F1 - Mercedes - Lewis Hamilton, à propos de la relation entre sportifs et médias : « Nous ne sommes pas préparés à ça »

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Lewis Hamilton, qui a soutenu cette semaine Naomi Osaka, est revenu, jeudi, à Bakou, sur la pression psychologique que doivent parfois affronter les sportifs face aux médias. Après avoir soutenu Naomi Osaka mardi dernier sur son compte Twitter, en expliquant que la santé mentale des athlètes devait être prise au sérieux, Lewis Hamilton ne pouvait évidemment pas éviter des questions sur ce sujet lors de la traditionnelle conférence de presse du jeudi organisée à Bakou.

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Et le septuple champion du monde a pu développer ce qu'il avait succinctement évoqué sur les réseaux sociaux. « Elle est incroyablement courageuse, et je la remercie pour ce qu'elle a fait, a déclaré le Britannique à propos de la joueuse japonaise, qui avait annoncé avant le début de Roland-Garros qu'elle ne viendrait pas en conférence de presse après ses matches, afin de préserver sa santé mentale. Elle a mis en lumière un sujet dont on ne parle que trop rarement. » Lewis Hamilton à propos d'Osaka « Elle a parlé de sa santé mentale et a été sanctionnée pour ça, ce n'est pas bien » « Se retrouver face à la presse ne devrait pas être une situation où vous vous sentez sous pression, a-t-il ajouté. Osaka a fait ça pour se protéger, protéger sa santé mentale et les réactions négatives que cela a suscitées sont ridicules. Les gens oublient qu'elle est un être humain. On aurait dû l'écouter et la soutenir plutôt que la critiquer. » Hamilton a notamment regretté que les organisateurs du tournoi de Roland-Garros la sanctionnent financièrement pour son boycott des médias (Osaka a fini par se retirer du tournoi lundi dernier) : « Je pense notamment que lui donner une amende n'était pas une bonne idée et que ce n'était pas juste envers elle. Elle a parlé de sa santé mentale et a été sanctionnée pour ça, ce n'est pas bien. Ils auraient pu gérer ça d'une meilleure manière. En tant qu'athlètes, nous nous poussons au maximum, nous sommes à la limite parfois, mais nous ne sommes que des êtres humains. » Le pilote Mercedes a également évoqué son cas personnel, lui qui est arrivé en 2007 en F1, un monde pas vraiment tendre, à 22 ans, quasiment le même âge qu'Osaka lors de sa première victoire en Grand Chelem (20 ans à l'US Open 2018). Lewis Hamilton « Je continue à apprendre comment faire, mais j'ai été jeté dans la fosse aux lions plus jeune, sans aide » « Je me souviens de mes premiers pas en F1, a-t-il expliqué. L'écurie avait un attaché de presse, mais je n'ai pas été guidé pour gérer ma relation avec les médias. Donc vous apprenez avec le temps, et à travers vos erreurs. Cela peut être très stressant, mettre vos nerfs à rude épreuve. Surtout quand vous avez de bonnes intentions et que certains essaient d'en tirer avantage. J'ai appris par la manière forte comment me comporter face aux médias, après avoir fait bien des erreurs. Et j'en fais toujours aujourd'hui. Se retrouver face à une caméra, ce n'est pas naturel. D'autant plus quand vous êtes introverti. C'est une lutte pour certaines personnes, qui ne sont pas à l'aise dans cette situation. Je continue à apprendre comment faire, mais j'ai été jeté dans la fosse aux lions plus jeune, sans aide. » lire aussi Toute l'actu de la Formule 1 « Elle est une athlète incroyable, et tous ses succès et son activisme ont eu beaucoup d'impacts autour d'elle, a-t-il conclu à propos d'Osaka. Mais quand vous êtes si jeune et avez tant de poids sur les épaules, il est inévitable d'être atteint par toutes ces lumières qui se braquent sur vous. Et nous ne sommes pas préparés à ça. »