F1 - Les raisons de croire, ou pas, à une nouvelle domination de Mercedes cette saison

L'Equipe.fr
·3 min de lecture

Mercedes a dévoilé mardi sa nouvelle monoplace, la W12, encore une fois confiée au duo Lewis Hamilton - Valtteri Bottas. Faut-il déjà parier, ou pas, sur un doublé pilotes - constructeurs cette saison pour l'écurie allemande ? La force des statistiques Depuis le passage à l'ère hybride en 2014, Mercedes a remporté 74 % des Grands Prix disputés : 102 victoires, associées à 109 poles et 204 podiums. Une domination décourageante pour ses rivales, qui s'est soldée par sept titres consécutifs chez les constructeurs et sept chez les pilotes. Difficile d'imaginer que la saison 2021 se passera différemment des précédentes, étant donné que la révolution réglementaire a été repoussée en 2022 à cause de la pandémie de Covid-19. lire aussi La Mercedes 2021 est arrivée Un duo complémentaire Si la rivalité entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg avait, d'une certaine manière, poussé chacun des deux pilotes à donner le meilleur de soi-même, jusqu'à l'épuisement mental pour l'Allemand, celle entre le Britannique et Valtteri Bottas est plus "saine". Il faut dire que le Finlandais ne parvient pas à déstabiliser son coéquipier plus longtemps que quelques courses. Depuis son arrivée en 2017, Bottas s'est imposé comme un solide n°2, qui offre les points nécessaires à l'écurie sans titiller le roi Hamilton. Un complément idéal qui permet de garder une ambiance sereine dans l'écurie.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Maîtrise et innovation Partie avec une longueur d'avance pour tout ce qui concerne le bloc moteur hybride, Mercedes n'a jamais laissé la concurrence la rattraper. Le moteur allemand est le plus performant et le plus fiable du paddock depuis sept ans. Qui plus est, l'écurie de Toto Wolff est capable d'innover dans les autres secteurs de la monoplace. La saison dernière, elle a par exemple inventé le DAS (Dual Axis Steering), un système de direction permettant au pilote de régler l'angle de pincement des roues avant, lui octroyant ainsi un boost de vitesse en ligne droite. Et cette année, James Allison, le directeur technique, a promis une avancée au niveau du plancher raboté à l'arrière. lire aussi Le DAS interdit en 2021 L'usure du pouvoir Sept ans de domination, cela use forcément les hommes, et pour la première fois l'an dernier, on a senti dans les discours de chacun, Toto Wolff et Lewis Hamilton en tête, comme une envie de faire autre chose, ou d'aller voir ailleurs. La force commune de Mercedes, la détermination et l'émulation interne ont encore une fois permis de dominer la concurrence, mais des fissures sont apparues, notamment concernant la prolongation du contrat de Hamilton, qui a mis un temps fou à être signée. La motivation et l'engagement de chacun seront-ils encore aussi forts en 2021 ? « Avant je voulais gagner des championnats, a déclaré le septuple champion du monde lors de la présentation de la W12. Maintenant, je veux avant tout me battre pour plus de diversité. » Faut-il y voir un signe ? La concurrence progresse Mine de rien, derrière Mercedes, les autres écuries ne se découragent pas. Chaque début de saison, elles arrivent déterminées, enthousiastes et optimistes, confiantes dans leur chance de faire vaciller la reine. À chaque fin de saison, elles sont déçues, certes, mais ne perdent pas leur motivation. Et le niveau se resserre entre elles, ce qui créé nécessairement de l'émulation. Red Bull reste la plus grande rivale de Mercedes, mais Ferrari ne va sans doute pas réitérer une saison aussi catastrophique que 2020. Aston Martin (ex Racing Point) et McLaren sont devenues des candidates régulières au podium, et Alpine (ex Renault) pourrait aussi le devenir. Et plus Mercedes aura de rivales à surveiller, plus elle risque de faire des erreurs.