F1 - GP de Grande-Bretagne - Le carnet de notes du Grand Prix de Grande-Bretagne

L'Equipe.fr
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Qui a brillé à Silverstone ? Qui s'est loupé ? Retrouvez notre carnet de notes du Grand Prix de Grande-Bretagne, remporté dimanche par Lewis Hamilton, avec plus ou moins de mauvaise foi. Intouchable samedi lors des qualifications (trois dixièmes d'avance sur Valtteri Bottas, une seconde sur le 3e, Max Verstappen), Lewis Hamilton est passé au statut d'increvable dimanche. Alors que son coéquipier Valtteri Bottas a subi sa crevaison au début du circuit, le Britannique a lui été touché plus tard dans son tour, ce qui lui a permis de sauver sa victoire pour 5 secondes devant Max Verstappen. Même si son coeur a failli s'arrêter, Hamilton a eu de la chance dans son malheur. Comme si les dieux de la F1 voulaient le porter jusqu'à son septième titre. Qui lui semble déjà promis après seulement quatre courses (30 points d'avance sur Bottas). Tant pis pour le suspense ! Il faut prendre ce 18/20 comme un remerciement aux pneus Pirelli d'avoir sauvé la 5e manche du Championnat d'un ennui terrible, pas une évaluation de leur qualité sur la piste de Silverstone. Ce tracé, on le sait depuis des années, est très exigeant pour les gommes, et il l'a encore prouvé dans les trois derniers tours de la course. Trois crevaisons, toutes à l'avant-gauche, pour Valtteri Bottas, Carlos Sainz et Lewis Hamilton, qui ont chamboulé le classement et fait planer un certain suspense sur l'issue de la course. Et dire que le week-end prochain, les pneus italiens seront encore plus tendres, et donc plus fragiles. Vingt points marqués en une seule course pour Renault. Pour retrouver pareille performance, il faut remonter au Grand Prix d'Italie de la saison dernière. Quatrième et sixième, Daniel Ricciardo et Esteban Ocon ont retrouvé des couleurs après une course en Hongrie bien terne. Certes, ils ont profité des malheurs de Bottas et Sainz en fin de course, comme plusieurs autres pilotes, mais la performance d'ensemble de l'écurie française est à souligner. Ses deux pilotes en Q3 samedi, puis dans le top 6 dimanche. La saison de Renault est-elle enfin lancée ? Sans doute que, dans son for intérieur, quand il a vu qu'il avait fini devant Alex Albon, son remplaçant chez Red Bull l'été dernier, Pierre Gasly a dû jubiler. Depuis le début de la saison le Français obtient des résultats qui surpassent le potentiel de son AlphaTauri, et il y est encore parvenu dimanche. Auteur de deux superbes dépassements sur Vettel et Stroll pour aller chercher la 9e place, transformée en 7e place après les crevaisons de Bottas et Sainz, Gasly a des ailes dans sa monoplace. On aimerait bien savoir ce qu'en pense Christian Horner... En opposition à Gasly, Alex Albon a vécu un week-end galère en Grande-Bretagne. Et son écurie sent bien qu'il n'est pas au top en ce moment puisqu'elle a changé son ingénieur de course et fait revenir celui qui officiait du temps de Daniel Ricciardo (un changement que le Français avait réclamé l'an dernier, en vain). Après son crash lors des essais libres 2, le Thaïlandais n'a pas réussi à élever son niveau. Douzième des qualifications, tellement loin de Verstappen, relégué hors du top 10 en course après son accrochage avec Magnussen, Albon n'a retrouvé un peu de vie que dans le dernier quart de la course, ce qui lui a permis de remonter à la 8e place. Quand son coéquipier est lui monté sur son 3e podium de la saison. Alors qu'on les voyait déjà sur le podium du Grand Prix, seules capables de rivaliser avec la Mercedes, les Racing Point n'ont fait que lentement mais sûrement décliner tout au long du week-end. L'annonce du test positif de Sergio Perez et son remplacement par Nico Hülkenberg ont pourtant été bien gérés, et Lance Stroll a dominé les essais libres 2. Mais ensuite... Les qualifications se sont moins bien passées que prévu (Stroll 6e, Hülkenberg 13e), l'Allemand n'a pas pu participer à la course à cause d'un problème décelé sur sa monoplace juste avant le départ, et le Canadien a été très loin du rythme des Mercedes et de la Red Bull de Verstappen. Même les McLaren, les Renault et l'AlphaTauri de Gasly étaient plus rapides. Sa 9e place est finalement un moindre mal. Jusqu'où va chuter Sebastian Vettel cette saison ? Voir un quadruple champion du monde tellement à la ramasse fait de la peine... Dixième sur la grille après un vendredi et un samedi marqués par des problèmes techniques hors de sa responsabilité, l'Allemand n'avait juste pas de rythme en course. Et si Leclerc a réussi à masquer ce déficit de puissance et de vitesse, Vettel n'y est pas parvenu. Il n'a pas doublé un seul pilote et il a même vécu l'humiliation de se faire dépasser par une AlphaTauri, celle de Gasly. Sans les incidents de fin de course, il aurait fini 12e. Il pointe dimanche soir à la 13e place du Championnat.