Foot - C. Ligue - Ambiance finale : «Si Paris perd, c'est la crise»

L'Equipe.fr

Pour des supporters du PSG, la défaite est interdite en finale de la Coupe de la Ligue contre Monaco, sous peine de tomber dans la crise. Ambiance avec les fans des deux camps. Quoi qu'il arrive, la 23e édition de la Coupe de la Ligue marquera l'histoire de la compétition. Pas forcément parce que la finale, mettant aux prises les deux places fortes du foot français du moment (PSG et Monaco), promet un superbe spectacle, et qu'on espère se souvenir dans plusieurs années des chevauchées fantastiques de Bernardo Silva ou d'Angel Di Maria, des passes délicieuses de Javier Pastore comme des accélérations foudroyantes de Kylian Mbappé. Non, l'aspect historique de cette affiche explosive sur le papier, par ailleurs classé niveau 2 (sur échelle de 1 à 4) par les pouvoirs publics, se situe davantage au niveau géographique. Pour la première fois depuis sa création, la finale de l'épreuve ne se déroule pas en région parisienne (Parc des Princes puis Stade de France à Saint-Denis) mais à Décines-Charpieu, au Parc OL, enceinte de l'Olympique Lyonnais.«C'est un beau stade, mais je trouve ça un peu dommage, affirme Cyril, un supporter parisien croisé Gare de Lyon. La capacité est moins importante qu'au Stade de France, et puis on a créé quand même le Stade dyonisien pour accueillir justement ce type d'événements... » Fan de Monaco, son compère Olivier ne partage pas cet avis. «Déjà, ça peut être sympa. Et puis pour les personnes qui viennent de province, ça peut être autant pratique, voire plus, de délocaliser cette rencontre.» Si cette délocalisation pousse les supporters parisiens à se déplacer hors de l'Ile de France, les maillots drapeaux et écharpes aux couleurs du PSG n'inondent pas la gare, aux alentours de midi. Parce que les 600 membres du Collectif Ultra Paris (CUP), sur les 12000 supporters du PSG attendus dans l'enceinte, sont partis ce samedi matin de Paris dans une dizaine de cars ? Peut-être. Mais pas seulement.«Pourquoi vous nous demandez si on a vu des supporters du PSG dans le train ? Ah, il y a un match ! On a pu apercevoir quelques maillots dans le train, mais vraiment pas beaucoup. Vous avez vu l'heure ?, indique David, contrôleur SNCF, dans le bar du train déserté également par les fans. En plus, vous êtes en plein dans les vacances scolaires (entouré par une colonie de vacances, on s'en est douté). La plupart d'entre eux partiront de Paris vers 14 heures et arriveront après, je pense.»«Mais il pleut, put...., on est où là ?», s'exclame Stéphane, un autre supporter parisien, à la gare de Part-Dieu à Lyon. Le temps n'est effectivement pas au rendez-vous. «Désolé pour la photo que vous nous demandez, mais vu le temps qu'il fait, on trace pour aller à l'hôtel !» Place des Terreaux, un mouvement a lieu devant l'Hôtel de Ville en opposition à la fermeture du musée des tissus. Fans du PSG, Tchune, Muda, Kevin et Adrien se posent à proximité pour prendre un verre.«Le Stade de France, il sonne creux, c'est bien que la finale soit au Parc OL. L'issue du match ? Bah, de toute façon, la saison est finie depuis l'élimination contre le Barça. On est en deuil... », estime Tchune. «Si Paris perd, c'est la crise», pense, de son côté, Kevin. Mais même en cas de défaite, «il faut garder Emery», juge André. Direction le Parc OL. Clément, qui vient de Bordeaux, et Charles, étudiant à Lyon, attendent patiemment à Vaux-en-Velin le premier tram qui partira vers l'enceinte. «Franchement, c'est chouette de venir à Lyon pour ce match, c'est plus accessible», se félicite Charles. Plusieurs animations ont lieu devant le stade. «Nico, ton pied droit, c'est pas ça», se marrent des supporters devant le raté de leur pote.Amis dans la vie et adversaires d'un soir, Kevin et Mike posent avec plaisir devant le stade. Leur pronostic ? « 2-1 pour Monaco », avance Kevin. « 4-3 pour Paris », lui rétorque Mike. Réponse dans un peu moins de trois heures.

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