Foot - Bleus - Moussa Diaby (Bayer Leverkusen) : « Pourquoi pas moi » en équipe de France ?

·4 min de lecture

Entre quête de Ligue des champions, Covid-19, JO manqués et reprise fulgurante (deux buts en deux matches), l'attaquant du Bayer Leverkusen Moussa Diaby (22 ans) dresse le bilan d'une année particulière et rêve d'équipe de France, « un objectif » qu'il assume sans néanmoins « se précipiter ». « Depuis votre départ du PSG en 2019, qu'avez-vous trouvé en Allemagne que vous n'aviez pas avant ?
Je suis sorti de ma zone de confort en quittant Paris. Mais c'était une façon de prendre des responsabilités, d'assumer. Je me suis vite senti important dans le projet du club. La Bundesliga laisse beaucoup sa chance à la jeunesse, on veut inscrire les joueurs dans la durée, on les laisse s'exprimer. En Allemagne, on trouve ce qu'on est venu chercher : du temps de jeu, de la confiance. « Les matches à pression, ça me donne une motivation en plus pour montrer de quoi je suis capable » Au PSG, il y avait quasiment l'assurance de soulever des trophées chaque année. A-t-il fallu revoir ses ambitions à la baisse ?
Cela ne m'empêche pas d'être ambitieux. Mon objectif, c'est de jouer la Ligue des champions tous les ans. Ce n'est pas acquis à Leverkusen mais on doit viser cela. Les matches à pression, ça me donne une motivation en plus pour montrer de quoi je suis capable et, ensuite, voir plus grand. Mais si je dois gagner des titres, ce serait une belle récompense. Vous avez manqué une partie de l'Euro Espoirs pour une contamination au Covid-19 en mars, puis les JO parce que votre club ne vous a pas libéré. Cela laisse-t-il un goût d'inachevé ?
C'est sûr que c'était un objectif, mais je ne vais pas contester les décisions du club. J'aurais aimé les jouer, malheureusement je n'ai pas pu, j'espère avoir l'occasion de les jouer une autre fois... J'étais forcément déçu mais il faut faire avec : on ne peut pas forcément toujours faire ce qu'on veut. Moussa Diaby, à propos de l'équipe de France « Pour moi, c'est un objectif. J'ai encore du travail, je ne veux pas me précipiter, mais quand le moment sera venu, si on me donne ma chance, je la jouerai à fond » Guetterez-vous la liste de Didier Deschamps jeudi ?
Comme d'habitude, je vais regarder la liste du coach, déjà parce que je suis un gros supporter. Pour moi, c'est un objectif. J'ai encore du travail, je ne veux pas me précipiter, mais quand le moment sera venu, si on me donne ma chance, je la jouerai à fond, avec de l'excitation et toujours la même fierté. Les bonnes performances donnent forcément de la visibilité. On le voit avec Marcus (Thuram) : il joue dans le même Championnat que moi, il a toujours fait de bonnes performances et il a fini par être appelé, donc pourquoi pas moi ? En travaillant, cela peut taper dans l'oeil. En tout cas, je reste prêt. Vous n'avez jamais été blessé depuis vos débuts professionnels. Comment l'expliquez-vous ?
Une carrière, ça va vite, donc il faut rester concentré au quotidien. Ma vie est très disciplinée, avec ma femme et mon fils né il y a un an et demi. La paternité, ça équilibre, ça pose, et cela fixe aussi les priorités : je veux aussi réussir ma carrière de papa. Depuis sept ans, je travaille avec un préparateur physique. Une à deux fois par semaine, on se voit, on aborde la condition, le mental, chaque détail pour avancer, éviter les blessures. J'ai aussi un cuistot qui vient pour me faire à manger, trois ou quatre fois par semaine. Cela m'aide beaucoup. Je le fais car je sais que le travail et l'hygiène de vie sont indispensables. Pour le moment, ça paye. lire aussi Le classement de Bundesliga Comment avez-vous vécu cette période de pandémie ?
C'était une période dure. On jouait dans des stades vides, cela nous a aussi éloignés des personnes qu'on aime. On n'a pas pu continuer notre vie comme avant, ni même notre métier. Personnellement, j'ai manqué des matches qui me tenaient à coeur avec les Espoirs. Je n'ai pas eu de symptômes graves, juste des coups de fatigue pendant un ou deux jours, mais je devais rester chez moi. Pendant une bonne dizaine de jours, je suis resté dans ma chambre, ma femme me servait les repas devant la porte, je ne pouvais pas trop voir mon fils ni lui faire de câlins. Quand ils sortaient, j'en profitais pour venir au salon pour m'entraîner, faire du tapis de course. Heureusement, je suis vite revenu dans le bain. »

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles