Foot - Bleues - Corinne Diacre, sélectionneuse des Bleues, avant France-Galles : « Un match beaucoup plus ouvert »

·6 min de lecture

Alors que les Bleues vont affronter mardi (21h10) à Guingamp le pays de Galles, dauphin de leur groupe de qualification à la Coupe du monde 2023, Corinne Diacre s'attend à défier une équipe qui refusera moins le jeu que les précédents adversaires des Françaises. « Le président de la FFF Noël Le Graët vous a rendu visite dimanche. Quel était son discours ? C'était une visite plutôt amicale, il n'habite pas très loin. C'était important pour lui de nous accueillir à notre arrivée, c'est ce qu'il a fait. Il a partagé un petit moment avec les joueuses, les a félicitées pour le parcours jusqu'à aujourd'hui. Et surtout il leur a interdit de perdre à Guingamp (rires). « Les filles sont concentrées, elles savent ce qu'elles ont à faire » Cela rajoute un surcroît de pression ?
Non, pas plus de pression. Les filles sont concentrées, elles savent ce qu'elles ont à faire. Elles savent compter et regardent le classement (deux points d'avance sur le pays de Galles). Elles savent pertinemment que si on veut garder cette première place il faut battre le pays de Galles demain (mardi). Ce sera un match beaucoup plus ouvert que contre nos derniers adversaires. Vous n'étiez pas totalement satisfaite après la prestation contre le Kazakhstan vendredi (6-0). Que voulez-vous voir de plus contre le pays de Galles ?
C'est vrai qu'on pousse toujours le bouchon, on ne peut pas toujours se satisfaire de la manière. Les filles avaient mis ce qu'il fallait pour bien démarrer ce match, mais dans les intentions de jeu, c'était un petit peu plus difficile. Je n'ai pas retrouvé l'équipe de France que j'avais vue sur certains matches, contre la Grèce ou l'Estonie par exemple. Si on a mis un petit peu le frein à main vendredi pour mieux lâcher les chevaux demain, ça me va aussi. Je suis dans mon rôle de leur dire quand je ne suis pas satisfaite. lire aussi Le calendrier des Bleues en qualification pour la Coupe du monde 2023 Les rotations que vous avez faites sur ce match peuvent expliquer ces difficultés ?
Non, pas forcément, parce qu'on s'entraîne ensemble toute la semaine. Les filles se connaissent. Après, effectivement, peut-être qu'il y a un petit peu moins d'automatismes entre certaines, mais quand on fait partie du groupe, on doit s'atteler à faire en sorte que ces automatismes-là se mettent en place. À quel type d'opposition vous attendez-vous ?
C'est une équipe qui joue au football, avec une défense classique à quatre derrière, des atouts offensifs. C'est une équipe qui ne ferme pas le jeu, qui essaye de construire avec un jeu orienté vers l'avant très rapide. Je pense que ça va donner lieu à de belles actions de part et d'autre. Sur le dernier match, on ne peut pas parler de transition, on a eu presque 80 % de possession de balle. Demain, ce sera un peu plus équilibré, on va pouvoir jouer au football. Quand on joue une défense en bloc bas en permanence et qui à chaque récupération du ballon met un long ballon devant, qui ne s'embarrasse pas de construire, il faut trouver les clés pour contourner. Parfois on y arrive, parfois moins. Ce match contre le pays de Galles va faire office de test pour la défense, après des matches où elle a été moins exposée. Situez-vous le niveau gallois proche de celui de la Slovénie, que vous aviez difficilement battue le 21 septembre (3-2) ?
C'est à peu près deux équipes équivalentes, sachant que ces deux équipes se sont neutralisées le mois dernier, même si le score aurait pu être plus large avec beaucoup d'occasions des deux côtés. Tout notre système défensif sera un peu plus mis en valeur, ou pas, pas seulement nos quatre de derrière. Grace Geyoro, Perle Morroni et Kadidiatou Diani étaient sur le banc au coup d'envoi vendredi. Peut-on s'attendre à les voir débuter mardi ?
J'ai 23 joueuses à ma disposition. Tout le monde est apte, c'est déjà une bonne chose. Il y avait quelques organismes un peu fatigués et on en a préservé quelques-uns vendredi. Pour d'autres, c'était des choix de ma part. L'équipe de demain, j'ai déjà une idée, parce que je ne fais pas ça à la dernière minute, mais je préfère attendre la dernière séance qui, en Slovénie, nous avait porté préjudice (blessure de Wendie Renard). « Il y a des choses qui s'installent, je ne suis fermée à rien. L'idée c'est que le groupe soit le plus performant possible avec le plus de joueuses possibles » Vendredi c'était la troisième titularisation consécutive de Delphine Cascarino, un enchaînement assez rare pour elle en sélection. A-t-elle franchi un cap à vos yeux ?
Elle a enchaîné trois matches à un poste différent de celui où elle joue d'habitude (côté gauche), un peu par la force des choses. Le malheur des unes fait le bonheur des autres. Delphine a des qualités de vitesse et de percussion intéressantes, ç'aurait été dommage de s'en passer sachant que Delphine et Kadi à droite ont un profil un peu similaire. Je trouvais dommage de ne pas les associer. Delphine avait déjà fait une prestation à gauche, c'était plutôt concluant. On a réessayé et j'ai l'impression qu'elle prend beaucoup de plaisir à jouer à ce poste-là, qui n'est pas très différent du poste qu'elle occupe habituellement à droite. À gauche cela lui donne d'autres possibilités offensives et je pense qu'elle y prend du plaisir. Vous attendez-vous à ce que le match de mardi confirme vos choix des derniers mois, face à des adversaires dits plus faibles ?
Vous avez la mémoire courte en parlant d'adversaires dits plus faibles. On a quand même joué l'Angleterre, la Suisse au mois de février qui nous a donné du fil à retordre, les États-Unis et l'Allemagne. Il y a des choses qui s'installent, je ne suis fermée à rien. L'idée c'est que le groupe soit le plus performant possible avec le plus de joueuses possibles. Parfois il y a des rotations, mais l'important c'est de donner le plus de cartouches possible à cette équipe pour qu'on ait différentes solutions, soit des choix de joueuses, soit de systèmes. On va essayer de créer à un moment un effet de surprise auprès des adversaires. » « Le Brésil, c'est dans la continuité » Corinne Diacre a réagi à l'annonce des trois adversaires des Bleues au tournoi de France en février, en fin de conférence de presse : « Le Brésil, c'est dans la continuité de ce que l'on fait depuis la naissance du Tournoi de France. Et jouer deux équipes européennes, pour nous en vue de l'Euro, c'est quand même mieux. Les Pays-Bas sont venus vers moi au tirage au sort de l'Euro pour savoir s'il y avait encore de la place, je les ai mis en contact avec la Fédération. Pour la Finlande, pareil. Il y avait beaucoup d'autres demandes cette saison. »

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles