Foot - Bleus - Bonne opération des Bleus en Bosnie-Herzégovine grâce à Griezmann

L'Equipe.fr
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Trois jours après sa victoire au Kazakhstan (2-0), l'équipe de France s'est imposée sur la plus petite des marges en Bosnie-Herzégovine (1-0) mercredi, grâce à un but d'Antoine Griezmann. Les Bleus gardent la tête du groupe D. Le match : 0-1 Si l'arbitre avait accordé à Kylian Mbappé le but qu'il venait de marquer à la 3e minute, du plat du pied droit, le match aurait idéalement commencé pour les Bleus. Mais l'assistance vidéo n'a pas cours dans ces qualifications à la Coupe du monde, et Daniele Orsato, n'a pu déjuger son assistant, qui avait à tort signalé une position de hors-jeu de l'attaquant français. Il a donc fallu aux hommes de Didier Deschamps prendre leur mal en patience pour venir à bout de leur adversaire bosnien, dans un match d'une pauvreté que l'arbitrage et l'état du terrain ne suffisent pas à expliquer. lire aussi Le film de Bosnie-Herzégovine - France Comme son homologue ukrainien Andreï Chevtchenko la semaine passée, le sélectionneur de la Bosnie, Ivaylo Petov, avait opté pour une défense à cinq dont il n'est pas coutumier pour contrer le potentiel offensif de feu des champions du monde. Sa tactique a longtemps fonctionné, car malgré l'abondance de profils créatifs (Griezmann, Coman, Lemar...) et les accélérations de Mbappé en début de match, les Bleus ont éprouvé les pires difficultés à trouver l'ouverture au coeur de ce bloc bas, dense et discipliné au cours de la première heure de jeu, handicapés, il faut l'écrire, par un déchet considérable balle au pied. C'est justement d'un dégagement raté (par Pavard) qu'est venue la meilleure occasion de la première période, une tête d'Anel Ahmedhozovic miraculeusement repoussée par Hugo Lloris (25e). Le gardien français venait à peine de détourner une frappe lointaine de Todorovic (24e), et la Bosnie, qui restait sur 10 matches sans victoire, semblait alors en mesure de faire douter les champions du monde. Mais les Bleus sont revenus des vestiaires bien plus fringants, et l'entrée d'Olivier Giroud comme le repositionnement de Mbappé sur l'aile gauche leur ont donné un nouveau souffle. Comme contre l'Ukraine (1-1) en ouverture de ces qualifications, c'est d'Antoine Griezmann, buteur de la tête sur un centre d'Adrien Rabiot (60e), qu'est venue la lumière, avant quelques frissons sans conséquence dans les dernières minutes. Au fond, la manière importait davantage que le résultat, même à deux mois et demi de l'Euro, et le nul de l'Ukraine contre le Kazakhstan (1-1) rend ces trois points d'autant plus précieux. Au classement du groupe D, les Bleus en comptent (déjà) quatre d'avance sur l'Ukraine, 2e devant la Finlande (2 points, un match en moins). Le joueur : Griezmann, encore lui Si Kingsley Coman, préféré à Ousmane Dembélé sur l'aile droite, n'a pas marqué beaucoup de points mercredi, au contraire d'un Thomas Lemar en jambes, Didier Deschamps a encore pu s'appuyer sur la générosité et la justesse d'Antoine Griezmann, son homme de base devant. Auteur du seul but du match, son 35e sous le maillot des Bleus, l'attaquant du FC Barcelone a beaucoup dézoné pour offrir des solutions à ses coéquipiers (11 centres dans le jeu, contre 18 pour le reste de l'équipe), et il a souvent été le premier défenseur à la perte du ballon (9 récupérés). Son coup de tête décisif de la 60e minute lui a permis de devenir seul le quatrième meilleur buteur de l'histoire des Bleus devant David Trezeguet. « Je suis très fier de mon parcours en équipe de France, a réagi Griezmann, déjà buteur contre l'Ukraine, au micro de M6. J'ai encore plus à donner. On a une compétition cet été, on a envie d'aller le plus loin possible. »