F1 - Les tops et les flops du Grand Prix des États-Unis

FORMULE 1 - Évidemment marquée par le sacre attendu de Lewis Hamilton, officiellement champion du monde 2019 après sa 2ème place, la course disputée ce dimanche sur le circuit des Amériques ne fut pas forcément la plus passionnante de la saison mais a tout de même livré certains enseignements. Yahoo Sport distribue les bons et les mauvais points.

AUSTIN, TEXAS - NOVEMBER 03: Valtteri Bottas driving the (77) Mercedes AMG Petronas F1 Team Mercedes W10 leads Max Verstappen of the Netherlands driving the (33) Aston Martin Red Bull Racing RB15 and the rest of the field into turn two at the start during the F1 Grand Prix of USA at Circuit of The Americas on November 03, 2019 in Austin, Texas. (Photo by Dan Istitene/Getty Images)
AUSTIN, TEXAS - NOVEMBER 03: Valtteri Bottas driving the (77) Mercedes AMG Petronas F1 Team Mercedes W10 leads Max Verstappen of the Netherlands driving the (33) Aston Martin Red Bull Racing RB15 and the rest of the field into turn two at the start during the F1 Grand Prix of USA at Circuit of The Americas on November 03, 2019 in Austin, Texas. (Photo by Dan Istitene/Getty Images)

Les tops

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Mercedes ne faiblit pas : Assurée du titre constructeurs depuis le Japon et déjà tournée, en termes de développement, vers la saison 2020, l’écurie allemande ne s’est pas pour autant arrêtée d’écœurer la concurrence. Une nouvelle fois impériales en course, les Flèches d’Argent ont ainsi signé à Austin leur 9ème doublé cette saison, en profitant des malheurs de Ferrari (voir plus bas), puis en matant les velléités du toujours dangereux Max Verstappen. Les difficultés de la fin de l’été sont définitivement oubliées pour les hommes de Toto Wolff, qui ont pris 168 points sur 176 possibles sur les quatre derniers GP. En plus du sacre historique de Lewis Hamilton (pour la première fois depuis la création du championnat du monde en 1950, une écurie remporte six fois d’affilée les titres pilotes et constructeurs), la victoire de Bottas permet par ailleurs au Finlandais de sécuriser définitivement la deuxième place du classement pilotes. Elle est pas belle la vie ?

Ricciardo et Renault s’accrochent : Si la quatrième place du classement constructeurs, occupée par McLaren, semble désormais hors d’atteinte à moins d’un miracle, la marque au losange a su montrer du caractère sur le circuit des Amériques. Battu de peu par Carlos Sainz et Lando Norris en qualifications, Daniel Ricciardo a magnifiquement inversé la tendance en course, avec la manière, puisqu’il a dépassé en piste le rookie anglais (après avoir profité de l’accrochage entre l’Espagnol et Alexander Albon au départ), mais aussi avec les tripes, l’Australien réalisant de véritables prouesses de pilotage pour préserver ses gommes. “Honey Badger” commença en effet par étirer son premier relais, en pneus tendres, jusqu’au 21ème tour, observant donc son premier (et seul) arrêt après Bottas, Verstappen et Leclerc, partis en pneus mediums ! Il restait alors 35 tours à couvrir avec des pneus durs, et Ricciardo tint jusqu’au bout sa position, ne cédant que face à la très supérieure Red Bull d’Albon. Combinés aux deux unités rapportées par Nico Hülkenberg (9ème), les 8 points de la 6ème place permettent finalement à l’écurie française de faire jeu égal avec McLaren sur ce GP (10 points chacun), mais surtout de faire le trou avec ses poursuivants au classement, Racing Point et Toro Rosso.

Les flops

Ferrari replonge : Chahutée en coulisses par la réclamation récemment déposée auprès de la FIA par Red Bull au sujet d’une supposée irrégularité dans son groupe moteur, la Scuderia est passée complètement à côté de son sujet ce dimanche dans le Texas. Correctement qualifiés (Vettel 2ème, Leclerc 4ème), les Rouges ont implosé dès le départ, sans doute pénalisés par leur côté de la piste. Mais les choses se sont encore plus gâtées dans la foulée avec le gros problème de suspension sur la voiture de Vettel, qui a rapidement contraint l’Allemand à l’abandon. Averti de la fragilité potentielle des appuis de sa Ferrari sur les bosses d’Austin, Charles Leclerc dut jouer la prudence et laisser filer le trio de tête, avant d’être par dessus le marché plombé par un arrêt aux stands beaucoup trop long. Isolé en P4, le Monégasque vécut ainsi une course pénible avant de se venger dans les derniers tours, avec le meilleur temps en course. Le point bonus lui permet d’ailleurs de limiter les dégâts par rapport à Verstappen, revenu à 14 points de sa troisième place au classement pilotes.

Toro Rosso a fini par craquer : Sur ce tracé particulièrement périlleux, les nerfs des pilotes ont été mis à rude épreuve, d’autant plus que la dégradation des pneus a été un facteur important. Et le dénouement a parfois été cruel, notamment pour les monoplaces de l’écurie satellite de Red Bull. “On faisait une bonne course, on a été dans le top 10 tout du long, soufflait ainsi Pierre Gasly après son abandon dans l’avant-dernier tour. Ça n’a pas été simple, on a essayé de faire un long relais avec les pneus durs, on se battait avec Sergio Perez et l’on s’est touché au virage 13, ce qui a tordu la suspension.” L’infortune du Français a failli sourire à son coéquipier Daniil Kvyat, qui a arraché la 10ème place à Perez dans la dernière boucle, avant d’être rattrapé par la patrouille pour une manœuvre illégale : pénalisé de 5 secondes, le Russe est finalement classé 12ème. Cette deuxième sanction en une semaine pour Kvyat (déjà sorti des points sur tapis vert au Mexique) n’arrange pas du tout les affaires de Toro Rosso, qui voit Racing Point lui passer devant pour un point au classement constructeurs... celui de la 10ème place finalement récolté par Sergio Perez !

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