F1 - GP de Turquie - Lewis Hamilton, au sujet de ses sept titres : « Ça dépasse mes rêves les plus fous »

L'Equipe.fr
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Le pilote britannique était très ému après sa victoire au GP de Turquie, ce dimanche, qui lui offre un septième titre mondial.

« Que ressentez vous avec ce septième titre ?
Je manque de mots. Je veux avant tout dire merci à mon équipe, à l'usine aux partenaires. Tout ce que je vis n'aurait pas été possible si je n'avais pas rejoint cette écurie. Je veux aussi associer mes fans et ma famille bien évidemment. J'ai rêvé de ces émotions quand j'étais petit et que je regardais la F1 à la télé. Mais là, avec ce septième titre, ça dépasse mes rêves les plus fous.

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Une victoire qui vient couronner un week-end délicat pour vous.
Effectivement. Nous étions un peu en retrait. On a beaucoup appris pendant ce week-end. On ne s'est pas mis en cause les uns et les autres, nous avons dialogué. En course je me suis dit que ça allait être compliqué pour moi, surtout quand j'ai vu Albon et Vettel devant moi. J'ai choisi de me concentrer sur moi, sur la température de mes pneus en améliorant mon pilotage pour exploiter au mieux la piste. J'ai vu Sebastian Vettel s'arrêter en fin de course et je me suis dit que ce n'était pas le bon choix. J'ai donc décidé d'aller au bout avec mes gommes usées.

Vous avez pleuré sous votre casque à l'arrivée, racontez nous.
C'est très rare que je perde le contrôle de mes émotions. je discutais avec mon ingénieur si je devais m'arrêter en fin de course ou pas. Et en même temps je pensais à ce septième titre qui arrivait et je voulais absolument empêcher ces pensées de venir polluer ma concentration. Je revoyais mes débuts en karting à 5 ans, ma première victoire en championnat de Grande-Bretagne en karting. J'ai réussi à tout contenir, mais une fois la ligne d'arrivée franchie, tout est remonté à la surface, et j'ai fondu en larmes. J'ai pensé à mon père sans qui je ne serais jamais arrivé là où je suis aujourd'hui. A tous ceux qui m'ont soutenu et accompagné dans ma famille, ma mère, mon frère et tous mes proches.

Vous n'avez pas encore re-signé avec Mercedes. Où en êtes vous ?
Il ne faut pas se forcer, laisser les choses se faire naturellement. J'ai confiance en moi, en mon potentiel. Je me fais confiance pour juger de mon niveau de ce que je vaux. Du moment où je commencerais à décliner, à commettre des fautes à perdre de la valeur. Je connais ces scenarii. Je sais ou j'en suis. Plus que jamais. Je voulais tout mettre de côté jusqu'à ce que le titre soit acquis. Désormais il y a trois courses dans le Golfe a enchaîner. Trois semaines à vivre sur place. je pense que tout va se régler sur cette période, même si je n'oublie pas que le travail n'est pas terminé et que je veux gagner ces trois derniers GP. »