Fabien Galthié, après la victoire face au Japon : « En phase avec nos objectifs »

Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France. (A. Mounic/L'Équipe)

Après le succès contre le Japon (35-17), dimanche, le sélectionneur des Bleus s'est réjoui de cette 13e victoire consécutive qui correspond à sa volonté d'engranger le plus de confiance possible pour la Coupe du monde dans 10 mois (8 septembre-28 octobre).

« Que retenez-vous de ce match ?
D'abord, la victoire dans un match pas facile (35-17), face à une équipe très présente dans les zones d'affrontement et qui a toujours beaucoup de vitesse dans son jeu. Les conditions météo étaient compliquées aussi (beaucoup de pluie). On a toujours eu une certaine avance de points dans ce match mais le Japon nous a posé des problèmes. Mais on gagne encore, assez confortablement.

La tournée est réussie avec cette 13e victoire d'affilée...
Oui. C'est le fruit de beaucoup de travail ces dernières années avec la complicité du staff et de joueurs qui sont porteurs du projet. On sent beaucoup de force derrière nous, une forme de dynamique positive qui nous permet de performer.

Est-ce que vous estimez que l'équipe a encore progressé lors de cette tournée ?
Je ne sais pas... Ce qui est important, c'est de pouvoir être compétitif, quel que soit l'adversaire et le moment de la saison. C'est difficile de dire que... (il ne finit pas sa phrase). Mais ce qui est fait est fait. À chaque fois qu'on termine une compétition on se tourne vers la suite. On va se quitter demain (lundi) et se retrouver en janvier à 42 pour préparer le Tournoi à Capbreton (Landes). On espère enchaîner sur ce chemin...

Est-ce qu'on peut parler de préparation idéale en vue de la Coupe du monde ?
L'objectif c'est d'arriver le plus fort possible dans cette compétition. Cette échéance est là, on la connaît. On prépare tous les matches sérieusement, tout en étant en route pour cette Coupe du monde. L'objectif était d'y arriver avec des victoires, un meilleur classement mondial, des titres. Pour le moment, on est en phase. Mais avant la Coupe du monde, il y a un Tournoi des Six Nations, des échéances en club et toute la préparation l'été prochain.

Est-ce que la bonne entrée de Matthieu Jalibert vous confirme qu'il est taillé pour ce rôle de fin de match ?
C'est juste. Il a fait une très bonne entrée, juste dans tout ce qu'il a fait, au pied et à la main. Dans l'alternance, il a donné beaucoup d'air à notre équipe. Il est très intéressant dans ce rôle de finisseur. Il a bien pu voir ce qui se passait et analyser la situation avant d'entrer et il a fait une entrée très propre. Il confirme aussi son retour à son meilleur niveau après une année difficile avec des blessures musculaires qui l'avaient empêché d'enchaîner. Là, il a répondu présent sur chacune de ses entrées en étant très efficace. Dans l'émulation au poste, il confirme qu'on peut compter sur lui. Il est passé aux actes.

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Est-ce que ça vous laisse des regrets en comparaison de matches plus compliqués pour Romain Ntamack ?
Pas de regrets du tout. Cela fait partie de la vision qu'on avait de la complémentarité entre Romain et Matthieu. On n'a pas la science infuse non plus mais j'ai l'impression qu'on ne s'est pas trompé là-dessus. On construit notre équipe dans une forme de continuité de nos expériences passées tout en réintégrant Matthieu après une saison quasiment blanche l'an dernier. Pas de regrets mais plutôt des satisfactions sur ces deux joueurs.

Comment expliquez-vous que l'équipe ait parfois eu du mal dans l'utilisation du ballon ?
Sur la vitesse et certains de nos choix, on a été mis en difficulté par moments par les Japonais, mais c'est normal à ce niveau-là. Je souhaite qu'on puisse rouler sur des équipes comme ça et nous rendre le match facile. Mais c'est vrai qu'on a eu du mal sur certaines séquences, notamment quand on n'a pas joué juste. On s'est mis aussi en position d'être contrés et on s'est fait contrer. C'est une marge de progression pour nous, mieux enchaîner pour faire durer nos temps forts plus longtemps. On ne doit pas surjouer sur ces temps forts et se faire contrer, ce qui est encore arrivé sur des moments clé de ce match.

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L'équipe a encore eu du mal en début de deuxième période. Est-ce que c'est un point d'amélioration pour l'avenir ?
Cela fait partie des soucis qu'on a identifiés. Ce n'est pas toujours en début de deuxième période mais ça nous arrive. On va chercher à s'améliorer là-dessus, notamment dans ce que j'appelle la succession de gestes justes. Qui en plus d'être justes doivent être simples. On ne doit pas forcément aller chercher l'exploit mais plutôt, je le répète, enchaîner les gestes justes pour éviter ces fins de temps forts qui sont des débuts de temps faibles. On va y travailler. »