Foot - Bleus - Hugo Lloris (équipe de France) : « C'est le moment de se faire mal »

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Le capitaine de l'équipe de France Hugo Lloris a continué, ce lundi, de tenir un discours ferme et offensif, avant France-Finlande, mardi. « Est-ce que le discours des leaders a changé, en interne, après tous ces matches nuls ?
On a notre responsabilité en tant que leaders, mais aussi le sélectionneur, le staff, les autres joueurs. On a tous conscience de la situation, ce qui n'était pas forcément le cas avant le match de l'Ukraine (1-1). Demain (mardi) le match devient encore plus important, pour le plan comptable et retrouver la confiance. lire aussi Hugo Lloris ne cache plus son agacement Quelle est l'atmosphère dans le groupe, depuis Kiev ?
Je crois qu'il y a un manque de confiance évident. Cela aurait pu être plus catastrophique, en Ukraine, quand on voit le scénario. On s'est fait peur. Maintenant, on attend une réaction, individuelle et collective. Elle doit se sentir dès le début du match, et on va se servir demain de l'énergie positive qui viendra des tribunes. Il y a aussi Karim (Benzema), qui fait son retour à Lyon : ce serait une bonne chose pour lui que le match se passe de la meilleure des manières. « Est-ce qu'on est guéris ? Apparemment, vu les deux derniers matches, ce n'est pas le cas » Les Bleus sont-ils convalescents ?
On a eu un coup d'arrêt à l'Euro, où cette élimination nous a fait mal. Est-ce qu'on est guéris ? Apparemment, vu les deux derniers matches, ce n'est pas le cas, mais je sens des joueurs qui ont envie de tout donner. Ce n'est pas le moment de lâcher, au contraire, c'est le moment de se faire mal, de tout donner, d'élever le niveau. Il faut renouer avec le succès, donner 100 % de soi. On est dans le besoin, sur le plan comptable et de la confiance. Les mots, les vôtres ou ceux de Paul Pogba, ont-ils provoqué une prise de conscience générale ?
Les plus jeunes sont concernés, mais c'est quelque chose de nouveau pour eux. Certains d'entre nous ont connu des moments plus compliqués, avec Steve (Mandanda) on a même connu des années un peu noires, et c'est difficile à vivre. Mais c'est à nous, en tant qu'équipe, d'avancer et de faire le dos rond. Je m'étais exprimé dans L'Équipe, j'avais parlé de "se relever ensemble" : on pensait peut-être que ça arriverait plus vite que prévu. Ce n'est pas le cas, mais il faut le faire maintenant. On ne veut pas connaître un mois de novembre avec une pression plus importante encore. lire aussi Calendrier et résultats du groupe D Oublier l'Euro, comme vous le souhaitiez, était-ce la bonne tactique ?
Les prises de parole, cela a été déjà été le cas, à la mi-temps, avant ou après les matches. Il y a les mots du sélectionneur, ceux du staff, des leaders, mais cela concerne tout le monde, et tous ceux qui veulent s'exprimer peuvent le faire, pour le collectif. Vous aussi, comme Karim Benzema, vous revenez à Lyon.
C'est toujours un plaisir de revenir à Lyon sous le maillot des Bleus. C'est une ville assez spéciale à mes yeux. J'ai vécu ici quatre années fantastique, qui m'ont permis d'évoluer en tant que joueur, en tant qu'homme, et de croiser des gens qui ont été très importants pour moi. Et l'ambiance va être superbe : c'est une ville qui aime le foot »

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