Bottas vainqueur à Austin, Hamilton champion du monde !

FORMULE 1 - Le Britannique Lewis Hamilton a officiellement remporté ce dimanche son 6e titre de champion du monde des pilotes après s’être classé deuxième du Grand Prix des Etats-Unis, derrière son coéquipier chez Mercedes Valtteri Bottas. Un résultat historique pour la star anglaise, qui dépasse Juan Manuel Fangio et se rapproche à une longueur du record détenu par Michael Schumacher.

AUSTIN, TEXAS - NOVEMBER 03: 2019 Formula One World Drivers Champion Lewis Hamilton of Great Britain and Mercedes GP celebrates in parc ferme during the F1 Grand Prix of USA at Circuit of The Americas on November 03, 2019 in Austin, Texas. (Photo by Dan Istitene/Getty Images)
AUSTIN, TEXAS - NOVEMBER 03: 2019 Formula One World Drivers Champion Lewis Hamilton of Great Britain and Mercedes GP celebrates in parc ferme during the F1 Grand Prix of USA at Circuit of The Americas on November 03, 2019 in Austin, Texas. (Photo by Dan Istitene/Getty Images)
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Le suspense n’avait plus lieu d’être depuis un moment, mais on saura gré à Lewis Hamilton d’avoir tenté d’enrober son sacre annoncé, ce dimanche sur le circuit des Amériques, d’une jolie couche de panache. Alors que l’Anglais avait seulement besoin de finir dans le top 8 à Austin pour valider définitivement le 6e titre mondial de sa carrière (après 2008, 2014, 2015, 2017 et 2018), il s’est en fait battu de bout en bout pour la victoire et a seulement déposé les armes à quatre tours de l’arrivée, face à la détermination et aux pneus plus frais de son coéquipier Valtteri Bottas, qui s’offre ainsi une 7e victoire en Grand Prix, la 4e de la saison.

Une nouvelle fois remarquablement économe dans l’utilisation de ses gommes, Hamilton a en effet longtemps jeté un doute sur le résultat de la course en tentant une stratégie à un arrêt, au contraire des autres pilotes des tops teams. Auparavant, l’Anglais avait idéalement profité du départ manqué des Ferrari. 5e sur la grille, le pilote Mercedes doubla ainsi les deux monoplaces italiennes dans les premiers hectomètres, se retrouvant vite dans le sillage de la Red Bull de Max Verstappen, elle-même lancée à la poursuite du poleman Valtteri Bottas.

Un fiasco pour Ferrari

La lutte pour la victoire allait uniquement concerner ces trois pilotes, car derrière eux, le week-end de Ferrari tournait vite au fiasco. Victime d’un problème de suspension, Sebastian Vettel, 2e sur la grille de départ, rétrograda en effet en P7 en moins d’un tour. Il lutta ensuite tant bien que mal pour rester au contact de la McLaren de Lando Norris et de la Renault de Daniel Ricciardo, mais sa course s’arrêta finalement au 9e tour, avec la rupture d’une tige de suspension du pneu arrière droit. De son côté, Charles Leclerc ne trouva jamais le rythme et se fit rapidement distancer par le top 3, sans espoir de retour.

Comme souvent, la lutte battait son plein aux échelons inférieurs, avec de beaux duels entre seconds couteaux, tandis que la hiérarchie semblait se stabiliser en tête de la course. C’était sans compter sur Lewis Hamilton, bien décidé à saisir toutes les occasions pour jouer la victoire, comme la semaine dernière au Mexique. Après le premier arrêt rapide de Bottas, qui avait suivi celui de Verstappen dès le 13e tour, l’Anglais, pourtant chaussé des mêmes pneus mediums que ses concurrents, allongea son relais au-delà du raisonnable, afin de tenter une stratégie à un arrêt.

Hamilton et Mercedes ne sont pas rassasiés

Lorsqu’il s’arrêta finalement juste après la mi-course (24e tour), il devint évident que Hamilton, pourtant ressorti loin de la P2 de Verstappen, était revenu dans le jeu, mais aussi que la fin de course serait chaude. Repassé en tête après les seconds passages aux stands de Bottas et Verstappen, le natif de Stevenage s’accrocha comme un lion à sa position, retardant l’échéance au maximum. Au 52e tour (sur 56), le Finlandais réussit cependant à reprendre son bien à la régulière. Pas Verstappen, piégé par un drapeau jaune dans le 2e secteur, suite à la sortie de piste de Kevin Magnussen dans l’avant-dernier tour.

Pour Hamilton, cela ne change finalement pas grand chose (même 3e, le titre ne lui aurait pas échappé), mais pour Mercedes, il s’agit donc d’un 9e doublé cette saison. Bousculée par Ferrari au retour de la trêve estivale, l’écurie allemande a repris ses bonnes habitudes depuis le GP de Russie, alignant quatre victoires consécutives, avec à chaque fois un autre pilote sur le podium. Le message envoyé à la concurrence par les Flèches d’Argent est clair : pas question de se reposer sur ses lauriers et d’attendre paisiblement la fin de saison. Au diapason, en somme, de celui envoyé par le désormais sextuple champion du monde, qui n’a rien perdu de son appétit au moment de dépasser les cinq titres de la légende Juan Manuel Fangio. Cap désormais sur un autre mythe absolu de la F1 : Michael Schumacher et son record de sept couronnes mondiales...

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