Foot - Bleus - Didier Deschamps, sélectionneur des Bleus : « L'important est d'atteindre notre objectif »

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Après la victoire en Ligue des nations, le mois dernier, le sélectionneur de l'équipe de France, Didier Deschamps, est focalisé sur l'idée de qualifier les Bleus pour la Coupe du monde 2022, dès samedi face au Kazakhstan. « Comment allez-vous mettre à profit ce temps de préparation supplémentaire dont vous disposez pour ce rassemblement ? Et comptez-vous en profiter pour offrir du temps de jeu à certains joueurs peu utilisés dernièrement ?
Je ne vais pas me plaindre d'avoir une semaine complète pour préparer le match face au Kazakhstan (samedi, 20h45, au Parc des Princes). Ça permet dans un premier temps d'avoir une récupération totale pour l'ensemble des joueurs. Et dans un deuxième temps d'avoir des séances d'entraînement qu'on n'a pas eues en septembre. C'est mieux à tous les niveaux. Sur le temps de jeu, pour les jeunes et les moins jeunes, c'est mieux aussi (de les voir) à travers les matches. Sur le dernier rassemblement, des joueurs ont eu peu de temps de jeu, voire pas du tout. Est-ce que ce sera encore le cas sur ce rassemblement ? Je ne sais pas. L'important est d'atteindre notre objectif, d'être qualifié pour la Coupe du monde. Toute mon énergie et notre concentration doivent être là-dessus. Il ne faut pas penser que nous sommes déjà qualifiés parce que ce n'est que le Kazakhstan. On va arriver avec toute notre détermination et nos forces pour gagner ce match. « L'équipe de France fait toujours partie des meilleures nations européennes et mondiales » Avant ces deux derniers matches de l'année, quelle est la plus grande leçon que vous tirez de 2021 ?
Je n'ai pas de leçon à tirer. Je fais des analyses après chaque rassemblement et chaque match. Ne me demandez pas de faire un bilan parce qu'il reste encore deux matches. C'est une année où il y avait trois objectifs, un n'a pas été atteint. On a gagné la Ligue des nations et le deuxième (à atteindre) est d'aller chercher cette qualification. Comme à chaque saison, il y a eu du mouvement et de la régénération, des jeunes joueurs qui sont venus, des nouveaux. J'ai été amené à faire des modifications sur l'organisation de l'équipe. En enlevant les 10 minutes d'égarement cet été (contre la Suisse à l'Euro), il y a eu beaucoup de bonnes choses jusqu'à maintenant, avec un acquis important par rapport au terrain. On a un groupe de compétiteurs qui a toujours envie d'aller chercher ce qu'il y a devant lui. L'équipe de France fait toujours partie des meilleures nations européennes et mondiales. lire aussi Le groupe de qualification des Bleus Le match face au Kazakhstan, décisif pour la qualification à la Coupe du monde, se jouera au Parc des Princes, comme en 1993. Ça vous est sans doute venu à l'esprit...
Vraiment pas. (Ironique) C'était certes au Parc des Princes, mais ce qui est derrière est derrière, on ne peut rien y changer. Certains joueurs n'étaient pas nés. On est au Parc, vous savez pourquoi. C'est une très belle enceinte, c'est très bien qu'on puisse jouer à Paris ce match décisif. Les deux Coupes du monde remportées depuis, en 1998 et 2018, peuvent-elles vous mettre à l'abri de ce type d'écueil ?
Ça amène de la vigilance. Mais c'était il y a 28 ans. Il faut en avoir suffisamment pour ne pas se croire qualifié avant de l'être. À titre personnel, je l'ai payé aussi. Que ça ne se répète pas surtout. « L'essentiel reste le résultat » Le niveau de jeu pratiqué contre la Belgique et l'Espagne en Ligue des nations suffira-t-il pour vous qualifier ?
L'essentiel reste le résultat. Tout dépend de la qualité de l'adversaire. La Belgique et l'Espagne font partie des meilleures nations mondiales, il y avait de la qualité en face. Le Kazakhstan n'a pas les mêmes forces, on est censé avoir plus le ballon qu'eux. Je me rappelle que le match aller n'avait pas été évident, dans des conditions spéciales. Il a pris des points aussi. Ce n'est pas avoir peur, juste respecter l'adversaire et avoir la même détermination. Plus on maîtrisera, moins on laissera de place au hasard, à l'incertitude. En football, il suffit de peu à l'adversaire pour qu'il puisse être efficace. Faisons en sorte qu'il n'y ait même pas ce peu-là. Vous avez des absents en défense avec les blessures de Raphaël Varane et Presnel Kimpembe. Comment comptez-vous vous organiser ?
Sans eux, puisqu'ils ne sont pas là. (Sourire) Je préfère avoir tous les joueurs à disposition. Raphaël et Presnel sont habitués du groupe France, ils ont des automatismes. Mais ça arrive. On va faire en sorte de maîtriser, d'être le plus dangereux pour l'adversaire, ce qui amènera à choisir un système de départ où on se doit d'être performant dans l'animation offensive, face à un bloc dense et bas, ce qui n'est jamais évident. On sait à quoi on va être confronté. Il faut avoir de la diversité offensive, tout en garantissant l'aspect défensif pour ne pas leur permettre d'avoir des opportunités. En quoi la victoire en Ligue des nations peut-elle vous aider pour préparer ce rendez-vous ?
Gagner un titre, il n'y a rien de mieux. C'est la meilleure vitamine par rapport à l'esprit compétiteur des joueurs. Ça permet de confirmer la valeur de l'équipe de France. Ça ne nous donne pas de garanties non plus, si ce n'est qu'on est capables de faire de très bonnes choses et même s'il en reste à améliorer. Vous insistez sur le fait d'avoir cinq jours (de préparation), mais ce n'est pas non plus deux mois. C'est mieux évidemment. » lire aussi Les Bleus, l'Euro, Benzema, Mbappé, l'AC Milan : les vérités d'Olivier Giroud

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