Foot - ARS - Julio Tavares (Al-Faisaly) : « J'ai vite vu que j'allais me plaire » en Arabie saoudite

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Un an après son départ de Dijon, Julio Tavares décrypte sa première expérience hors de France. L'attaquant capverdien sort d'une saison à 15 buts dans le Championnat d'Arabie saoudite et a décroché la Coupe du roi, où il a inscrit un triplé. Julio Tavares a profité d'une courte pause, entre la fin du Championnat saoudien, qui a eu lieu dimanche, et son départ en sélection capverdienne, ultime rendez-vous de sa saison (*), pour faire un détour par Dijon où il a gardé un pied à terre. C'est le créneau qu'a choisi l'ancien buteur du DFCO (32 ans), aujourd'hui à Al-Faisaly, pour décrypter la première expérience de sa carrière hors de l'Hexagone, marquée par 15 buts en Championnat. Et un succès en Coupe du roi, une compétition très valorisée en Arabie saoudite. Le Cap Vert jouera deux matches amicaux contre le Sénégal, mardi prochain, et la Guinée-Bissau, deux jours plus tard. « Vous avez décroché la semaine passée le premier titre de votre carrière, la Coupe du roi, en venant à bout d'Al-Taawon en finale (3-2) avec, en prime, un joli triplé. On imagine que vous n'êtes pas malheureux...
(Il sourit.) Oui, c'est beaucoup de fierté et de joie. Ça va faire dix ans que je joue (dans le monde professionnel) et c'est mon premier titre, donc oui je suis très heureux. En plus, gagner, c'est bien mais marquer le match de mon empreinte comme ça, c'est encore mieux. On avait pris un carton rouge et la prolongation allait arriver quand j'ai inscrit le but libérateur à la 92e minute. C'est aussi le premier titre de l'histoire du club (fondé en 1954), donc ça fait plaisir.

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Vous vivez votre premier challenge à l'étranger. Un an après votre départ de Dijon, quel bilan en faites-vous ?
J'appréhendais un peu au départ. Deux trois joueurs m'avaient donné quelques conseils sur le pays, certains qui avaient joué à Dijon avec moi, comme Naïm Sliti, Cédric Yambéré et (Oussama) Haddadi. Il y a Mehdi-Jean Tahrat aussi. Et à mon arrivée là-bas, j'ai été bien accueilli par Bafé Gomis, qui m'a bien aidé. J'avais déjà joué pas mal de fois contre lui en Ligue 1 et le président de Dijon (Olivier Delcourt) lui avait dit que j'arrivais. Je me suis vite mis dans le bain et j'ai vite vu que j'allais me plaire dans ce pays. Ça s'est ressenti sur mes performances. Vous avez marqué 14 buts en Championnat...
(Il coupe.) Non, quinze ! J'ai marqué dimanche, à la dernière journée du Championnat. Un but, ça fait une différence. (Il rigole.) Absolument. Bafétimbi Gomis a terminé meilleur buteur (21 réalisations) avec Al-Hilal, qui a remporté le Championnat. Y avait-il une petite concurrence amicale entre vous ?
Il y a un moment où on était assez proches au classement mais il y a une période où il a enchaîné les buts, et ça a été difficile de le rattraper. Je suis satisfait de ma saison. Collectivement, c'était moins bien. L'objectif de début de saison était de finir dans le Top 5. De ce côté-là, on va dire qu'on ne l'a pas trop réussi, en terminant 11es. Mais remporter la Coupe a compensé notre saison gâchée en Championnat. Après une saison, et 30 matches de Championnat, comment décririez-vous le football saoudien ?
Il y a tout ce qu'il faut. Les infrastructures sont aussi bien qu'en Europe. Le niveau, je m'y attendais. Il y a un petit changement par rapport à la Ligue 1, bien sûr, mais le niveau est plutôt bon. « Dijon ? À chaque fois que je le pouvais, je regardais les matches sur ma tablette » La L1 a beaucoup pâti de la crise sanitaire et de celle des droits télé. Comment s'est déroulée cette année en Arabie saoudite ?
On a fait beaucoup de tests mais pas toutes les semaines comme en France. La vie, là-bas, était moins compliquée. Tout est ouvert. Les magasins n'ont fermé que deux trois semaines sur l'année, mais c'est tout. Il y avait les gestes barrières évidemment mais on n'a pas été impactés plus que ça. Avez-vous pu suivre la saison de Dijon ?
Oui, à chaque fois que je le pouvais, je regardais les matches sur ma tablette. J'ai gardé le contact avec certains joueurs, avec le président aussi. Je suis triste qu'ils descendent... À 32 ans, comment voyez-vous la suite de votre carrière ?
Pour le moment, je suis très bien en Arabie saoudite. Je suis content, ma famille aussi. Il me reste un an de contrat (avec Al-Faisaly). Si je termine ma carrière dans ce pays, pas de souci, mais je verrai ce qui s'offrira à moi. On ne sait jamais. »