Foot - Bleus - Qualifications Euro 2020 : pour les Bleus, le volcan est entré en éruption à Konya

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Comme il fallait s'y attendre, l'ambiance a été très chaude, samedi à Konya, lors du match remporté par la Turquie contre l'équipe de France (2-0) dans un stade municipal incandescent.
Comme il fallait s'y attendre, l'ambiance a été très chaude, samedi à Konya, lors du match remporté par la Turquie contre l'équipe de France (2-0) dans un stade municipal incandescent.

Comme il fallait s'y attendre, l'ambiance a été très chaude, samedi à Konya, lors du match remporté par la Turquie contre l'équipe de France (2-0) dans un stade municipal incandescent. Konya n'est pas Istanbul mais c'est peut-être pire. Depuis plusieurs années, la sélection turque ne s'aventure plus dans les fiefs de Galatasaray, Fenerbahçe ou Besiktas. Elle n'est pas pour autant moins soutenue, loin de là. Dans le stade de Konyaspor réputé pour sa ferveur et son hostilité, les champions du monde n'ont pas attendu longtemps pour constater à quel point les Turcs étaient capables de pousser leur équipe. Et de faire du bruit. Les Bleus s'inclinent en Turquie et perdent la première place Dès l'échauffement, les Bleus ont essuyé une incroyable bronca. Alors qu'ils se préparaient, les joueurs de l'équipe de France ont aussi subi une forme d'intimidation avec le folklore local, lorsque leurs adversaires sont venus un à un dans leur camp, au pied d'un des deux kops, pour saluer les fans avec une certaine défiance. La tension montait doucement lorsque le speaker haranguait la foule et que les musiques orientales entraînantes se succédaient dans une sono montée à fond. Mais ce n'était rien comparé à ce qui allait suivre, au vacarme assourdissant, à en faire presque péter les tympans, qui allait tomber des tribunes à chacun des ballons touchés par Kylian Mbappé et ses partenaires une fois le coup d'envoi donné. Après avoir copieusement sifflé la Marseillaise, les bouillants supporters turcs sont montés en régime, multipliant les chants d'encouragement pendant toute la rencontre, les quatre tribunes se répondant même parfois de façon étonnante. À l'unisson, drapeaux rouges brandis et lumières allumées, elles ont aussi explosé sur les deux buts marqués par leur équipe (30e et 40e) puis au coup de sifflet final, tels les volcans environnants qui entraient en éruption. L'image n'est pas trop forte. Il faut le voir et surtout l'entendre pour le croire. Qualifications Euro 2020 : calendrier et résultats du groupe H « Il y avait une grosse ambiance, on s'y attendait, a témoigné Benjamin Pavard après coup, évacuant tout de suite l'idée d'une quelconque déstabilisation qui pourrait justifier le résultat. On a l'habitude de jouer des compétitions comme la Ligue des champions dans des stades où il y a du bruit. » Le « grand public » salué par Senol Günes, « a galvanisé leur équipe », a reconnu son homologue Didier Deschamps, mais là encore sans trop y accorder d'importance. Au match des tribunes, les 500 courageux supporters français, parqués dans leur coin, n'ont pas existé. Le scénario qui a tourné en faveur des locaux n'a entraîné aucun incident, à l'exception d'une bouteille d'eau envoyée sur le terrain en première période (29e), sans conséquence. Les 42 000 spectateurs déchaînés pouvaient fêter la victoire avec leurs héros pendant de longues minutes après la rencontre. Plus tard, dans les rues de la ville d'ordinaire assez calme à cette heure avancée de la nuit, des concerts de klaxons ont retenti, comme aux plus grandes heures de la Turquie. Non loin de là, le volcan s'était calmé mais l'onde de choc indescriptible résonnait encore dans toutes les oreilles.

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