Les F1 seront un peu différentes en 2021 malgré le gel des châssis

Emmanuel Touzot
motorsport.com

Parmi la série de mesures destinées à limiter l'impact du COVID-19 sur la F1 et ses équipes, le nouveau Règlement Technique initialement prévu pour 2021 a été décalé à 2022 et les châssis développés pour 2020 seront encore utilisés en 2021. Un système de jetons a même été proposé pour limiter le nombre d'évolutions apportées en cours de saison, et Andrew Green s'attend à voir des F1 ne changeant que légèrement prochaine, notamment à cause de la fermeture des usines et du potentiel de développement des monoplaces vues aux essais de Barcelone en février.

"Il y a un gros effort pour tenter de maintenir une majorité du design en 2021 pour réduire les coûts des monoplaces", a déclaré le directeur technique de Racing Point à Motorsport.com. "Je pense donc que nous verrons essentiellement une continuité de toutes les équipes et je pense que ce sera renforcé par le règlement, mais aussi par le calendrier sur lequel nous travaillons actuellement."

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"Tout le monde est à la maison et ne travaille pas, donc on ne peut pas développer cette voiture. Il n'y a pas de développement et l'on va naturellement se diriger vers les voitures actuelles l'année prochaine. Nous changerons le nom de la voiture [puisque Racing Point deviendra Aston Martin F1 en 2021, ndlr] mais je crois que lorsque nous arriverons à la première course de Melbourne, toutes les voitures seront légèrement différentes. Mais il y aura beaucoup de continuité dans les équipes."

Green confirme donc que la nomenclature de la RP20 changera l'an prochain pour inclure "une référence à Aston Martin dans le nom du châssis". La monoplace a par ailleurs causé une controverse en février par sa ressemblance avec la Mercedes W10 de l'année dernière, Racing Point expliquant que l'équipe avait décidé de créer un concept proche de son fournisseur de moteur, boîte de vitesses et suspensions afin de tester une voiture nettement différente et reposant sur des bases techniques opposées à la RP19. Dans le cas où le choix se serait avéré être une erreur, il n'était fait que pour une saison, mais les essais hivernaux ont encouragé l'équipe canadienne. 

"À cette époque, on a pesé les risques et ce qui pouvait se produire en cas d'échec, dans le cas où nous arrêtions ce que nous faisions, où nous changions de chemin et si nous ne retrouvions pas la performance, en ayant une voiture plus lente que la précédente", poursuit Green. "La réflexion à ce moment a été 'ce ne sera que pour un an, car nous devrons repartir de zéro'. Mais ce scénario, de ce que j'en ai vu, ne s'est pas matérialisé. De notre point de vue, nous avons dépassé les performances de la monoplace de l'année dernière avec la nouvelle voiture. Donc nous ne sommes pas inquiets à l'idée de la faire rouler pendant 18 mois."

Propos recueillis par Alex Kalinauckas

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