Foot - Bleus - Didier Deschamps : « Priver l'Espagne de la possession est impossible mais... »

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Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, qui affrontent ce dimanche (20h45) l'Espagne lors de la Finale de la Ligue des nations, estime que ses joueurs devront exercer un pressing coordonné pour tenter de gêner la maîtrise technique espagnole. « Estimez-vous que les Bleus, compte tenu notamment de l'inexpérience de certains jeunes joueurs espagnols, sont favoris ce dimanche ?
Si vous voulez... On ne va pas s'autoproclamer favori. Pourquoi pas ? Cette équipe d'Espagne est rajeunie mais elle a aussi des joueurs expérimentés. Qu'il y ait des joueurs avec de l'expérience, des joueurs de très haut niveau en Bleus, oui mais cela ne nous donne pas de garanties pour demain (dimanche). Demain, il faudra tous les ingrédients pour aller chercher cette victoire. lire aussi Luis Enrique (Espagne) : « Notre atout, c'est d'être une équipe » Est-ce possible de priver les Espagnols de la possession ? Par ailleurs, le pressing exercé en seconde période contre la Belgique (3-2) peut-il être efficace face aux Espagnols ?
La priver non, c'est impossible. Lutter avec elle, dans ce secteur, c'est possible. Le pressing peut être fait, mais pas n'importe comment. Ils ont cette capacité individuelle et collective pour sortir de cette pression-là. Ils ont, eux aussi, été très efficaces dans leur pressing à eux. « La meilleure vitamine, c'est la victoire. On n'a pas tout bien fait mais on a prouvé notre force mentale » Vous avez aligné une défense à trois lors des deux derniers matches face à deux équipes - la Finlande et la Belgique - qui avaient un système comparable. L'Espagne jouera à 4 derrière. Qu'est-ce que cela change dans votre approche ?
Tout est possible avec des avantages et des inconvénients. Nous aussi, on a eu avec une défense à 4 à affronter des défenses à 3. Il faut peser les avantages et les inconvénients. Ils ont une animation plutôt classique même si elle a un peu évolué. Face à l'Italie, ils avaient une animation plutôt en losange. Tout est possible. Il y aura d'autres options bien évidemment. Sentez-vous l'atmosphère plus légère depuis la victoire contre les Belges ?
La meilleure vitamine, c'est la victoire. On n'a pas tout bien fait mais on a prouvé notre force mentale. De renverser une situation, ça traduit un état d'esprit et un mental qui est fort. lire aussi Hugo Lloris : « C'est un trophée qui a de l'importance » Comment le groupe a accueilli le forfait d'Adrien Rabiot ?
On a eu cette nouvelle au réveil. Le résultat au PCR étant accessible à 8 heures. Évidemment, c'est une mauvaise nouvelle. Dans une situation sanitaire qui s'améliore de jour en jour, ça rappelle que la crainte est toujours là. Ce n'est pas un moment agréable. On a effectué à notre arrivée à Milan un est antigénique, tout le monde est négatif. Avec l'absence d'Adrien Rabiot, allez-vous donner davantage de responsabilités, notamment défensives, à Paul Pogba ?
Adrien Rabiot ne va pas être là mais j'ai d'autres joueurs sélectionnés qui sont capables de le remplacer. Aujourd'hui, non, je ne vais pas lui augmenter ses responsabilités défensives. Paul est un milieu complet, il a la capacité de faire des différences offensivement mais il est capable d'être efficace à la récupération. À propos d'Aymeric Laporte « Je n'ai pas eu l'occasion de lui parler mais je suis content pour lui » Antoine Griezmann devrait enchaîner une 57e sélection de rang et fêter sa 100e sélection demain. Qu'est-ce que ça dit de son impact en Bleus ?
Il est sur cette série de matches consécutifs, il a eu le bonheur aussi de ne pas avoir de soucis physiques. Depuis l'Euro 2016, il est ultra-performant et ultra-important pour l'équipe de France. Craignez-vous la journée de récupération en moins par rapport aux Espagnols ?
Est-ce que ça aura un impact sur l'aspect physique ? On a encore aujourd'hui et demain pour optimiser. Ça ne doit pas nous servir d'excuse. On le savait dès le départ. Aymeric Laporte, après avoir porté le maillot Bleu, évoluera avec l'Espagne. Avez-vous eu l'occasion de lui parler depuis son changement de nationalité sportive ?
Non je n'ai pas eu l'occasion de lui parler mais je suis content pour lui, il a joué avec l'équipe nationale à l'Euro, il a été avec nous, il est avec l'Espagne, il n'y a pas de situation particulière. C'est son choix, je le respecte. Demain, les routes vont se croiser. »

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