Foot - C.France - Monaco peut-il tout perdre après la claque contre Paris en Coupe de la Ligue ?

L'Equipe.fr

Battu en finale de la Coupe de la Ligue par le PSG (1-4), Monaco peut toujours décrocher un titre dans trois épreuves. Mais l'ASM, opposée à Lille en quarts de la Coupe de France, peut-elle tout perdre ? Voici quelques raisons qui pourraient laisser le penser.Un effectif pas assez fourniLors de la finale de la Coupe de la Ligue, samedi soir, le PSG disposait sur son banc de Meunier, Maxwell, Lucas, Pastore, Matuidi et Ben Arfa. Que des internationaux. Sur celui de Monaco – certes privé de quatre joueurs – figuraient Jorge, aucun match en Ligue 1, Kévin N'Doram ou Irvin Cardona. Aussi talentueux que peuvent l'être ces trois jeunes joueurs, difficile de ne pas y voir un gouffre au niveau de la profondeur des effectifs. Alors que le PSG peut faire tourner à sa guise, l'ASM ne jouit pas du même réservoir.Un effectif si complet que ça ?Suspendu face au PSG, Fabinho est irremplaçable, par sa capacité à assurer l'équilibre de l'équipe et à lancer les transitions rapide défense - attaque qui sont la patte de l'ASM cette saison. Sur les côtés, si Lemar a marqué samedi soir, Bernardo Silva semble tirer la langue depuis plusieurs rencontres. Problème : il ne reste plus qu'un joueur de couloir pour permettre la rotation (Dirar), une rupture des ligaments d'un genou ayant mis fin à la saison de Boschilia. Enfin, en attaque, Falcao et Carrillo sont blessés depuis plusieurs semaines. Germain et Mbappé sont donc les seuls attaquants «confirmés». Et comme l'ASM joue en 4-4-2, il est impossible de les faire souffler.Un calendrier surchargé...Troisième du dernier Championnat, l'ASM a lancé sa saison mi-juillet, lors du troisième tour préliminaire de la Ligue des champions face à Fenerbahçe (1-2, 3-1). Depuis, l'équipe de Leonardo Jardim n'a rien négligé, jouant sa chance dans tous les tableaux. Battue en finale de la Coupe de la Ligue, elle est en tête de la Ligue 1 et se trouve toujours en course en Ligue des champions - où elle défiera Dortmund en quarts de finale -, comme en Coupe de France. Ce mardi soir, elle reçoit d'ailleurs Lille en quarts de finale de l'épreuve.L'ASM doit-elle accepter de sacrifier cette compétition ? Leonardo Jardim a toujours affirmé que son équipe refusait de choisir ses matches. Mais samedi, après la défaite, Vadim Vasilyev, le vice-président du club, a réaffirmé que le Championnat était «l'objectif principal», « la priorité de l'AS Monaco», et que les autres épreuves constituaient «des bonus». Au Parc OL, Monaco a disputé son 49e match de la saison. Un nombre particulièrement élevé, qui ne prend même pas en compte les rencontres disputées par les internationaux. Alors, à un moment, peut-être va-t-il falloir choisir ....... et pas évidentOn peut penser que l'avance de Monaco sur le PSG en Championnat est supérieure aux trois points qui les séparent officiellement, tant sa différence de buts est avantageuse (+61 contre +39). L'ASM a donc un droit à l'erreur. Mais attention. Le leader de la L1 doit aller à Angers, où il avait été sèchement battu la saison dernière (0-3).Surtout, quatre jours après le match retour face à Dortmund en C1, le club de la Principauté sera sur la pelouse de l'OL. Un adversaire qui ne lui réussit guère. La saison dernière, lors de la «finale» pour la deuxième place, Monaco avait été mangé tout cru par un Lyon affamé (1-6). Certes, ce n'était pas la même équipe de l'ASM. Mais en décembre, la formation de Bruno Genesio avait asséné une gifle à Monaco en allant s'imposer à Louis-II (3-1). La seule équipe à y être parvenue cette saison. Et il reste la réception de Saint-Etienne à insérer dans le calendrier. Un adversaire jamais simple à manier.Un impact psychologique ?«Perdre comme ça 4-1, eux qui étaient sûrs d'eux en venant ici, ça met un coup au moral. Cela peut avoir un petit impact.» Hatem Ben Arfa a peut-être soulevé LA question : comment les joueurs monégasques vont-ils «se remettre la tête à l'endroit» (dixit Kylian Mbappé) après cette grande désillusion ? La plupart d'entre eux, toujours à la recherche de leur premier trophée, ont laissé passer une chance d'écrire la première ligne de leur palmarès. Un échec - et un affront, vu l'ampleur de la défaite - à digérer.Mbappé : «Se remettre la tête à l'endroit»Quand la finale pèse sur la suite« Il ne faut pas s'arrêter à cette défaite », a voulu relativiser Tiémoué Bakayoko en zone mixte. Valère Germain («on a envie d'aller loin») et Vadim Vasilyev («la fin de saison peut être vraiment belle») ont également tenu un discours teinté d'optimisme.Le manque d'expérienceA l'issue de la défaite, Leonardo Jardim a pointé le manque d'expérience de ses troupes pour ce type d'événements. «Pour plusieurs de nos jeunes joueurs, c'était la première fois qu'ils disputaient une finale. C'est une expérience, a constaté l'entraîneur portugais. Paris est plus habitué à jouer des finales avec des joueurs expérimentés.» Difficile de lui donner tort, tant son équipe a semblé parfois inhibée par l'enjeu.Mais ce manque d'expérience va-t-il aussi faire du tort aux Monégasques en Championnat ? Mbappé, Lemar, Bakayoko, pour ne citer qu'eux, ne se sont jamais retrouvés dans la dernière ligne droite de la course au titre et encore moins dans la peau du chassé. Pour l'instant, l'ASM tient, malgré la pression terrible exercée par le PSG, auteur de 10 victoires et 2 nuls pour ses 12 derniers matches de Championnat.Le précédent 2004Les supporters monégasques y ont sans doute déjà pensé. Comme en 2003-2004, leur équipe, en passe de gagner un grand titre, va-t-elle craquer et tout perdre ? Cette saison-là, l'ASM a compté dix points d'avance en janvier sur le deuxième, Lyon, pour terminer à la troisième place du Championnat. En Coupe d'Europe, l'épopée de la bande à Deschamps a marqué les esprits.Mais après avoir sorti les Galactiques du Real Madrid (2-4, 3-1) puis Chelsea (3-1, 2-2), elle s'est inclinée en finale de la Ligue des champions (0-3 face au FC Porto). Et en Coupe de France ? Elle avait été sortie en... quarts de finale par Châteauroux, pensionnaire de L2 (0-1). Quant à la Coupe de la Ligue, cela ne comptait pas vraiment. L'ASM avait pris la porte après une défaite à Marseille (0-2) en 16es de finale. Mais ce jour-là, l'actuel sélectionneur des Bleus avait décidé de.... chambouler totalement son onze de départ, avec Ablancourt, Hislen, ou encore Mohellebi titulaires.

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