Foot - C1 - Bayern - Uli Hoeness (président du Bayern Munich) : «Notre heure viendra»

L'Equipe.fr
Dans une interview publiée lundi matin par le magazine Kicker , le président du Bayern Munich Uli Hoeness a critiqué «ceux qui dépensent avec fracas» et a défendu le modèle économique de son club à deux jours du déplacement des Bavarois sur la pelouse du PSG (20h45).

Dans une interview publiée lundi matin par le magazine Kicker, le président du Bayern Munich Uli Hoeness a critiqué «ceux qui dépensent avec fracas» et a défendu le modèle économique de son club à deux jours du déplacement des Bavarois sur la pelouse du PSG (20h45). Face à l'inflation des dépenses dans le football, le président du Bayern Munich Uli Hoeness défend son modèle économique raisonnable et assure que «l'heure du Bayern viendra», lorsque les investisseurs étrangers se lasseront de dépenser des fortunes sans gagner. «Il va arriver un moment où tous ceux qui dépensent avec fracas autant d'argent, ne pourront plus se payer une baguette, parce que le succès sportif ne se programme pas comme se l'imaginent les pourvoyeurs de fonds», prédit Hoeness, dans une interview au magazine Kicker publiée à deux jours du choc sportif et culturel contre le PSG au Parc des Princes. Chaque année, «une seule équipe peut gagner la Ligue des champions», rappelle-t-il : «Les payeurs vont dire: "nous avons mis tellement d'argent et nous n'avons rien gagné. Ras-le-bol !" Et là, notre heure viendra.» Le Bayern Munich, cinq fois vainqueur de la Ligue des champions et toujours dans le top 4 des clubs européens, est au cœur d'un débat très vif en ce début de saison. Les uns pensent qu'il fait une erreur en n'engageant pas des dépenses comparables à celles des clubs anglais, espagnols ou parisien («J'ai dit très clairement qu'un joueur à 100 millions d'euros est inacceptable pour le Bayern», dit Hoeness). D'autres au contraire ne jurent que par le modèle de développement «sage» qui a fait ses preuves depuis des décennies.«Nous avons aussi une chance de gagner la Ligue des champions cette saison» La double confrontation contre le PSG en Ligue des champions a évidemment attisé la polémique, les deux clubs représentant désormais deux philosophies opposées. Le président du Bayern avait notamment fustigé le transfert de Neymar qu'il perçoit comme «un signe de faiblesse» ou celui au FC Barcelone d'Ousmane Dembélé «qui ne vaut pas 130 millions d'euros». «On nous reproche de passer à côté du marché et de préparer notre déclin en refusant d'acheter des joueurs très chers, répond Hoeness, mais on devrait plutôt nous tresser des lauriers, parce que nous réussissons grâce à notre propre travail et avec nos propres forces.» L'an dernier, le Bayern a été éliminé en quarts de finale de la C1 par le Real Madrid, futur vainqueur, mais en ayant joué une partie des deux rencontres à 10, après des exclusions. Pour cette année, Hoeness croit toujours en ses chances : «Si nous utilisons tout notre potentiel et si les joueurs sont en bonne santé dans la phase décisive, là nous avons des chances. Nous avons aussi une chance de gagner la Ligue des champions cette saison, que ce soit bien clair.» Le Bayern continue à être dirigé par ses anciens joueurs (Rummenigge et Hoeness), même si les sponsors principaux, Adidas, Allianz et Audi sont également des actionnaires du club.

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