Toutes les F1 de Niki Lauda

Giorgio Piola
motorsport.com

n'était pas seulement un pilote de grand talent, mais aussi une personnalité irremplaçable qui a aidé à façonner le sport sur quatre décennies. Il a d'abord piloté chez March, BRM, Ferrari, Brabham et McLaren, avant de devenir consultant et ambassadeur pour des marques comme Ferrari, Jaguar ou Mercedes.

Lire aussi :

Niki Lauda, de pilote payant à Champion du monde de Formule 1

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

Giorgio Piola décrit le triple Champion du monde autrichien comme la plus grande personnalité qu'il ait pu rencontrer, et il estime que son retour à la compétition, trois courses après un horrible accident en 1976, a été un vrai miracle. Lauda, explique toujours Piola, était quelqu'un de franc et direct qui ne cherchait jamais d'excuse et voyait tout comme étant blanc ou noir. Un exemple ? La disqualification de la McLaren de Lauda lors des qualifications du GP de Belgique 1982, l'auto étant trop légère. Plutôt que d'essayer de trouver des justifications, comme le feraient beaucoup de pilotes, l'Autrichien a admis qu'il se sentait stupide d'être monté dans une voiture illégale.

Voici toutes les monoplaces qu'il a pilotées. Cliquez sur les flèches pour passer la suivante.

March 721

March 721 <span class="copyright">Giorgio Piola</span>
March 721 Giorgio Piola

Giorgio Piola

La 721 était la deuxième March pilotée par Lauda, et disposait du fameux aileron avant en "plateau de thé". Il y a eu trois versions de la 721, aucune n'ayant vraiment été très compétitive, et Lauda a quitté l'équipe fin 1972, à la recherche d'un meilleur baquet.

BRM P160

BRM P160 <span class="copyright">Giorgio Piola</span>
BRM P160 Giorgio Piola

Giorgio Piola

Après avoir changé d'équipe pour 1973, Lauda a piloté trois versions de la BRM cette saison, la C, la D et la E. Chaque développement visait à améliorer son rythme et son classement.

BRM P160D

BRM P160D <span class="copyright">Giorgio Piola</span>
BRM P160D Giorgio Piola

Giorgio Piola

La P160 était propulsée par le V12 BRM maison, qui était assez peu fiable. Lauda a piloté la "D" en Afrique du Sud avant d'obtenir la cinquième place en Belgique, son meilleur résultat de l'année.

L'évolution de la Ferrari 312B3

L'évolution de la Ferrari 312B3 <span class="copyright">Giorgio Piola</span>
L'évolution de la Ferrari 312B3 Giorgio Piola

Giorgio Piola

Peu importe ses résultats chez BRM, Lauda est devenu un pilote à suivre et il est passé chez Ferrari en 1974, aux côtés de Clay Regazzoni. Des problèmes politiques ont fait que l'ingénieur Mauro Forghieri a été déplacé vers d'autres projets chez Ferrari avant de reprendre sa place initiale. En revenant, il a préparé des changements sur la 312B3 qui ont amélioré ses performances.

Ferrari 312B3

Ferrari 312B3 <span class="copyright">Giorgio Piola</span>
Ferrari 312B3 Giorgio Piola

Giorgio Piola

Ayant terminé l'année 1973 à une décevante sixième position, la Scuderia avait besoin de rebondir et c'est ce qu'elle a fait avec Lauda et Regazzoni. Lauda a remporté deux victoires et a terminé trois fois deuxième, alors que Regazzoni a remporté moins de courses mais s'est montré plus constant. Ferrari a ainsi terminé en deuxième place au championnat.

Ferrari 312T

Ferrari 312T <span class="copyright">Giorgio Piola</span>
Ferrari 312T Giorgio Piola

Giorgio Piola

Trois courses après le début de 1975, Ferrari a tapé du poing sur la table en introduisant la 312T, le T servant à indiquer la boîte de vitesses transversale, solution choisie pour améliorer le comportement de la voiture. Lauda a détruit le reste du peloton, remportant son premier titre avec cinq victoires et trois podiums alors que Ferrari obtenait sa première couronne constructeurs en 11 ans.

Ferrari 312T

Ferrari 312T <span class="copyright">Giorgio Piola</span>
Ferrari 312T Giorgio Piola

Giorgio Piola

Continuant sur sa lancée, Lauda a remporté deux courses et a terminé deuxième lors des trois premières épreuves de 1976. Lors de la quatrième manche, la 312T est devenue 312T2, des changements de règlement modifiant la taille des voitures. La mainmise de Ferrari sur la F1 semblait toujours absolue, Lauda remportant trois courses et terminant deux autres fois sur le podium lors des cinq Grands Prix suivants.

Ferrari 312T2

Ferrari 312T2 <span class="copyright">Giorgio Piola</span>
Ferrari 312T2 Giorgio Piola

Giorgio Piola

La suite aurait pu tourner au désastre, Lauda subissant un terrible accident au Nürburgring, qui va changer la face de la saison et de sa carrière. Sorti des flammes par d'autres pilotes, il a subi des blessures très graves aux poumons et des brûlures lui laissant des cicatrices à vie. Il a réussi à reprendre le volant trois courses plus tard, se battant jusqu'au bout avec James Hunt pour le titre.

Ferrari 312T2

Ferrari 312T2 <span class="copyright">Giorgio Piola</span>
Ferrari 312T2 Giorgio Piola

Giorgio Piola

Lauda a remporté de nouveau le titre en 1977 avec la 312T2. Il a remporté trois courses et terminé sept autres fois sur le podium.

Brabham BT46

Brabham BT46 <span class="copyright">Giorgio Piola</span>
Brabham BT46 Giorgio Piola

Giorgio Piola

Lauda a décidé de quitter Ferrari pour Brabham en 1978. La machine propulsée par le 12 cylindres à plat Alfa Romeo n'utilisait toutefois pas à fond l'effet de sol, de plus en plus important.

Brabham BT46B

Brabham BT46B <span class="copyright">Giorgio Piola</span>
Brabham BT46B Giorgio Piola

Giorgio Piola

La BT46B, ou Brabham "aspirateur", était elle bien plus controversée mais aussi diablement efficace aux mains de Lauda lors de son seul Grand Prix. Il a remporté le Grand Prix de Suède, s'imposant avec 34 secondes d'avance sur Riccardo Patrese.

McLaren MP4-1

McLaren MP4-1 <span class="copyright">Giorgio Piola</span>
McLaren MP4-1 Giorgio Piola

Giorgio Piola

Deux courses avant la fin de saison 1979, Niki Lauda a pris sa retraite. Il en fut sorti par Ron Dennis en 1982 pour faire équipe avec John Watson dans une équipe McLaren ayant retrouvé de sa superbe. L'Autrichien a gagné deux courses.

McLaren MP4-2

McLaren MP4-2 <span class="copyright">Giorgio Piola</span>
McLaren MP4-2 Giorgio Piola

Giorgio Piola

1983 a été une année de transition, McLaren passant du V8 DFV au V6 biturbo Porsche rebadgé TAG. Lauda faisait maintenant équipe avec Alain Prost. Avec son équipier français, il a livré le duel le plus serré de l'Histoire de la F1 en 1984, le titre étant remporté par l'Autrichien pour un demi-point. La MP4-2 a dominé la saison, seules quatre victoires ne revenant pas à McLaren, et bien que Prost ait amassé sept victoires contre cinq pour Lauda, c'est ce dernier qui s'est montré plus constant durant la saison.

À lire aussi