F1 - Les tops et les flops du Grand Prix d'Abu Dhabi

La saison 2019 de F1 s'est achevée sous le coucher de soleil d'Abu Dhabi (Photo : Mark Thompson/Getty Images)
La saison 2019 de F1 s'est achevée sous le coucher de soleil d'Abu Dhabi (Photo : Mark Thompson/Getty Images)

FORMULE 1 - Au terme du “Grand Prix du soleil couchant”, le rideau s’est donc baissé sur une saison 2019 passionnante. Yahoo Sport sèche ses larmes pour revenir sur le dénouement émirati et sur ses acteurs les plus marquants.

Les tops

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Le chef d’oeuvre de la W10 :Tout au long du week-end, Lewis Hamilton aura multiplié les gestes de tendresse à l’égard de sa monoplace, comme un dernier adieu à une fidèle et magnifique compagnonne de route. A travers elle, c’est bien évidemment le travail de dizaines d’ingénieurs et de mécaniciens qu’a voulu honorer le sextuple champion du monde et au terme du dernier Grand Prix de la saison, il n’est vraiment pas compliqué de comprendre pourquoi. La W10 de Mercedes a en effet de nouveau réalisé des prouesses sur le circuit Yas Marina, à la fois pour Hamilton, impérial vainqueur, et pour Bottas, convaincant 4e, dans les échappements de Leclerc, après être parti du fond de la grille. Alors qu’elle n’avait pas vraiment rassuré lors des essais hivernaux de pré-saison, la version 2019 de la Flèche d’Argent s’est donc avérée être l’un des tous meilleurs millésimes sortis des usines de Brackley. “Même avec le Championnat acquis, nous voulions rester concentrés et extraire encore le maximum de cette si belle voiture, résumait Hamilton à l’arrivée. C'est une oeuvre d'art !” Incontestablement.

Perez à l’arraché : “Best of the rest” à l’arrivée (7e, derrière les six pilotes des trois top teams), Sergio Perez a conquis de haute lutte ce bel accessit au volant d’une Racing Point qui s’était montrée inférieure aux McLaren et aux Renault en qualifs. Parti de la 10e place sur la grille, le Mexicain étira ainsi son premier run au-delà du raisonnable, couvrant les 37 premiers tours avec le même train de pneus mediums, ce qui lui permit au final de piéger les quatre pilotes placés devant lui au départ (Norris, Ricciardo, Sainz, Hülkenberg). Ressorti juste derrière eux avec un gros avantage en terme d’usure des gommes, Perez entama ainsi son festival en se débarrassant de Ricciardo, provoquant du même coup le deuxième arrêt de Sainz. Hülkenberg fut avalé tout aussi rapidement, mais ce fut une autre affaire avec Norris, qui résista admirablement jusqu’au tout dernier tour, avant de déposer les armes devant la détermination du Mexicain. Par la même occasion, Perez ravissait d’ailleurs la 10e place du classement pilotes au rookie anglais. Une jolie récompense pour “Checo” qui boucle ainsi une sixième saison d’affilée dans le top 10 du général.

Les flops

Ferrari s’égare : Il était décidément temps que la saison s’arrête pour la Scuderia. Après le psychodrame d’Interlagos (accrochage entre Leclerc et Vettel en fin de course et double abandon), les troupes de Mattia Binotto ont certes fini la saison sur une meilleure note, avec les deux pilotes dans le top 5, mais leur week-end aura une nouvelle fois été émaillé de boulettes pour le moins embarrassantes. La mauvaise farce avait commencé samedi en qualifications, avec le gros raté sur le dernier run avorté de Leclerc. Elle s’est poursuivi ce dimanche, d’abord avec l’invraisemblable imbroglio autour de la quantité d’essence embarquée par le Monégasque, les données relevées étant notablement différentes de celles déclarées par Ferrari, qui écope finalement d’une amende de 50 000 euros (Leclerc conservant donc sa 3e place). Ensuite avec l’étrange choix tactique de l’écurie italienne, qui fit rentrer ses deux pilotes dans le même tour (le 12e), alors qu’ils avaient débuté avec des gommes différentes (mediums pour Leclerc, tendres pour Vettel), avec pour résultat quelques secondes perdues par l’Allemand. Le second pit stop des deux coéquipiers, exécuté sur le même modèle, allait mieux se passer, mais la stratégie à deux arrêts n’était de toute façon pas la bonne ce dimanche, comme en témoigne le classement final. Vraiment, il était temps que la saison prenne fin pour Ferrari...

Stroll, danger public : Chez Racing Point, le dénouement de la saison laissera un souvenir contrasté, car si Sergio Perez a brillé (voir plus haut), on ne peut vraiment pas en dire autant de son coéquipier Lance Stroll. Dès le départ, le Canadien a en effet ruiné la course de Pierre Gasly en poussant la Toro Rosso du Français... sur la Racing Point de son coéquipier Perez, avec pour effet un bris d’aileron avant pour le Tricolore. Peu en vue ensuite, Stroll s’est finalement signalé en étant le seul pilote à abandonner (sur problème mécanique). Son fait d’armes du jour restera donc son chamboule-tout du premier virage, qui lui a d’ailleurs valu après la course ce commentaire acerbe de la part de Pierre Gasly : “Avec lui derrière, il y a une chance sur deux que ça se passe mal, donc...” Dans le rôle peu enviable du danger public notoire au départ, Lance Stroll serait-il en train de supplanter notre Romain Grosjean national ?

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