Foot - Bleues - Avec la paire Karchaoui-Majri, les Bleues penchent à gauche

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Alignées ensemble sur le côté gauche de l'équipe de France lors des quatre derniers matches, Sakina Karchaoui et Amel Majri forment un duo en réussite. La sélectionneuse, Corinne Diacre, assume un jeu asymétrique, plus huilé sur leur aile.Fixation et ballon glissé dans la profondeur par Sakina Karchaoui, centre léché d'Amel Majri, tête puissante de Valérie Gauvin. Le but des Bleues inscrit face au Brésil samedi (1-0) est le symbole d'une tendance lourde de l'après Coupe du monde : l'abondance d'actions venant du côté gauche. « Si on a un jeu asymétrique, ce n'est pas gênant », glissait déjà Corinne Diacre mercredi après la victoire face au Canada (1-0) mercredi, lorsqu'on lui faisait remarquer que la plupart des attaques étaient venues de l'aile occupée par Sakina Karchaoui et Amel Majri.Cette association est nouvelle sous l'ère de la sélectionneuse, mais pas dans l'histoire des Bleues. Son prédécesseur Olivier Echouafni misait en effet énormément sur ce duo en vue de l'Euro 2017, mais la blessure de Majri avant la compétition avait mis à mal son plan, avec Karchaoui seule gauchère de ses 23.Karchaoui n'est plus une doublurePour Diacre, Amel Majri était avant tout une excellente latérale gauche, et c'est à ce poste que la Lyonnaise a évolué à la dernière Coupe du monde. Mais après la compétition, la joueuse a demandé à la sélectionneuse de ne plus évoluer derrière, pour se concentrer sur le poste d'ailière, comme avec l'OL.Amel Majri : « Personne n'a fait ce que j'ai fait »Un souhait accepté par le staff tricolore, qui a donc libéré une place de titulaire derrière, revenue naturellement à Karchaoui. « On connaissait ses qualités, elle était quand même doublure de Majri. Amel ayant émis le souhait de jouer plus haut, c'était logique que ce poste revienne à Sakina. Elle gagne en maturité, elle a une très grande expérience de la D1 féminine (à Montpellier), même si elle joue elle aussi plus avancée dans son club », commentait Diacre vendredi.Karchaoui et Majri allient toutes les deux polyvalence et créativité, et il n'est donc pas surprenant de les voir enchaîner les actions spectaculaires sur les derniers matches. « C'est vrai qu'avec Sakina on s'entend bien, ça se voit sur le terrain, on a des automatismes, on sent le jeu pareil. Elle est capable de monter et moi de compenser. C'est super pour l'équipe, souriait Majri après la prestation du duo face aux Brésiliennes. On attaque toutes les deux, mais on se replie aussi toutes les deux. On a un peu le même profil, donc c'est intéressant pour percuter, provoquer. On ne part pas à l'abordage non plus. »Contre le Brésil, Diacre avait également aligné Eugénie Le Sommer en relayeuse gauche, ce qui a augmenté le champ des combinaisons possibles à gauche, avec trois joueuses portées vers l'attaque dans la même zone. Un régal pour Valérie Gauvin, très alimentée en bons ballons dans la surface : « On s'adapte très bien aux nouveaux positionnements des joueuses, on arrive bien à se comprendre. Amel apportait beaucoup offensivement même quand elle jouait derrière, donc ça ne change pas tant que ça. Elle a une capacité de dribbles hors norme et une très belle qualité de centres aussi. On réussit bien à combiner. »Valérie Gauvin : « La concurrence, c'est une bonne chose »« On sait qu'on a un côté gauche un petit peu plus performant, plus huilé, que le droit. Mais il faut savoir faire le dos rond d'un côté parfois pour être performant de l'autre », nuançait la sélectionneuse, samedi. Si son association à gauche est toute trouvée pour l'instant, à droite, les essais sont toujours en cours. Après le match assez moyen de la paire Marion Torrent-Kadidiatou Diani face au Canada, le duo Ève Périsset-Delphine Cascarino a marqué des points contre le Brésil. Mais les certitudes sont encore loin de celles du côté gauche.

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