Formule 1 - Les tops et les flops du Grand Prix de Grande-Bretagne

Formule 1 - Les tops et les flops du Grand Prix de Grande-Bretagne
Formule 1 - Les tops et les flops du Grand Prix de Grande-Bretagne

FORMULE 1 - Au delà de l’implacable triomphe de Lewis Hamilton, le GP disputé ce week-end à Silverstone a affermi certaines tendances du moment, mais aussi rebattu quelques cartes. Yahoo Sport distribue les bons et les mauvais points.

Les tops

Gasly s’offre un peu d’air : En difficulté il y a deux semaines pour le Grand Prix national de son écurie Red Bull (7e), le Français Pierre Gasly devait d’autant plus réagir en Grande-Bretagne qu’une certaine pression lui avait été mise par ses dirigeants. Performant en essais libres, puis en qualifs (5e devant Sebastian Vettel et pas si loin de son coéquipier Max Verstappen), le Rouennais a complété son bon week-end par une course très solide, où il a tenu le rythme des autres pilotes de top teams d’un bout à l’autre, s’offrant au passage un joli dépassement sur Vettel, et fini au pied du podium. Bien aidé par l’accrochage Vettel-Verstappen, Gasly a ainsi terminé pour la première fois devant son coéquipier en course, égalant avec sa 4e place son meilleur résultat en carrière (Bahreïn 2018, au volant d’une Toro Rosso). Une embellie à confirmer dans deux semaines en Allemagne.

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Sainz, best of the rest : Après un début de saison manqué (0 point sur les 3 premiers GP), Carlos Sainz Jr n’en finit plus d’enchaîner les bonnes performances. Dans le top 8 à chaque course depuis Bakou (sauf au Canada), l’Espagnol a encore fait preuve de fiabilité et d’opportunisme pour prendre la 6e place à Silverstone. Seulement 13e sur la grille, le pilote McLaren a tiré le meilleur parti de sa stratégie de pneus grâce à l’intervention de la voiture de sécurité, qui a par ailleurs piégé son coéquipier Lando Norris, mais aussi effectué de nombreux dépassements en piste. En fin de course, Sainz a ensuite admirablement résisté aux attaques de la Renault de Daniel Ricciardo. Il empoche donc 8 points supplémentaires, qui l’installent avec de plus en plus de marge comme le “meilleur des autres” (7e au championnat du monde derrière les six pilotes des trois top teams).

Les flops

Vettel, l’erreur de trop ? Décevant en qualifications (6e), Sebastian Vettel a fait partie en course, comme Lewis Hamilton ou Carlos Sainz (voir plus haut), des pilotes avantagés par la sortie de piste d’Antonio Giovinazzi au 19e tour, qui provoqua l’intervention de la voiture de sécurité. Immédiatement passé aux stands pour la première et a priori seule fois du Grand Prix, l’Allemand était 3e à la reprise de la course, avec de très intéressantes perspectives puisque Bottas, devant lui, devait impérativement encore s’arrêter. Occupé à maintenir un écart minimal avec la Mercedes supérieure sur ce circuit, Vettel ne parvint pas à garder un rythme suffisant pour empêcher un retour de Verstappen dans ses échappements. Doublé par le Néerlandais, l’Allemand tentait de reprendre son bien dans la foulée, mais commettait une grosse erreur en le percutant par l’arrière ! Contraint à un nouveau passage aux stands pour changer d’aileron avant (et ensuite pénalisé de 10 secondes), le quadruple champion du monde finissait à une triste 16e place, derrière les Williams. Lourde de conséquences, cette bourde, qui est loin d’être la première de Vettel cette saison, ouvre encore un peu plus la question du leadership chez Ferrari, alors que Leclerc, de plus en plus fiable, a signé son quatrième podium consécutif et talonne désormais son prestigieux coéquipier au classement du championnat du monde.

Haas au fond du trou : Pour enrayer la mauvaise spirale des derniers Grands Prix (0 point sur les 3 dernières courses), l’écurie américaine avait opté pour une radicale remise à plat ce week-end, puisque Günther Steiner et ses hommes avaient décidé d’atrribuer à Romain Grosjean le package aérodynamique de Melbourne et à Kevin Magnussen celui, évolué, des dernières courses, afin de comparer les performances des deux voitures. Premier constat samedi en qualifications : l’ancienne Haas roulait un poil plus vite que la nouvelle, puisque Grosjean arrivait à se glisser en Q2 alors que “K-Mag” restait scotché en Q1. L’expérimentation n’alla cependant pas beaucoup plus loin, la faute à... un accrochage entre les deux pilotes dans le premier tour ce dimanche ! Une “touchette” presque insignifiante visuellement, mais aux effets dévastateurs puisque, constatant des dégâts rédhibitoires sur leurs voitures respectives, les deux coéquipiers durent rapidement se résoudre à l’abandon. La série noire continue donc pour Haas, avec un quatrième zéro pointé consécutif. Quand ça ne veut pas...

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