Foot - Bleus - Didier Deschamps (Bleus) : « Je ne vais pas me faire des noeuds au cerveau »

L'Equipe.fr
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Didier Deschamps va devoir gérer trois matches de qualification à la Coupe du monde 2022 dans un laps de temps rapproché, avec des longs déplacements et des contraintes sanitaires toujours très présentes. Le sélectionneur des Bleus entend se focaliser d'abord sur la réception de l'Ukraine ce mercredi (20h45). Les Bleus sont arrivés à Clairefontaine vers midi ce lundi et ont passé le traditionnel test Covid-19, avant de déjeuner sur place. Ils rejoindront Enghien-les-Bains demain et entameront leur qualification à la Coupe du monde 2022 face à l'Ukraine ce mercredi au Stade de France (20h45). Avant un long périple au Kazakhstan (dimanche) et en Bosnie (mercredi 31 mars). Un calendrier compliqué à gérer pour Didier Deschamps, qui se concentre pour l'instant sur la réception des Ukrainiens. « Qu'est-ce que vous attendez de ces trois matches ?
L'obligation de résultats est là, on est l'équipe de France. Ce sont des qualifications à la Coupe du monde, on se doit de gagner les matches en maintenant certains standards : imposer notre jeu à l'adversaire et aussi être efficaces défensivement. lire aussi Qualifications Coupe du monde 2022 : le programme des Bleus Les états de forme semblent un peu disparates entre les internationaux ?
C'est le cas à chaque rassemblement du fait des temps de jeu. Certains reviennent de blessures, d'autres ont eu des périodes de moins bien en club. Il n'y a aucune possibilité de remédier à cela. L'équipe de France leur offre un quotidien différent de ce qu'ils connaissent en clubs. Et ils sont contents d'être là. Il n'y a pas eu de gros problèmes sur les matches de ce week-end, c'est déjà ça. Il n'y aura pas trop de séances d'entraînements pendant ce rassemblement. On va surtout axer sur la récupération. Après, il y a toujours des petites douleurs musculaires qui traînent quand on enchaîne les matches comme ils le font. C'est rare qu'ils n'aient pas quelque chose. Mais a priori, il n'y a pas de soucis irrémédiables pour l'entraînement de cette après-midi. Enfin, pour ceux qui s'entraîneront, car ils ne seront pas beaucoup. « Il y aura peut-être une rotation sur ces trois matches, compte tenu du long déplacement au Kazakhstan sur une pelouse synthétique puis du match en Bosnie trois jours plus tard » Il n'y a pas de rodage, comptez-vous aligner votre meilleure équipe contre l'Ukraine ?
On va se focaliser sur ce match oui, face à un adversaire direct. On ne va pas trop anticiper sur la suite. Sans parler de mettre la meilleure équipe, certains joueurs ont un statut. J'aurai des choix à faire. Après il sera temps de faire une analyse. Il y aura peut-être une rotation sur ces trois matches, compte tenu du long déplacement au Kazakhstan sur une pelouse synthétique, puis du match en Bosnie trois jours plus tard. Je ne vais pas me faire des noeuds au cerveau. Le plus important, c'est l'Ukraine. Ensuite j'évoluerai. C'est important de bien commencer ce premier match de compétition chez nous et d'obtenir les trois points. Hugo Loris disputera-t-il les trois matches ?
Je dégage en touche, on verra. J'en discuterai d'abord avec les intéressés. Hugo est censé jouer mercredi, mais ce n'est pas une grosse info, et certainement la suite. Cela dépendra aussi des discussions et des ressentis. Je peux m'appuyer sur trois autres gardiens de haut niveau (Steve Mandanda, Mike Maignan, Alphonse Areola). Que pensez-vous de ce calendrier ?
On ne m'a pas demandé mon avis. On rentre des données dans un ordinateur. Pour l'organisation, cela rajoute des complications supplémentaires. Il y a deux longs déplacements, des changements d'horaires, trois matches rapprochés et la situation sanitaire, qui est toujours la même. On subit mais on va s'adapter. On va être vigilants sur la récupération, ne pas prendre de risques avec qui que ce soit, être aux petits soins avec les joueurs. »