La F1 intensifie les discussions avec Hockenheim

Jon Noble
motorsport.com

Comme le rapportait Motorsport.com mardi, le projet d'organiser deux courses à Silverstone en juillet coure le risque d'être abandonné, alors que le gouvernement britannique semble ne pas souhaiter accorder d'exemption au personnel de la F1 pour les mesures d'isolement de 14 jours qui seront bientôt mises en place pour les personnes entrant sur le territoire.

Si les derniers efforts de la F1 auprès du gouvernement britannique se révèlent infructueux et que le personnel du championnat doit effectivement observer une période de quarantaine avant la course, le Grand Prix prévu à Silverstone n'aura en effet aucune chance de se tenir comme prévu. Face à cette incertitude qui plane sur l'épreuve britannique, Hockenheim fait figure de favori pour prendre cette place vacante au calendrier. Le circuit allemand a déjà eu des discussions préliminaires ces dernières semaines et fait preuve d'une certaine flexibilité.

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Le directeur général de Hockenheim, Jorn Teske, a indiqué à Motorsport.com que les discussions avec Liberty s'étaient récemment intensifiées et se concentraient désormais sur des questions pratiques. "Il est en effet vrai que nous sommes toujours en pourparlers avec la Formule 1. Nous sommes passés d'un mode de conversation informel à un mode d'étude", déclare-t-il. "Nous étudions les conditions dans lesquelles cela pourrait être possible, comme les conditions d'approbation, les conditions d'infection, la disponibilité de la piste. Et, bien sûr, la question économique. Ce sont toutes des questions importantes."

Pour Teske, la position du gouvernement britannique a servi la cause d'Hockenheim, cependant il est clair sur le fait que le sort de la course allemande ne dépend pas de l'absence de Silverstone au calendrier. "Il semble en effet que la décision politique sur le sujet des exemptions de quarantaine en Angleterre pourrait avoir un impact sur le calendrier des courses européennes et donc sur nous. Cependant, cela ne signifie pas nécessairement que nous serons automatiquement hors-jeu si le Grand Prix de Grande-Bretagne a lieu."

Jorn Teske réitère toutefois ses récents commentaires quant au fait que l'organisation du Grand Prix d'Allemagne devrait financièrement avoir du sens pour le circuit, alors que les spectateurs ne seraient pas admis. "Nous ne pouvons pas prendre de risque économique en accueillant la Formule 1", prévient-il. "Nous nous en tenons à cela. Et je dirais même plus : avec une année comme celle-ci, nous devons gagner de l'argent. Il n'y a pas d'autre option."

"Cela fait des mois que nous n'avons pas pu mener une opération décente ici et que nous n'avons pas pu organiser de courses. Nous devons compenser cela dans une certaine mesure. Ainsi, pendant une période où la F1 serait ici, nous aurions bien sûr besoin que cela génère un chiffre d'affaires minimum pour que cela ait du sens pour nous."

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Alors que Liberty espère organiser toutes les courses européennes en bloc en juillet et août, en commençant par le Grand Prix d'Autriche, Jorn Teske pense qu'il faudra faire preuve d'une certaine souplesse dans le calendrier afin d'avoir les moyens de réagir à un éventuel changement. "Je peux imaginer qu'il y aura un calendrier provisoire avec quelques astérisques", souligne-t-il. "C'est d'autant plus vrai que, dans certains pays, la situation juridique ne peut pas encore être sérieusement évaluée. Le thème du coronavirus est en pleine évolution dans les différentes réglementations. Ce qui vaut aujourd'hui peut ne pas valoir demain."

Une décision du gouvernement britannique est attendue avant la fin de cette semaine, afin de savoir si la F1 et d'autres sports de haut niveau seront exemptés ou non des mesures de quarantaine.

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