Foot - Bleues - Corinne Diacre (sélectionneuse des Bleues) : « Je regarde vers l'avant »

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Alors qu'elle a tourné la page de la Coupe du monde 2019, la sélectionneuse de l'équipe de France aborde le match face au Brésil ce samedi à Valenciennes (21 heures), dans le cadre du Tournoi de France, sans penser au 8e de finale du Mondial remporté face aux Brésiliennes en juin dernier (2-1 a.p.). « Vous retrouvez le Brésil plus de huit mois après le 8e de finale victorieux de la Coupe du monde (2-1 a.p.). Vous attendez-vous à un match aussi haletant ? Je pense qu'on n'aura pas la même équipe face à nous. Le Brésil a changé de sélectionneur (Pia Sundhage a remplacé Vadao) depuis la Coupe du monde. Et puis ce sont deux compétitions différentes. Cette équipe est très bonne, avec des qualités athlétiques, mais aussi de la vitesse dans le jeu. Elles ont de très bonnes joueuses de ballon. On s'attend à un match difficile, ça c'est sûr. Maintenant on a notre objectif aussi. On va essayer d'enchaîner une deuxième victoire sur ce deuxième match (après celle contre le Canada, 1-0), pour essayer de jouer peut-être une deuxième finale contre les Pays-Bas. Que reste-t-il de ce 8e de finale pour vous ? A-t-il été important dans la construction du groupe France ? Tout ce qui est au passé appartient au passé, je regarde vers l'avant. Vous avez évoqué la nouvelle sélectionneuse du Brésil, Pia Sundhage. Vous la connaissez bien ? Je me souviens de ma première sélection face à elle, elle était encore joueuse (pour la Suède). J'ai surtout eu l'occasion de croiser Pia à travers des programmes UEFA ou FIFA. On a échangé un peu, mais on ne se connaît pas très bien, c'est quelqu'un de timide, un peu comme moi. J'ai beaucoup de respect pour sa carrière de joueuse et d'entraîneure. Je suis sûre qu'elle va apporter quelque chose à cette équipe du Brésil. Corinne Diacre « Eugénie Le Sommet ? J'ai l'impression qu'on lui en parle trop de ce record (de buts). Et c'est souvent dans les derniers instants où c'est le plus difficile à atteindre, plus on se rapproche de l'objectif plus c'est difficile. Je ne lui mets aucune pression. » Eugénie Le Sommer tourne autour du record de buts de Marinette Pichon (81 buts) depuis plusieurs matches, et reste bloquée à 80 unités. Quel est votre discours vis-à-vis de cette échéance ? En tant qu'entraîneure, je peux vous donner une information : elle va débuter demain. Mais j'ai l'impression qu'on lui en parle trop de ce record. Et c'est souvent dans les derniers instants où c'est le plus difficile à atteindre, plus on se rapproche de l'objectif plus c'est difficile. Je ne lui mets aucune pression. J'attends surtout d'elle qu'elle finisse le match sur ses deux jambes et qu'elle retrouve des sensations, qu'elle ne se pose pas de question. Si ça doit venir, ça viendra. À mon sens, ce n'est pas en forçant les choses que les choses se produiront. Elle peut être rassurée, il n'y a pas de pression à se mettre de ce côté-là. Que pensez-vous de la montée en puissance de Sakina Karchaoui, qui s'installe en latérale gauche depuis qu'Amel Majri évolue un cran plus haut ? On connaissait ses qualités. Amel ayant émis le souhait de jouer plus haut, c'était logique que ce poste revienne à Sakina. Elle gagne en maturité, elle a une très grande expérience de la D1 féminine (avec Montpellier), même si elle joue elle aussi plus avancée dans son club. J'ai l'impression que ça me poursuit (rire). Je lui ai demandé à Sakina si ça ne lui posait pas de problème de jouer latérale gauche en équipe de France, elle m'a dit "non, pas de problème". Allez-vous faire un large turnover contre le Brésil ? Il y aura des changements, c'est une éventualité. Il me reste une nuit de réflexion, et comme la nuit porte conseil, j'attendrai encore demain pour définir mon onze de départ. Tout le monde est apte à jouer demain. »

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