Foot - BRE - Racisme - La police confirme les accusations de racisme contre un joueur de Bahia

L'Equipe.fr
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Le milieu de terrain colombien de Bahia Juan Pablo Ramirez a bien proféré une « insulte raciste » contre le milieu brésilien de Flamengo Gerson en décembre dernier, a annoncé la police civile de Rio de Janeiro. Les accusations portées en décembre dernier par le Brésilien de Flamengo Gerson, qui s'était dit victime de propos racistes proférés par le joueur colombien de Bahia Juan Pablo Ramirez, lors du match de la 26e journée du Championnat brésilien Flamengo-Bahia (4-3), ont été étayées par la police civile de Rio de Janeiro. Ramirez, a bien proféré une « insulte raciste. Les investigations confirment le déroulé des faits et la version de la victime », ont déclaré dans un communiqué les enquêteurs, qui ont transmis le dossier au parquet. Ce dernier doit désormais décider d'engager ou non des poursuites contre Ramirez, qui nie vigoureusement ces accusations. Le commissariat en charge des crimes raciaux et des délits d'intolérance a recueilli des témoignages et étudié les vidéos du match Flamengo-Bahia du 20 décembre, « qui confirment l'indignation immédiate de Gerson en entendant l'offense raciale ». Bahia dénonce une enquête « partiale » Le joueur de Flamengo assure que Juan Pablo Ramirez l'a insulté lorsqu'il est intervenu dans une altercation entre le milieu de Bahia et son équipier Bruno Henrique à la 52e minute. Si l'arbitre a bien consigné un « conflit » entre les deux hommes dans son rapport, il n'a pu confirmer les mots que Gerson dit avoir entendus dans la bouche de Ramirez : « Tais-toi, Noir. »
Gerson avait réitéré ses accusations devant les médias à la fin du match puis devant le Tribunal supérieur de justice sportive (STJD) et la police. Les deux institutions ont ouvert des procédures séparées. Dans un communiqué, Bahia dénonce une enquête « partiale » de la police qui a pris parti pour Gerson, selon lui. Le club assure ainsi que des enquêteurs ont présenté le milieu brésilien comme « notre joueur ». « La décision ne repose sur aucun élément de preuve », affirme encore Bahia dans son communiqué, ajoutant qu'il assurait avoir « eu accès à l'ensemble des témoignages recueillis lors de l'enquête ». Le club, qui avait dans un premier temps écarté Ramirez avant de le réintégrer en raison de « l'absence de preuves », assure qu'il défendra la présomption d'innocence de son joueur. À l'époque des faits, la grande majorité des clubs brésiliens avait exprimé leur solidarité avec Gerson et condamné le racisme. Au Brésil, les actes racistes sont passibles d'1 à 3 ans de prison.