Foot - C1 - Comment Craig Shakespeare a relevé Leicester

L'Equipe.fr
L'entraîneur de Leicester Craig Shakespeare, qui avait pris la succession de Claudio Ranieri en février, s'est engagé pour trois ans avec le champion d'Angleterre 2016.

Un mois après avoir pris les commandes de Leicester qui se déplace ce mercredi sur le terrain de l'Atlético de Madrid, Craig Shakespeare a relancé l'équipe. Sans changer grand-chose dans le jeu et en s'appuyant sur son expérience d'adjoint.Quel est le point commun entre Pep Guardiola, Carlo Ancelotti et Craig Shakespeare, l'entraîneur de Leicester City ? La réponse n'a aucun rapport avec le Bayern Munich puisque l'homonyme du plus grand écrivain anglais n'a jamais exercé en Allemagne. Comme ses deux illustres confrères, Shakespeare a remporté ses cinq premiers matches de Premier League. Un bilan qui étonne d'autant que cet inconnu du grand public avait toujours occupé le poste d'adjoint.Qui est Craig Shakespeare ?Ancien milieu offensif gaucher, Shakespeare a effectué l'essentiel de sa carrière pro à Walsall, une ville située à 200 km au Nord de Londres, où il a disputé 350 matches en D3 et en D2 entre 1981 et 1989. Il a ensuite rejoint brièvement Sheffield Wednesday avant de rebondir à West Bromwich Albion au début des années 1990. Aujourd'hui âgé de 53 ans, Craig Shakespeare a toujours travaillé dans l'ombre d'un entraîneur, Nigel Pearson à Leiceister, à Hull puis de nouveau à Leicester et Claudio Ranieri quand celui-ci a remplacé Pearson en 2015. C'est d'ailleurs son ancien N+1 qui lui a conseillé d'accepter de prendre la suite de l'entraîneur italien. «Je pense que je peux faire le job et cela ne m'effraie pas, a déclaré Shakespeare, dont les propos ont été relayés par The Telegraph. Je me pose plusieurs questions dont celle-ci : suis-je meilleur assistant que numéro 1 ? Je vais essayer de passer en revue mes performances ainsi que celles des joueurs, et les choses que je peux améliorer.»Comment a-t-il métamorphosé Leicester ?En ne changeant rien... ou presque. Lors de son dernier match à la tête de Leicester, contre Séville, en Ligue des champions (1-2), Ranieri aligne ce onze de départ : Schmeichel – Simpson, Morgan (capitaine), Huth, Fuchs – Mahrez, Drinkwater, Ndidi, Albrighton – Musa, Vardy. Cinq jours plus tard, Shakespeare bat Liverpool (3-1) avec la même équipe à l'exception de Musa remplacé par Okazaki. Dans le Guardian, Danny Drinkwater a mis en avant les rapports de Shakespeare avec les joueurs : en tant que numéro 2, il a toujours été très proche d'eux depuis plusieurs années. Les joueurs apprécieraient sa personnalité. S'il n'a rien révolutionné dans le jeu de Leicester, Shakespeare semble avoir trouvé les ressorts mentaux et psychologiques pour relancer le champion d'Angleterre en titre. «Il simplifie les choses, cela nous aide beaucoup», a reconnu Drinkwater qui précise également que «Shakes» a bénéficié de tout le soutien de son groupe.Peut-il durer à la tête des Foxes ?En Angleterre, Shakespeare fascine. Il possède par exemple un compte parodique sur Twitter et d'aucuns ont déjà remarqué qu'il portait souvent un ballon sous chaque bras : comme si son rôle d'adjoint lui collait encore à la peau. Il a toujours besoin de ce lien avec ses joueurs, de mettre les mains dans le cambouis. Il est également déjà surnommé le nouveau Di Matteo, du nom de l'adjoint d'André Villas-Boas qui avait remplacé le technicien portugais à la tête de Chelsea en mars 2012, avant de remporter la Ligue des champions quelques mois plus tard. S'il remporte la C1 le 3 juin prochain à Cardiff, les dirigeants des Foxes réfléchiront certainement à lui offrir un nouveau contrat.Schmeichel : «Nous avons toujours respecté Ranieri»Simeone : «Personne ne peut prédire le résultat de ce match»

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