F1 - Alpine - Trop vieux, ingérable... Alonso (Alpine) répond aux critiques

L'Equipe.fr
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Attendu sur son âge et son supposé côté ingérable et individualiste, le nouveau pilote Alpine F1 Fernando Alonso a répondu aux critiques. Pour son retour en F1 après deux ans de break, Fernando Alonso est évidemment sous le feu des projecteurs. Parmi les questions qui se posent sur la recrue Alpine, celle de son âge : il aura quarante ans en juillet et les observateurs s'interrogent sur ses capacités physiques pour retrouver son niveau d'antan. « Je suis un peu surpris de lire toutes ces questions autour de cela car je ne suis pas si vieux, note l'Espagnol. Celui qui domine la discipline actuellement (Lewis Hamilton) a 36 ans, ce n'est pas comme si j'avais vingt ans de plus que lui ! Bien sûr il y a aussi sur la grille une nouvelle génération, mais ils n'ont encore rien gagné. » Alonso, qui raconte s'être préparé de manière intensive depuis l'annonce de son retour, estime qu'il lui faudra « cinq ou six courses » pour se sentir parfaitement à l'aise au sein de sa nouvelle équipe et à bord de son Alpine A521. « On dirait qu'il a 28 ans, il sera vite dans le coup », avance son équipier Esteban Ocon. Fernando Alonso « Ces ragots sur moi me font rire » Interrogé, jeudi après-midi lors d'une visioconférence organisée par Alpine, sur sa réputation de « mauvais équipier » après ses expériences compliquées chez McLaren et Ferrari, Fernando Alonso s'est là encore défendu avec vigueur : « ça me faire rire d'entendre ces critiques. C'est mon troisième passage chez Renault (devenu Alpine cette année) et je suis allé deux fois chez McLaren. Si ces équipes n'avaient pas été contentes de mon comportement, je ne sais pas pourquoi elles m'auraient rappelé ! Quant à mes équipiers, j'ai toujours gardé de bons contacts avec eux. Je suis toujours en contact avec Fisichella (son coéquipier chez Renault en 2005 et 2006), après mon accident de vélo, Jarno Trulli (qu'il a cotoyé chez Renault en 2003 et 2004), qui habite lui aussi à Lugano, m'a proposé de me faire des courses ! Je m'entends aussi toujours très bien avec Stoffel (Vandoorne, chez McLaren en 2017 et 2018), Jenson (Button, McLaren en 2015 et 2016) et avec Esteban (Ocon, chez Alpine cette année) c'est pareil. Il voulait faire du go-kart ici et c'est moi qui lui en ai fourni un, via mon académie. Mais tout ça ne se sait pas, c'est pour ça que ces ragots sur moi me font rire. J'ai gardé aussi de bons contacts avec mes équipiers chez Toyota en Endurance et au Dakar, où j'ai parfaitement joué le jeu de l'équipe en donnant par exemple l'une de mes roues de secours à Nasser AL-Attiyah. Avec cette réputation qui me colle à la peau, mes équipiers sont parfois surpris de découvrir que je suis un mec normal ! »

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Felipe Massa, ancien partenaire d'Alonso chez Ferrari, avait assuré en 2016 que le côté compétiteur de l'Espagnol avait fini par « diviser » l'équipe. Luca di Montezemolo, l'ancien patron de la Scuderia, y était également allé de sa petite pique en 2019 sur son caractère. À son passif, Alonso aurait été débarqué des effectifs d'Endurance de Toyota après un clash avec son patron, Pascal Vasselon et sa collaboration avec le motoriste de McLaren Honda, lassé des critiques acerbes et publiques du pilote, s'est également achevée en eau de boudin. À Davide Brivio, le directeur sportif d'Alpine F1, de gérer le bonhomme désormais.