Foot - ANG - Des anciens joueurs anglais alertent sur les dangers du jeu de tête

L'Equipe.fr
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Neuf anciens joueurs professionnels anglais ont interpellé le gouvernement pour qu'il se penche sur les liens entre les têtes et les maladies neurologiques. Neuf anciens joueurs professionnels anglais, dont deux anciens internationaux, ont écrit mercredi au Secrétaire d'État en charge des Sports, Olivier Dowden, pour que le gouvernement se penche sur les liens entre les têtes et les maladies neurologiques. Les signataires, dont l'ancien milieu défensif international Peter Reid, et Viv Anderson s'appuient notamment sur une étude de l'université de Glasgow menée sur d'anciens footballeurs écossais qui avait mis en évidence que ceux-ci avaient 3,5 fois plus de risques de mourir d'une maladie neurodégénérative que la moyenne. « Même si l'étude précise qu'il n'y a pas de lien établi » entre les têtes et les troubles neurologiques, ils souhaitent que le gouvernement « étudie un éventuel lien (et) si les directives actuelles sont adaptées pour protéger les joueurs à tous les niveaux de la compétition ». Cinq champions du monde 1966 présentent des cas de démence Cette démarche a aussi été rendue publique deux jours après que des experts ont assuré à la famille de Nobby Stiles que le cerveau du champion du monde 1966, décédé en octobre à 78 ans et qui souffrait de démence lors de ses dernières années, avait été endommagé par les nombreuses têtes effectuées au cours de sa carrière. Au total, cinq membres de l'équipe championne du monde en 1966 présentent des cas de démences, parmi lesquels Bobby Charlton, qui était aussi le coéquipier de Stiles à Manchester United, où ils avaient également remporté ensemble la Coupe d'Europe des clubs champions en 1968. À la suite de l'étude écossaise sur le sujet, les têtes avaient été interdites lors des entraînements pour les joueurs de moins de 12 ans en Angleterre, en Écosse et en Irlande du Nord, suivant l'exemple des États-Unis qui les avait bannies dès 2015. Mais certaines voix réclament que cette interdiction soit étendue aux moins de 16 ans.