Le boîtier anti-bruit, nouvelle arme contre les fêtes clandestines

Cyprien Tardieu
·2 min de lecture
Le boîtier anti-bruit, nouvelle arme contre les fêtes clandestines

Alors que les fêtes clandestines ont le vent en poupe depuis l’instauration du couvre-feu puis du confinement liés à la pandémie de Covid-19, une société barcelonaise a mis au point un boîtier capable de détecter les nuisances sonores. Un dispositif qui promet de casser l’ambiance.

Marseille, Nice, Nantes et même en plein coeur de Paris… À l’heure où les fêtes et dîners clandestins se multiplient partout en France, la start-up espagnole Roomonitor a sans doute trouver la solution pour mettre un terme à ces soirées illégales qui connaissent une hausse certaine depuis l’instauration des mesures pour freiner le Covid-19. Selon un communiqué du ministère de l’intérieur publié mardi, 354 rassemblements festifs clandestins ont eu lieu sur le territoire depuis le 15 décembre dernier, certains réunissant une centaine de personnes.

À LIRE AUSSI >> Gironde : loué sur Airbnb, son logement est saccagé après une fête clandestine

La solution pour stopper net ces événements privés ? Un boîtier capable d’enregistrer les courbes de niveaux sonores installés au sein des logements loués par des particuliers. Encouragée notamment par la plateforme Airbnb, l’installation de ce dispositif permet de surveiller le niveau sonore - sans enregistrer les conversations - et de dissuader les locataires bruyants. “Le boîtier alerte par SMS et par appel téléphonique le locataire et/ou le bailleur et/ou l'agence de location si un bruit excessif est détecté”, confiait en 2017 Dominic Bahmani Fard, responsable du développement international, aux Echos.

VIDÉO - Une fête clandestine réunit plusieurs centaines de personnes à Marseille

Pérenniser les relations avec le voisinage

Selon Roomonitor, une hausse de 25% des alertes a été observée depuis le 21 mars, date de durcissement des mesures sanitaires dans de nombreux départements par rapport à la période entre le 1er et le 20 mars. De quoi exaspérer les voisins de ces soirées improvisées. Pour calmer définitivement le jeu, au cas où le boîtier n’en ferait rien, la société propose une “brigade du silence” dans Paris.

"Mon métier, c’est de casser l’ambiance dans les soirées trop bruyantes", résume Sulayman, un des premiers à avoir rejoint la nouvelle brigade du silence qui patrouille dans la capitale. Capable d’intervenir en 30 minutes, cette brigade a l’avantage de pouvoir gérer toutes les situations et de pérenniser, ainsi, les relations entre voisins. Organisateur de soirées clandestines ne sera peut-être bientôt plus une activité à la mode.

Ce contenu peut également vous intéresser :