Fabien Lamirault à la relance à l'Open International de Saint-Quentin-en-Yvelines

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Fabien Lamirault (42 ans), quadruple champion paralympique, sera l'une des attractions de l'Open International qui se déroule à partir de ce jeudi au vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines.

La majorité des Français médaillés l'été dernier aux Jeux Paralympiques ont rendez-vous à partir de ce jeudi, et jusqu'au 8 mai, au vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines qui abrite la deuxième édition de l'Open International de para-tennis de table. Un événement majeur appartenant désormais au circuit des plus importants tournois planétaires, qualificatif pour les Championnats du monde qui auront lieu début novembre à Grenade (Espagne).

On retrouvera ainsi Matéo Boheas, médaillé d'argent en individuel à Tokyo, Maxime Thomas, en bronze en individuel et par équipe, ou l'inoxydable Thu Kamkasomphou, sacrée dès 2000 et qui avait ajouté à sa collection du bronze en individuel et par équipe au Japon. Mais l'épreuve sera aussi l'occasion d'observer le désormais quadruple champion paralympique Fabien Lamirault (42 ans), qui sera confronté à différents défis d'ici les Jeux de Paris en 2024. « On a remis la machine en marche, déclare ce père de trois enfants, paraplégique depuis un accident de la route alors qu'il avait 17 ans. Après un premier tournoi en mars en Espagne, on a à coeur de briller cette semaine à Saint-Quentin, d'enchaîner avec un autre tournoi en Slovénie la semaine prochaine. On va essayer d'emmagasiner un maximum de repères, plus que de la confiance, sur un nouveau système de jeu. »

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Il a changé de matériel pour tendre vers un jeu plus dynamique

Comme après son doublé en or de 2016 à Rio, Fabien Lamirault a pris le temps de digérer ces deux victoires tokyoïtes. « Je n'ai repris la raquette que la dernière semaine de novembre, évoque-t-il. Le changement de jeu que je veux mettre en place aidant, on est retourné à la salle avec enthousiasme et plaisir. L'envie est là, et ça devient naturel de revenir à l'entraînement, de se projeter vers d'autres objectifs. »

En l'occurrence, malgré son expérience et les victoires accumulées, Fabien Lamirault a souhaité faire évoluer son jeu pour rester dans une bonne dynamique, essayer de conserver un peu d'avance sur la concurrence. « Dans notre sport, on a une multitude de possibilités en fonction de la raquette avec laquelle on joue, avec des revêtements différents pour produire des jeux différents », rappelle celui qui a donc changé de matériel pour tendre vers un jeu plus dynamique que le système adopté depuis 2014. « Ça implique de passer encore pas mal d'heures à la table pour appréhender la nouvelle raquette et pour essayer d'être le plus rapide possible, le performant possible. Les adversaires, on les connaît par coeur, on ne part de zéro, mais il y a des petites subtilités à maîtriser », ajoute-t-il, plutôt satisfait des premières observations, malgré une défaite en finale d'un tournoi en Espagne en mars dernier, face au Polonais Rafal Czuper, que le Français avait battu en finale des Jeux Paralympiques de Rio et de Tokyo.

Un nouveau partenaire de double à trouver

Évidemment, ce changement technique doit répondre à l'évolution des adversaires, mais pas seulement. « L'autre raison, c'est qu'on a un nouveau tableau qui arrive », précise Fabien Lamirault. Exit la compétition par équipe, qu'il avait remportée avec Stéphane Molliens en 2016 comme en 2021. En plus du tableau individuel, il y aura désormais un tableau pour les doubles, et un 3e qui se crée pour les doubles mixtes. Associé à Alexandra Saint-Pierre, le pongiste mesure un premier défi : « Je suis destiné à jouer de nouveaux adversaires qui ne sont pas dans ma catégorie, et j'ai besoin d'une arme différente pour aller contrarier leurs plans. » En Espagne, le duo a certes perdu en finale, mais son parcours s'est révélé encourageant pour la suite.

Fabien Lamirault, sur la fin de son association avec Stéphane Molliens

« Ça faisait presque dix ans qu'on était en équipe de France tous les deux, on a partagé x doubles avec beaucoup de réussite »

Quant à l'autre épreuve de double, elle recèle un enjeu particulier : trouver un successeur à Stéphane Molliens qui a arrêté sa carrière pour basculer dans l'encadrement. « Ça faisait presque dix ans qu'on était en équipe de France tous les deux, on a partagé x doubles avec beaucoup de réussite, constate Fabien Lamirault. On est en pleine recherche d'un nouveau partenaire pour le suppléer. »

Ce qui s'annonce compliqué compte tenu du niveau de leur paire, celui que Molliens avait aussi en individuel puisqu'il a navigué dans le Top 4 mondial pendant presque toute sa carrière. « On discute beaucoup avec le staff, je partage mes ressentis. Il y a des schémas préférentiels », avance Fabien Lamirault qui a joué avec Teddy Gaudry en Espagne et fera un essai en Slovénie avec Julien Michaud. « On fera alors un bilan, mais je pense que ça va être un long chemin, prévient l'aîné. Il faudra que chacun prenne sa place, prenne sa chance, pour trouver la meilleure composition d'ici à 2024. »

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