Foot - Bleus - Florian Thauvin : «J'y pensais secrètement»

L'Equipe.fr
À 24 ans, l'attaquant marseillais réalise une saison pleine (10 buts et 6 passes décisives en L1), qui lui ouvre pour la première fois les portes du château de Clairefontaine. Avant de s'envoler pour Lille, avec le groupe olympien, il s'est rapidement confié sur cette agréable nouvelle.

À 24 ans, l'attaquant marseillais réalise une saison pleine (10 buts et 6 passes décisives en L1), qui lui ouvre pour la première fois les portes du château de Clairefontaine. Avant de s'envoler pour Lille, avec le groupe olympien, il s'est rapidement confié sur cette agréable nouvelle. Comment avez-vous pris cette annonce ? Stressiez-vous ? J'étais un peu stressé, oui, j'attendais la liste. Au moment de l'apprendre, j'étais dans le bureau avec Elodie (Malatrait, la chef de presse de l'OM), on a été surpris, très heureux. C'est un honneur. Je suis vraiment fier de porter ce maillot, il n'y a rien de plus beau. C'est un rêve d'enfant. J'en ai rêvé, j'en rêve encore. Si j'ai la possibilité de jouer quelques minutes avec ce maillot, je donnerais tout l'amour que j'ai pour la France, et l'équipe de France. Vous avez été surpris, malgré la tendance récente vous envoyant en équipe de France ? J'essaie de faire les meilleures performances en club, j'y pensais secrètement. Après, je sais que le travail paie, j'ai toujours essayé de bosser le plus possible, d'être le plus performant, de ne pas faire de bruit, de rester discret. Après, j'étais en attente de voir si, éventuellement, j'aurais la possibilité d'intégrer le groupe. Quelle a été la réaction de vos petits camarades, à la Commanderie ? Ils ont été super sympas avec moi, ils m'ont tous applaudi et félicité quand je suis arrivé dans le vestiaire. Leur réaction m'a fait chaud au cœur, ce fut un bon moment à vivre. Mais je n'ai pas fait de discours ! Vous paierez votre coup. (rires) Oui, avec grand plaisir. Avez-vous abordé le sujet avec les anciens du groupe ? On a discuté rapidement avec Patrice (Evra), Bafé (Gomis), Dimitri (Payet), mais l'entraînement suivait, on n'a pas pu échanger longuement. Le coach m'a félicité, il était content pour moi. On a parlé trois minutes, on était tous les deux d'accord sur un fait : ce n'est que le début, j'ai encore tout à prouver, j'arrive sur la pointe des pieds. Il y a quinze mois, vous étiez à la cave à Newcastle. Mesurez-vous le chemin parcouru ? Pour le moment, j'ai un peu de mal à me rendre compte de ce qui m'arrive. Je n'oublie pas les moments compliqués passés en Angleterre, à Newcastle. C'est vraiment une fierté, car j'ai connu des bas, mais je me suis beaucoup battu. Aujourd'hui, je suis heureux d'être appelé dans cette liste. Je pense aux personnes qui ont compté pour moi, ma famille, mes amis, le club, qui m'a tant apporté, m'a donné cette possibilité d'aller en équipe de France, et les supporters de l'OM. Avant vous, le dernier joueur en date à avoir découvert les Bleus sous le maillot de l'OM était Morgan Amalfitano, en février 2012. Etes-vous le symbole d'un certain renouveau du club ? Je suis très content de pouvoir y aller, j'espère que cela pourra ouvrir la voie à d'autres joueurs de l'effectif de l'OM. Ce serait bien pour notre club, ce sera à nous de faire ce qu'il faut sur le terrain chaque week-end. Avez-vous joint Benjamin Mendy (Monaco), également appelé pour la première fois en Bleus ? Un autre jeune du projet Dortmund lancé en 2013 par l'OM... On s'appelle régulièrement, mais je ne l'ai pas encore eu au téléphone cet après-midi (du jeudi). C'est un clin d'œil sympa.»Thauvin, une forme internationale

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