2010 avec sa pole au Brésil dans une modeste Williams, l'Allemand jouit d'une excellente réputation, même s'il n'a jamais réussi à signer dans une top team. Après trois saisons en demi-teinte chez Force India, le voilà désormais chez Renault, qui ne cache pas ses ambitions pour retrouver le sommet de la F1. Avec l'écurie indienne, il a été dominé deux années sur trois par Sergio Perez, mais ça n'a pas trop altéré son aura.«Renault a prouvé dans le passé ce qu'ils pouvaient faire. Ils sont devenus champions du monde plusieurs fois, donc quand on m'a présenté le projet, la décision était claire», a-t-il déclaré pour justifier son arrivée. Et si l'Allemand se veut prudent pour 2017, il vise bien plus haut pour 2019 : «Cette année, nous ne pouvons pas attendre de miracle. Mais j'espère que nous pourrons être à l'avant du milieu du peloton, et à partir de 2019, je veux être prêt pour le titre.»Une écurie enfin 100% Renault...La saison dernière, Renault avait dû reconstruire sur les ruines de l'écurie Lotus, en déliquescence financière et matérielle. Cela explique en grande partie les résultats très modestes, avec seulement huit points marqués en 21 courses, et la neuvième place au Championnat. Mais, désormais, c'est une monoplace 100% Renault qui roulera, et avec la RS17, l'équipe d'Enstone devrait au moins régulièrement se rapprocher du top 10. Les essais privés se sont bien passés, avec le sixième meilleur chrono, pour Nico Hülkenberg, et la huitième place au niveau du roulage (2779 km). Mais si les dirigeants se montrent aussi résolument optimistes, c'est parce qu'il savent qu'ils peuvent désormais s'appuyer sur une confortable assise financière, et la force d'un constructeur. «Je ne crois pas que Toro Rosso, Haas et Force India pourront suivre notre rythme de développement», assure ainsi Alan Permane.Mais beaucoup de retard accumuléLes cendres de Lotus ont mis du temps à disparaître, et il en reste encore quelques traces par-ci, par-là. Notamment au niveau du personnel de l'écurie française. Les moyens humains de Renault ne sont pas au niveaux de ceux des top team, Mercedes, Red Bull ou Ferrari, et il faudra encore plusieurs semaines voire mois pour rattraper le retard. Renault est toujours en campagne de recrutement, et cela pourrait nuire à la compétitivité de l'écurie sur les huit longs mois que dure une saison. Cela s'est déjà ressenti lors des essais de présaison, où la RS17 a roulé quasiment deux fois moins que la W08. «Nous ne pouvions vraiment pas rouler autant que Mercedes, a reconnu Permane. Nous n'avions tout simplement pas assez de pièces. Mais le but était de faire 500 km par jour. Et nous n'y sommes pas parvenus (347 km en moyenne, ndlr).»Les chiffres à connaître avant Melbourne

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages