F1 - GP de Turquie - Le GP de Turquie a relancé Ferrari dans la course à la troisième place

L'Equipe.fr
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Grâce à un bon résultat d'ensemble lors du Grand Prix de Turquie, dimanche à Istanbul, Ferrari s'est replacée dans la course à la troisième place du Championnat. Il aura donc fallu attendre la 14e manche de la saison pour que Ferrari obtienne enfin un résultat digne de son statut et des attentes des tifosi, grâce à la troisième place de Sebastian Vettel et la quatrième de Charles Leclerc lors du Grand Prix de Turquie, dimanche à Istanbul. Avec un total de 27 points, la Scuderia a été plus prolifique que lors de n'importe quel autre week-end de cette atypique saison. « Enfin ! », doivent se dire les fans de l'écurie italienne, mais aussi tous ses membres, de l'agent d'accueil à Maranello jusqu'à Mattia Binotto, le directeur, qui n'était pas présent sur le muret à Istanbul. Certains y verront peut-être un signe du destin. Le big boss supervisait les opérations depuis l'usine, et Ferrari a brillé en course. Pourtant loin sur la grille Uniquement en course, car les qualifications s'étaient encore une fois mal déroulées. Alors que Leclerc avait réussi à se placer dans le top 3 des trois séances d'essais libres disputées dans des conditions difficiles sur une piste extrêmement glissantes, et Vettel dans le top 8, les deux pilotes ont été éliminés dès Q2 samedi, incapables de retrouver la compétitivité entrevue auparavant. Habitués à piloter une monoplace rétive car pour compenser la faiblesse du moteur Ferrari, l'écurie a décidé de diminuer les appuis aéros, le Monégasque et l'Allemand ont néanmoins montré un beau potentiel dimanche, et ont réussi à l'optimiser. Certes, dans des conditions atypiques, avec une piste mouillée au départ, un envol en pneus pluie, puis un passage en intermédiaires lorsque le tracé s'est asséché. lire aussi Vettel : « C'est génial d'être de retour sur le podium » Auteurs, comme la majorité des pilotes, de deux arrêts au stand, Leclerc et Vettel n'ont pas pu compter sur la stratégie pour gagner des positions depuis leur place sur la grille (12e et 11e). L'Allemand a principalement profité d'un excellent départ, qui lui a permis de grimper au 3e rang à la fin du premier tour. Surfant sur cette belle vague, le quadruple champion du monde est resté autour du podium. Le Monégasque, après un début de course raté, a dû attendre de chausser des pneus intermédiaires pour prendre son envol. Troisième derrière Sergio Perez dans les quinze derniers tours, il a voulu monter encore un peu plus haut. Mais un freinage loupé dans la dernière boucle, alors qu'il avait passé le Mexicain, lui a coûté le podium, sur lequel son coéquipier a bondi. C'est la première fois depuis le GP du Mexique en octobre 2019 que Vettel est monté sur la boîte. « Après notre qualification difficile, c'est excellent d'avoir su réagir pour signer un tel résultat, a commenté Binotto depuis l'Italie. Cela aurait encore pu être mieux mais je suis déjà très heureux. Je suis ravi pour Sebastian (Vettel), ce podium est très important pour lui après une saison difficile. Je pense qu'il est de plus en plus à l'aise au volant de la voiture, ses meilleurs résultats en témoignent. La voiture se comporte mieux, elle est plus rapide, les résultats sont moins irréguliers. » Difficile néanmoins d'estimer quelle aurait été la performance de la Scuderia sur un circuit sec et avec un grip normal. Mais sans doute aurait-elle été moins satisfaisante pour le clan italien. « Le Championnat constructeurs n'est pas encore joué, c'est encourageant pour la fin de saison », a ajouté le directeur. Car c'est l'autre leçon, outre le septième titre de Lewis Hamilton, de ce Grand Prix de Turquie : Ferrari est revenue dans la course à la troisième place. Avec les 27 points marqués dimanche, la Scuderia a rattrapé une partie de son retard sur le trio Racing Point - McLaren - Renault. lire aussi Le classement des constructeurs C'est principalement l'écurie française qui a réalisé une mauvaise opération en Turquie, avec un seul point marqué, celui de la dixième place de Daniel Ricciardo. McLaren en a inscrit 15 et Racing Point 20. Mais l'équipe italienne, avec 130 points, n'en compte désormais plus que 24 de moins que la future Aston Martin, l'actuelle troisième. L'espoir de finir cette mauvaise saison dans le trio de tête, juste derrière le duo Mercedes - Red Bull, est donc de nouveau permis du côté de Maranello. À condition d'être aussi performant sur un circuit sec, dans des conditions normales, que dans le chaos turc. Car à Bahreïn et Abu Dhabi, les deux derniers circuits visités, il ne faudra pas compter sur la pluie pour rebattre les cartes. lire aussi 17/20 pour Ferrari dans notre carnet de notes du GP de Turquie