F1 - Coronavirus - Coronavirus : Fred Vasseur, le patron d'Alfa Romeo, ne cache pas ses inquiétudes

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Interviewé vendredi par « Auto Hebdo », Fred Vasseur, le patron d'Alfa Romeo, s'est montré inquiet à propos des conséquences à court et moyen terme de l'épidémie de Covid-19 sur la F1. Comme les neuf autres écuries de F1, Alfa Romeo va devoir respecter la trêve, habituellement estivale, durant les mois de mars et d'avril. « L'usine de Hinwil sera fermée du 23 mars au 13 avril », annonce Fred Vasseur, le patron de l'écurie suisse, vendredi dans une interview pour « Auto Hebdo ». L'ancien directeur d'ART Grand Prix revient également sur la décision prise jeudi de reporter le nouveau règlement technique à 2022, « essentielle » selon lui, alors que son écurie doit s'attendre à une forte baisse de revenus cette saison. « Entre l'inévitable réduction de nos revenus "FOM" et des difficultés que nos sponsors vont avoir à affronter dans les mois qui viennent, nous allons finir avec 15-20 % de rentrée financière en moins alors que les coûts vont s'envoler, raconte-t-il. Multiplier les "triplettes" (trois Grands Prix en trois semaines) va nécessiter l'embauche de personnel pour répondre au rythme accéléré des courses. Et nous allons être obligé de lancer en production tout un tas de pièces - aileron avant, fonds plats, etc. - dont nous ne nous servirons peut-être pas mais qu'il nous faudra au cas où. » Fred Vasseur, directeur d'Alfa Romeo « Pour remettre sur pied un calendrier, encore faut-il qu'il reste des Grands Prix » Il était aussi important de « garder l'entrée en vigueur du budget plafonné au 1er janvier 2021, ajoute-t-il. Ça va nous permettre un atterrissage un peu plus en douceur quand l'épidémie va se résorber et éviter que les plus grosses structures ne dépensent des sommes inconsidérées sur leur voiture 2022. » Le GP de Monaco annulé Le patron d'Alfa Romeo s'avoue également inquiet, plus globalement, pour l'économie de la F1 : « Chase Carey parle de Bakou (pour la reprise de la saison) mais, compte-tenu de l'avancée de l'épidémie, où en sera l'Azerbaïdjan au mois de juin ? Et que dire de la situation des promoteurs qui se retrouvent avec une billetterie au point mort ! Pour remettre sur pied un calendrier, encore faut-il qu'il reste des Grands Prix. Quand la pandémie va s'achever, ça va être la crise partout et j'ai peur que Monaco ne soit pas la seule annulation. C'est un second effet que la F1 a sous-estimé jusqu'alors et qu'elle commence à réaliser. »

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