F1 - Saison 2017 - Les pilotes de F1 ont subi une préparation physique intense tout au long de l'hiver

L'Equipe.fr
Afin de se préparer au mieux pour les monoplaces 2017, les pilotes ont vécu une préparation physique très intense tout au long de l'hiver.

Afin de se préparer au mieux pour les monoplaces 2017, les pilotes ont vécu une préparation physique très intense tout au long de l'hiver.«L'hiver le plus rude de ma vie», «Je ne me suis jamais autant préparé», «Ceux qui ne sont pas allés à la salle de sport seront vite démasqués». C'est par ces termes que les pilotes ont qualifié leur préparation physique hivernale, faite aussi bien de foncier que de musculation. Mais cet hiver, celle-ci a été particulièrement poussée, afin de pouvoir dompter leur nouvelle monoplace. Car, avec la nouvelle réglementation, les F1 de la saison 2017 offrent des pneus plus larges, et davantage d'appui aérodynamique. Ainsi, les voitures seront plus rapides dans les virages rapides, entraînant plus de contraintes physiques (et de G encaissés) pour les pilotes.Les tweets de la préparation physique des pilotes«Ce fut sans aucun doute l'hiver le plus rude depuis que je suis en F1, et même depuis le début de ma carrière, a ainsi raconté Carlos Sainz (Toro Rosso). Je n'ai jamais été dans la forme physique dans laquelle je serai en mars. Cette saison, la F1 va plus loin, les voitures seront plus difficiles à piloter, nous devrons donc être prêts pour cela. Et ce que nous avions fait en termes de préparation en 2016 n'était pas assez pour 2017.» Au coeur du challenge imposé aux pilotes, le cou, qui va le plus subir l'accroissement des forces G. «Le cou est un des muscles les plus difficiles à entraîner, a ajouté l'Espagnol. Il est fragile, et facile à fatiguer, il n'y a pas d'activité spécifique pour l'entraîner.»Mais ce n'est pas le seul muscle que les pilotes ont travaillé durant l'hiver. «En allant de trois à cinq secondes plus vite, il va falloir être beaucoup plus fort sur les abdos ou le gainage, expliquait Romain Grosjean (Haas) dans le quotidien L'Equipe fin février. J'ai aussi renforcé cuisses et mollets en faisant, par exemple, pas mal de vélo sur des intervalles, ou des sauts avec des poids. Avec l'aéro, on va pouvoir freiner plus tard, et donc plus fort. Il va falloir taper plus et plus rapidement sur la pédale.»La plupart des pilotes ont également eu le droit de prendre du poids, chose d'ordinaire prohibée. Mais à circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Romain Grosjean parle ainsi d'un gain de six kilos. Pour Esteban Ocon, la prise de poids était même indispensable, le pilote Force India étant trop léger (64 kg) pour sa taille (1,86m).Pendant près de deux mois, Ocon a établi ses quartiers dans les Pyrénées, près de Font-Romeu, chez le préparateur physique Xavier Feuillé, qui s'occupe également de Sébastien Ogier. Il a travaillé le foncier bien sûr, mais pas seulement. Musculation, réaction, coordination, travail sur la mémoire, le Français a multiplié les ateliers afin d'être prêt le 26 mars pour le premier Grand Prix de la saison en Australie. Et il a aussi beaucoup mangé, évidemment, pour prendre les cinq kilos nécessaires.«C'est l'hiver le plus intense que j'ai jamais connu, a raconté Ocon lors de la présentation de la VJM10. On ne savait pas trop à quoi s'attendre avec ces voitures, mais on savait qu'elles allaient être plus rapides et qu'il fallait acquérir une condition physique capable de nous porter jusqu'à la fin de course en restant performant. Mais malgré cette préparation, tout le monde s'attend à souffrir.»

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