Foot - Bleus - Didier Deschamps, après Hongrie-France : « Je savais qu'on n'allait pas écraser tout le monde »

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Le sélectionneur de l'équipe de France, conscient que les Bleus n'ont pas produit leur meilleure prestation contre la Hongrie (1-1), veut retenir le point précieux pour la qualification. « Antoine Griezmann a souligné le poids de la chaleur et l'importance du public. Pensez-vous, aussi, que le contexte global fut déstabilisant ?
Si je vous dis ça, ça va être interprété comme des excuses. Au-delà du stade plein, un atout pour cette équipe de Hongrie qui a fait le match de l'année, le scénario du match l'a incitée à avoir encore plus d'énergie. Malgré tout, on a effectué une première période où on a eu des occasions. Malheureusement, on n'a pas eu le réalisme. lire aussi Griezmann (Bleus) : « On avait perdu l'habitude d'un stade plein » Après, on a eu le mérite de revenir au score. Je m'en satisfais. Je ne suis pas heureux mais je m'en satisfais. Cela nous fait un point de plus qui nous laisse l'opportunité d'avoir les cartes en main sur le troisième match. Avez-vous eu l'impression que les Bleus ont insisté par des solutions individuelles comme si collectivement, ils étaient dans une impasse ?
Non, pas du tout. Non, non. Qu'on soit capable de faire mieux, oui, mais il y a eu de très bons enchaînements, notamment en première période. L'action individuelle fait partie du football, bien sûr, mais après j'ai peut-être une impression différente de la vôtre. « L'essentiel est que Benzema garde confiance. Et qu'il garde ma confiance » Karim Benzema a eu des occasions mais n'a toujours pas marqué. Doute-t-il ?
Je ne pense pas qu'il y ait de doute vu son vécu et son expérience. Il fait de très bonnes choses mais il lui manque de concrétiser. Il sait qu'il est attendu sur cet aspect-là même si je lui ai dit : ce n'est pas que ça. L'essentiel est qu'il garde confiance. Et qu'il garde ma confiance. lire aussi Menés contre la Hongrie, les Bleus arrachent un match nul Ce résultat vous contraint-il à avoir une autre approche pour le match contre le Portugal, mercredi ?
Pas spécialement. Le dernier match aurait eu une importance de toute façon. Je n'exclus pas non plus qu'il puisse y avoir un roulement entre les joueurs. Avec cet enchaînement tous les quatre jours, la fraîcheur sera importante. Qu'avez-vous bien fait en première période que vous n'avez pas réussi en seconde ?
On a commencé par dix, quinze premières minutes laborieuses et après, on a plus déroulé, avec des occasions mais sans marquer. L'adversaire, en menant au score, s'est mis à défendre à fond. Du coup, on a eu moins d'espace, moins d'intervalles. Il y a eu aussi beaucoup de situations avec des arrêts de jeu, du temps de gagné. Malgré tout, on n'a pas renoncé. Je savais qu'on n'allait pas écraser tout le monde. On a un premier objectif : la qualification. Avec ces quatre points, on est dans les temps. « Pavard a tellement participé à la phase offensive que cela lui a coûté un peu plus de jus défensivement » Avez-vous encore beaucoup de travail pour obtenir une entente parfaite entre les trois de devant ?
La qualité ils l'ont, la complémentarité ils peuvent l'avoir. Encore une fois, ce n'est pas qu'eux. Vous dissociez des latéraux et des milieux de terrains qui peuvent libérer des espaces, offrir des passes. Cela peut toujours être mieux même s'il y a des choses intéressantes dans les enchaînements. lire aussi Les notes de Hongrie-France Comment avez-vous trouvé votre milieu de terrain ? Emoussé ?
Globalement, ils ont tous été un peu émoussés. Paul (Pogba), par son gabarit, ça se voit tout de suite un peu plus. Il manquait peut-être un peu de jus. Adrien a fait beaucoup d'efforts aussi. Je les ai changés parce que je les trouvais moins bien ensuite. On a tout fait pour s'adapter à cet horaire qui est moins simple. Et cette température... On devait être à trente-cinq ressenti, les joueurs demandaient à boire toutes les cinq minutes. Pourquoi avoir laissé sur le terrain Benjamin Pavard, averti très tôt, et en difficulté ?
Ça, c'est votre impression. Il est important dans la phase offensive. Ce n'est pas pareil quand Antoine (Griezmann) est devant lui ou quand c'est Ousmane (Dembélé). Ce ne sont pas les mêmes profils. Il a tellement participé à la phase offensive que cela lui a coûté un peu plus de jus défensivement. »

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