Foot - ALL - La presse allemande s'interroge sur l'avenir de Joachim Löw après la déroute en Espagne

L'Equipe.fr
·3 min de lecture

Après l'humiliation subie par l'Allemagne face à l'Espagne (0-6), mardi, en Ligue des nations, les médias allemands s'interrogent sur l'avenir de Joachim Löw, le sélectionneur de la Mannschaft, en poste depuis 2006. La défaite historique de l'Allemagne en Espagne (0-6), mardi à Séville, pour le compte de la dernière journée de la Ligue des nations, a beaucoup fait parler, et écrire, notamment Outre-Rhin. Et il est une personne qui retient toutes les attentions médiatiques, ce matin : Joachim Löw, le sélectionneur de la Mannschaft, en place depuis 2006. « Ce match ne change rien, a affirmé Oliver Bierhoff, le directeur des équipes d'Allemagne, sur la chaîne publique ARD, qui retransmettait le match. Nous faisons toujours confiance à Joachim Löw, il n'y a aucun doute là-dessus. » lire aussi L'Allemagne subit sa pire gifle depuis 1931 Mais la presse germanique n'est évidemment pas du même avis au sujet de l'entraîneur sexagénaire. « Jogi vacille », titre notamment Bild.« Près de sept mois avant le Championnat d'Europe, la DFB (Fédération allemande) doit répondre à la question de savoir si Joachim Löw (60 ans) est toujours l'homme idoine pour la compétition, s'interroge le plus gros tirage national. Peut-on lui faire confiance pour mener l'équipe à un succès à l'Euro ? » lire aussi Löw après la gifle contre l'Espagne : « Une soirée noire » Et le quotidien de s'interroger - déjà - sur son successeur : « N'est-il pas logique de penser à des alternatives comme Ralf Rangnick ou Stefan Kuntz ? » Soit, respectivement l'ancien entraîneur du RB Leipzig (2012-2019), aujourd'hui libre, et l'actuel sélectionneur de l'équipe d'Allemagne Espoirs. Sport Bild évoque également la piste d'Hansi Flick, ancien adjoint de Löw en équipe d'Allemagne, et actuel entraîneur du Bayern Munich. La tonalité est évidemment la même dans l'ensemble de la presse germanique, qui pose des questions sur le même thème. « Combien de temps encore avec Jogi Löw ? », pour le quotidien munichois Süddeutsche Zeitung. « Le fiasco de Séville aura évidemment des conséquences, juge L'Express. Joachim Löw est-il encore le bon sélectionneur pour l'équipe nationale ? » La presse espagnole euphorique À l'opposé, la presse espagnole ne peut que se régaler de cette « Démonstration historique contre l'Allemagne », comme le titre Marca à la une, soulignant que l'adversaire du jour était pourtant « synonyme de grandeur dans le football européen ». Mais « le chef-d'oeuvre » était bien ibérique pour le quotidien sportif. « Historica » barre également la première page de AS. Ce qui a été ressenti à Madrid l'a également été à Barcelone, dans une unanimité propre à l'équipe nationale. Ainsi, pour le Catalan Mundo Deportivo, il est question de « Danse historique », à la une. Plus généralement, en Europe, ce résultat n'a pas laissé insensible. En Angleterre, pour le Guardian,« l'équipe de Joachim Löw n'a pas seulement été vaincue pour la première fois en 13 matches, elle a été détruite ». En Autriche, cher voisin allemand, Kurier constate que « les Espagnols furieux écrasent des Allemands sans défense », dans ce qui se résume en « une débâcle historique ». Enfin, jusqu'aux États-Unis, cette rencontre a suscité de l'intérêt, puisque ESPN rappelle que « l'Allemagne s'est régulièrement détériorée depuis qu'elle a remporté la Coupe du monde 2014 au Brésil, lorsqu'elle a infligé une défaite historique (7-1) au pays hôte, en demi-finales ». Historique, oui, vraiment.