Foot - Bleus - Adrien Rabiot (Bleus) : « On n'a pas tout mis sur le terrain »

L'Equipe.fr
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En conférence de presse ce jeudi, Adrien Rabiot a pointé un manque d'envie et un défaut d'adaptation contre l'Ukraine (1-1) mercredi. Les matches de cette trêve internationale se jouent plus au mental selon lui. « Vous vous êtes souvent heurtés au bloc bas de l'Ukraine. Comment faire face à ces animations adverses compactes pour trouver la solution ?
On s'attendait à ça face à l'Ukraine (1-1). Ils ne visaient que les contres. Les équipes dans ce groupe vont jouer comme ça contre nous. Mais même quand on le sait, ce n'est jamais facile face à des défenses à cinq. On va répéter ces matchs compliqués. Il faut s'adapter. Vous aviez pourtant un système offensif. Pourquoi cette animation n'a-t-elle pas fonctionné ?
Si ça n'a pas marché, c'est parce qu'on n'a pas tout mis sur le terrain. Nous aurions dû mettre plus de rythme. On doit pouvoir jouer dans tous les systèmes avec les joueurs qu'on a. C'est surtout une question de manière et d'envie. On ne l'a pas bien fait contre Ukraine. On l'avait bien fait contre le Portugal (1-0). lire aussi La passivité coupable des Bleus Êtes-vous inquiet de ce match nul à domicile pour débuter ces qualifications pour la Coupe du monde 2022 ?
Il n'y a pas de quoi être énervés ou en panique. On aurait voulu faire mieux, gagner ce match et entamer les éliminatoires de bien meilleure façon. Les Ukrainiens ont joué leur jeu. C'est à nous de nous reprendre sur les prochains matches et de faire ce qu'il faut. « La solution était plus sur les côtés. On ne les a pas assez souvent utilisés » L'équipe de France n'est-elle pas plus performante dans des matches couperets ?
Quand on rate un peu l'entrée en lice, on peut se rattraper. Dans les matches couperets, il n'y a le choix. Ça joue aussi plus quand on tombe contre des nations plus fortes. Ces matches comme l'Ukraine ne sont pas évidents, compliqués, brouillons. Mais il faut jouer ce type de match qui peut aussi se débloquer sur coups de pied arrêtés. Il faut se le mettre en tête pour le Kazakhstan (dimanche) et la Bosnie (mercredi). Ces matches sont plus mentaux que physiques. Comment vous êtes-vous senti au côté de N'Golo Kanté dans ce milieu à deux ?
Je suis bien avec lui. Il travaille beaucoup et ne ménage pas ses efforts. Il fait le job ! C'est facile d'être associé à lui. On aurait peut-être pu se projeter un peu plus même s'il y avait déjà quatre joueurs offensifs devant nous. On a bien cadré au milieu. Mais on aurait pu faire plus. Il y avait beaucoup de densité au milieu de terrain, dans l'axe. Il était plus difficile de trouver des solutions au coeur du jeu. La solution était plus sur les côtés. On ne les a pas assez souvent utilisés. On s'est empêtrés à vouloir jouer trop souvent axial. lire aussi Les notes de France-Ukraine : Griezmann au rendez-vous, Mbappé absent En équipe de France, vous sentez-vous mieux à gauche ou dans l'axe du milieu ?
Je me sens bien au milieu de terrain. Mon poste est central de base. Au Portugal, j'étais à gauche mais je suis plus entré pour apporter le surnombre. Ça dépend de l'adversaire en face de nous. Il faut surtout chercher à déstabiliser l'équipe adverse. Je sais que je peux passer à gauche. C'est plus une adaptation par rapport à l'adversaire. Kylian Mbappé avait souvent deux ou trois joueurs sur lui face à l'Ukraine. Comment l'aider à se libérer dans ce contexte ?
Il doit être préparé à ça, de plus en plus. Les adversaires les connaissent bien et ils se méfient beaucoup. Il est face à des prises à deux ou à trois. Mais on doit se servir de ça aussi pour utiliser d'autres espaces qu'il peut libérer en monopolisant autant de défenseurs. Il faut savoir à quel moment jouer à une ou deux touches ou percuter balle au pied. « Le Kazakhstan ? Ce ne sont pas les matches qu'on préfère jouer » Le Kazakhstan est une première pour les Bleus, avec un périple de six heures d'avion et cinq heures de décalage horaire. Comment appréhendez-vous ce match et ce voyage ?
Au niveau culturel, on ne peut pas faire grand-chose avec le Covid-19. Mais ces longs déplacements sont compliqués. Ce ne sont pas les matches qu'on préfère jouer. Il faudra bien récupérer. Après ce long voyage, on sait qu'on va également être attendus. Il faudra encore combattre. C'est dans la tête qu'il faudra aussi être prêts. Il faudra tout mettre en oeuvre pour ne plus perdre de points sur ces deux matches au Kazakhstan et en Bosnie. Vous sentez-vous mieux actuellement en sélection qu'en club, où vous avez plus de difficultés avec la Juventus de Turin ?
Je ne suis pas installé en sélection. Mais ça se passe plutôt bien. C'est plus compliqué à la Juve d'un point de vue collectif. J'essaye de donner le meilleur de moi-même. Je joue beaucoup. Mais c'est dur d'être performant tous les trois jours. Il faut s'adapter et toujours essayer de donner le maximum. Le coach le remarque. C'est ce qu'il aime. »