Foot - Bleues - Huit mois après France-Brésil de la Coupe du monde, plus vraiment le même match

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Alors que les Bleues retrouvent le Brésil ce samedi à Valenciennes pour leur deuxième match du Tournoi de France (21 heures), l'atmosphère est différente par rapport au 8e de finale étouffant contre les Brésiliennes au Mondial 2019 (2-1 a.p.). Sur et en dehors du terrain. Contre le Brésil à la Coupe du monde, Corinne Diacre avait légèrement modifié son 4-2-3-1 immuable du premier tour avec une grosse nouveauté : l'absence de Gaëtane Thiney dans le onze de départ. Les Françaises avaient évolué avec un 4-4-2 à plat, sans véritable meneuse de jeu, et le résultat avait été plutôt poussif, avec un match assez heurté, et le but de la délivrance d'Amandine Henry à la 107e minute. Depuis le Mondial, la sélectionneuse a installé un 4-3-3 avec une pure sentinelle (Amandine Henry) et deux relayeuses. Plusieurs joueuses ont émergé, et d'autres ont changé de poste. Ainsi, Amel Majri, qui réclamait de jouer un cran plus haut, a vu son voeu être exaucé, et occupe désormais l'aile gauche, laissant à Sakina Karchaoui, qui « gagne en maturité » selon Diacre, le poste de latérale gauche. Eugénie Le Sommer, qui avait déçu à gauche de l'attaque tricolore, évolue désormais régulièrement dans un rôle plus axial. Grace Geyoro avait très peu joué au Mondial, elle est maintenant épanouie dans un vrai rôle de relayeuse. « Je me sens vraiment bien dans cette position » confiait-elle mercredi, quelques minutes après avoir été encensée par Diacre, qui la trouve « transformée ». En attaque, Valérie Gauvin est sérieusement concurrencée par Marie-Antoinette Katoto, la grande absente du Mondiale. Élise Bussaglia a pris sa retraite internationale cet été, tandis que Gaëtane Thiney est désormais écartée. La composition de la France contre le Brésil au Mondial Bouhaddi - Torrent, Mbock, Renard, Majri - Asseyi, Bussaglia, Henry, Le Sommer - Gauvin, Diani. La composition de la France mercredi contre le Canada Bouhaddi - Torrent, Mbock, Renard, Karchaoui - Geyoro, Henry, Asseyi - Diani, Katoto, Majri. Le France-Brésil de la Coupe du monde avait été irrespirable, et cela même avant le coup d'envoi. La conférence de presse d'avant-match, avec Corinne Diacre et Amandine Henry, avait été assez surréaliste, très froide et fermée, aux antipodes de la joie que pouvait engendrer une telle affiche, avec le souvenir de 1998. La sélectionneuse avait tout fait pour banaliser l'événement et enlever de la pression autour des Bleues, et sa capitaine avait été très peu loquace. Ce vendredi, Corinne Diacre et Amandine Henry étaient à nouveau présentes devant la presse avant ce nouveau France-Brésil, et le ton était plus léger. La sélectionneuse est beaucoup plus libérée depuis quelques mois, heureuse de se projeter sur l'Euro 2021 en Angleterre. Mais elle a refusé de revenir sur l'ambiance autour du 8e : « Tout ce qui est au passé appartient au passé, je regarde vers l'avant. » « De ce soir-là il reste surtout la qualification, c'était un match couperet avec beaucoup d'émotions, beaucoup d'énergie dégagée sur le terrain. Je me souviens d'un public qui avait été très présent, qui nous avait porté jusqu'à la qualif' », glissait de son côté Amandine Henry, ce vendredi. Le Brésil a lui clairement changé de cap après son élimination au Mondial, en nommant l'expérimentée sélectionneuse suédoise Pia Sundhage (60 ans), championne olympique à la tête des Etats-Unis en 2008 et 2012, à la place de Vadao. « Son expérience, ses titres, son vécu en Suède et aux États-Unis nous ont fait beaucoup de bien », jugeait récemment l'attaquante Cristiane dans un entretien à la FIFA. Depuis sa prise de fonction, le Brésil n'a pas perdu un seul de ses neuf matches (six victoires, trois nuls) et a encaissé seulement deux buts, pour 24 marqués. Le 4-4-2 reste toutefois privilégié, et les anciennes Formiga, Marta et Cristiane sont toujours là, au moins jusqu'aux Jeux de Tokyo cet été. Sundhage a déjà convoqué 44 joueuses différentes depuis sa prise de fonction.

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