F1 - GP d'Australie - Toto Wolff : «Ferrari était plus rapide»

L'Equipe.fr
Battu par Sebastian Vettel dimanche à Melbourne, Toto Wolff, le patron de Mercedes, a reconnu la supériorité de la Scuderia, sur cette course.

Battu par Sebastian Vettel dimanche à Melbourne, Toto Wolff, le patron de Mercedes, a reconnu la supériorité de la Scuderia, sur cette course.C'est avec philosophie et fair-play que Toto Wolff, le patron de Mercedes, a encaissé la défaite dimanche en Australie. Alors que Lewis Hamilton avait signé la pole samedi devant Sebastian Vettel, c'est finalement le pilote Ferrari qui s'est imposé dimanche, dépassant l'Anglais lors des arrêts aux stands. «Parfois on gagne, parfois on perd, a commenté l'Autrichien. La Ferrari était la voiture la plus rapide aujourd'hui (dimanche). Ils ont réussi à nous mettre la pression dès le début de la course, et c'est grâce à ça qu'ils ont gagné.»Wolff tient donc à minorer le rôle joué par la stratégie lors de la course australienne. En rentrant dès le 17e tour, Hamilton est ressorti dans le trafic, derrière Max Verstappen (Red Bull), et le temps perdu derrière le Néerlandais a permis à Vettel de ressortir de son arrêt, quatre tours plus tard, en tête. «Nous aurions pu décider d'une autre stratégie, mais rien ne dit que l'issue aurait été différente, a-t-il expliqué. Nous n'étions tout simplement pas assez rapides en début de course, et c'est pour cela que Lewis n'a pas réussi à creuser l'écart sur Sebastian. Il y avait un risque d'undercut et nous avons estimé que les pneus ne pouvaient pas durer plus longtemps, ce qui nous a poussé à le faire rentrer.»Un avis partagé par le pilote anglais : «Mes pneus ont commencé à surchauffer. Je glissais beaucoup, alors j'ai décidé de rentrer, sinon Seb aurait fini par me passer.» «Plusieurs éléments ont joué en notre défaveur, a ajouté Wolff. On pensait notamment que Max s'arrêterait plus tôt et libérerait la voie pour Lewis.» Mais le Néerlandais n'est rentré qu'au 25e tour. Même le directeur non exécutif de Mercedes, Niki Lauda, a reconnu que ce choix stratégique n'était pas une erreur : «Faire rentrer aux stands Lewis plus tôt ou plus tard n'aurait rien changé. Ferrari était plus rapide.»Et le triple champion du monde d'ajouter que la victoire de Ferrari est bonne pour la F1 : «Je pense que c'était très bien, même si c'est au détriment de mon équipe. Quand je gagne trop, je m'ennuie. Là, il y a de la compétition.» Le mot de la fin pour Wolff, plein de bon sens : «Nous avons été tellement chanceux de remporter la plupart des courses ces trois dernières saisons. Maintenant, il faut accepter d'avoir été battus par Ferrari. Mais nous allons apprendre de cela et nous reviendrons plus forts.» Le rendez-vous est déjà pris pour dans deux semaines, à Shanghaï.

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