Foot - Bleues - Olivier Echouafni : L'équipe de France est «sur le bon chemin» avant l'Euro

L'Equipe.fr
Avant d'affronter en amical les Pays-Bas à Utrecht vendredi soir, Olivier Echouafni dresse un bilan de ses premiers mois à la tête des Bleues, qu'il dirige depuis septembre. Vainqueur de la SheBelieves Cup le mois dernier, le technicien dit avoir apprécié la force mentale affichée par ses joueuses durant le tournoi et assure qu'elles sont sur le bon chemin à quelques mois de l'Euro (16 juillet-6 août).

Avant d'affronter en amical les Pays-Bas à Utrecht vendredi soir, Olivier Echouafni dresse un bilan de ses premiers mois à la tête des Bleues, qu'il dirige depuis septembre. Vainqueur de la SheBelieves Cup le mois dernier, le technicien dit avoir apprécié la force mentale affichée par ses joueuses durant le tournoi et assure qu'elles sont sur le bon chemin à quelques mois de l'Euro (16 juillet-6 août).«Quels enseignements tirez-vous de votre succès lors de la SheBelieves Cup en mars, qui réunissait les quatre meilleures nations mondiales (Allemagne, États-Unis, France, Angleterre) ?Ces trois très belles confrontations (2-1 contre l'Angleterre, 0-0 face à l'Allemagne, 3-0 devant les Etats-Unis) nous ont permis de prendre nos repères face à ces grandes nations du football dans une configuration où on jouait tous les deux, trois jours. Un rythme qui se rapproche de l'Euro qui nous attend prochainement. On a tiré beaucoup d'enseignements. Certains matches ont été productifs d'autres un peu moins. L'idée, c'était de voir où on en était, où on se situait. Et finalement, on a eu, non pas une agréable surprise, mais on s'est dit que les filles étaient sur le bon chemin. Remporter cette SheBelieves Cup nous a permis d'emmagasiner de la confiance. On sait que les prochains mois vont certainement être beaucoup plus difficiles mais on a une très bonne base de travail.Qu'est-ce qui vous a le plus plu ?J'ai beaucoup entendu dire que cette équipe n'avait pas de mental. Quand on regarde notre premier match contre l'Angleterre, cette équipe a démontré qu'elle en avait. Jusqu'à présent, peut-être que c'était plus individuellement, là, elles l'ont fait collectivement. Il y a toujours des choses à redire dans les matches, notre première période n'a pas été aboutie. Mais certains paramètres entrent en jeu : on était arrivées lundi aux Etats-Unis (pour un match le mercredi), les Anglaises le vendredi précédent. En terme de récupération et de décalage horaire, il fallait le digérer. Et puis, rentrer dans une compétition, c'est ce qu'il y a de plus difficile. On a su réagir, revenir au score d'abord puis gagner le match (menées 0-1 dès la 32e minute, les Bleues ont égalisé à la 80e minute avant de l'emporter sur sa dernière occasion dans le temps additionnel). Cette équipe, à travers ce match, a pris conscience de certaines choses. Sur l'aspect mental, déjà, c'est un point très positif. Vous avez donné pas mal de temps de jeu à la jeune milieu du PSG Grace Geyoro (19 ans), championne d'Europe U19 l'été dernier et vice-championne du monde U20 à l'automne, durant ce tournoi... Je pourrais très bien faire référence aujourd'hui chez les garçons à Kylian Mbappé. SI aujourd'hui, une joueuse comme Grace Geyoro joue, débute les matches, c'est qu'elle mérite d'être là. Elle apporte sa fraîcheur, même si elle n'en a pas beaucoup car elle a disputé beaucoup, beaucoup de matches depuis le début de la saison. Elle est aussi polyvalente puisqu'il lui est arrivé de jouer en défense centrale avec le PSG, et de belle manière d'ailleurs contre Lyon.Fin 2016, vous demandiez du temps car vous étiez dans une période d'observation. Dans quelle phase êtes-vous entré aujourd'hui ? On est toujours dans l'observation. J'attache autant d'importance aux matches qu'à ce qu'il se passe en dehors, à la vie de groupe. Dans ce tournoi, on a passé douze jours ensemble, c'était pratiquement notre plus long rassemblement. Ca m'a permis d'apprendre encore un peu plus. Mais plus on va se rapprocher de cet Euro (aux Pays-Bas, 16 juillet-6 août), plus il va falloir faire des choix dans la future liste. Toutes les filles ont intérêt à continuer de se montrer.Est-ce trop tôt ou tabou de dire aujourd'hui que l'équipe de France a les moyens de devenir championne d'Europe ?Les seize équipes ont les moyens d'être championnes d'Europe, après il faut le prouver sur le terrain en configuration officielle. On peut faire un bel Euro. Il faut s'en donner les moyens individuellement et collectivement.Ce match amical aux Pays-Bas, le pays hôte de l'Euro, lance-t-il le début de la préparation ?Ce match va être un nouveau test face à une nation qui travaille bien. Cette équipe a toujours eu de très bons résultats, elle vient de faire un très bon tournoi de l'Algarve avec trois victoires en quatre matches et a changé de coach il y a peu. Nous, on va se mettre en configuration Euro mais il ne faudra pas tirer trop d'enseignements. Comme je vous l'ai dit depuis le départ, on se prépare. Et la préparation pour l'Euro passe par ce match aux Pays-Bas.»

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages