F1 - Le futur de la Formule 1 vu par Renault

L'Equipe.fr

Au salon de l'auto de Shanghaï, Renault a présenté, mercredi, un concept-car de Formule 1, la RS 2027, qui est une projection possible de la F1 dans une dizaine d'années. En 2017, Renault fête ses 40 ans de présence en F1 en se projetant vers le futur. Le bureau de design du constructeur français, en collaboration avec l’écurie de Grands Prix, a présenté, mercredi au salon de l’auto de Shanghaï, une étude de style baptisée RS 2027 Vision. Une approche de ce que pourrait être la F1dans dix ans à venir. «L’idée est partie de Laurenz Van Den Acker, le patron du style Renault, explique Cyril Abiteboul, le directeur général de Renault Sport Racing, à la tête de l’écurie de F1. Mais quand il a sollicité nos équipes d’Enstone, en Angleterre, et de Viry-Châtillon, nous nous sommes dit que nous pouvions en profiter pour aller plus loin. Les écuries commencent à réfléchir aux nouveaux règlements à partir de 2021 mais cela va plus loin, ils conditionneront la suite, à l’approche des années 30. Nous avons donc essayé de visualiser, avec cet objet, les cibles essentielles que pourrait défendre Renault.» De la manière la plus réaliste possible. Le plus remarquable dans cette F1 très basse est l’effet de transparence souhaité pour la coque et le casque afin de rendre bien visibles le travail, l’effort et les émotions du pilote qui «doit rester le héros», affirme Laurenz Van den Acker. Ce qui se voit moins, c’est le peu qu’elle cache : une aérodynamique active qui réduit au minimum les ailerons et une place pour le moteur V6 turbo et deux blocs électriques, l’un sur les roues arrière, l’autre sur les roues avant. 500 kilosWatts pour le moteur thermique, deux fois 250 kilosWatts pour la puissance d’origine électrique (250 kilosWatts, c’est ce dont dispose une Formule Electrique en qualifications). Au total, un peu plus de 1300 chevaux. C’est la partie la plus facilement envisageable de la F1 dans dix ans. «Tout le monde aimerait bien se débarrasser du MGU-H, ce système de récupération d’énergie à l’échappement, explique Cyril Abiteboul. Mais cela nous fera perdre beaucoup de boost. Alors, le moyen d’en retrouver serait d’ajouter ce deuxième moteur électrique pour récupérer aussi de l’énergie au freinage sur les roues avant (comme cela se pratique déjà en WEC). Pour une F1 spectaculaire et compliquer le travail du pilote, nous pensons arriver ainsi au rapport poids/puissance le plus extrême qu’ait connu la F1.» 1360 chevaux pour 600 kilos. «C’est à peu près ce que j’ai connu avec les Renault turbo, rappelle Alain Prost, le quadruple champion du monde de F1 (1985, 1986, 1989 et 1993), ambassadeur de Renault et conseiller de l’écurie de F1. Nous dépassions 1400 chevaux en qualifications.» Mais cela ne durait qu’un tour avec des moteurs spécialement conçus pour cet exercice. «Et en course, nous redescendions à 1100 kilos», rappelle Alain Prost. Quant au public, Renault n’a pas voulu l’oublier avec une F1 connectée et des feux à leds dans les roues qui pourraient afficher le nombre de tours couverts, la position du pilote et quelques informations sur le fonctionnement de la voiture comme la quantité d’énergie électrique disponible. Rendez-vous dans dix ans.

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