La F1 sent un intérêt grandissant des motoristes pour 2026

Basile Davoine
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Dans un an, la Formule 1 perdra un de ses quatre motoristes actuels, Honda ayant décidé de mettre un terme à son engagement à l'issue de la saison 2021. Ferrari, Mercedes et Renault seront alors les seuls à développer des unités de puissance – sauf si rachète la propriété intellectuelle de Honda – tandis qu'une nouvelle réglementation moteur sera introduite en 2026. Cette dernière n'est pas encore définie et fait l'objet de discussions décrites récemment par Mattia Binotto comme étant une "priorité", tandis que Honda a même été convié à la table des discussions. Si voir un constructeur s'en aller n'est jamais une bonne nouvelle, la F1 n'a pas paniqué devant la décision de la marque japonaise et se veut aujourd'hui optimiste quant à l'intérêt qu'elle pourra susciter auprès des constructeurs dans six ans.

"Je pense que d'un autre côté, nous recevons un soutien croissant", estime Chase Carey, PDG de la F1, au sujet des motorisations 2026. "Non seulement de la part des acteurs de la F1, des motoristes qui sont là, mais aussi de la part de ceux qui n'y sont pas. Ils sont en fait incroyablement enthousiastes quant à notre avenir autour du développement durable, vers lequel nous nous dirigeons avec la prochaine génération de moteurs. Je ne sais pas si vous avez vu les propos tenus par le PDG de Volkswagen il y a deux mois : ils n'auraient pas pu être plus positifs quant à notre orientation et à l'importance de notre plateforme."

L'hospitalité Honda dans le paddock

L'hospitalité Honda dans le paddock<span class="copyright">Andy Hone / Motorsport Images</span>
L'hospitalité Honda dans le paddockAndy Hone / Motorsport Images

Andy Hone / Motorsport Images

Si Honda a justifié son retrait par une volonté d'aller vers davantage de neutralité carbone pour son entreprise et par le besoin d'y consacrer les ressources actuellement investies en Formule 1, Chase Carey peine d'ailleurs à croire à cet argumentaire. Pour le grand patron de la F1, qui cédera bientôt les commandes à Stefano Domenicali, le motif est avant tout économique.

"Je suppose deux choses sur la décision de Honda", avance-t-il. "Je pense d'abord, de mon point de vue, qu'elle était largement dictée par des difficultés économiques de l'ensemble de l'entité Honda. L'industrie automobile dans son ensemble fait face à certains défis, et je crois que Honda a du mal avec. Je pense que c'était la question centrale. Il ne fait aucun doute qu'il y a des aspects économiques que nous allons rectifier autour du moteur. Mais je pense que Honda a senti que ces pressions existaient aujourd'hui, et ils ont dû prendre des décisions."