Foot - C1 - Dortmund - Ils racontent leur découverte du mur jaune de Dortmund

L'Equipe.fr

Les Monégasques découvriront mardi le mythique mur jaune du Borussia Dortmund. Ibrahima Traoré, Romain Brégerie et Marcel Tisserand, tous trois en Bundesliga, racontent leur découverte de cette tribune où 25000 supporters prennent place à chaque match.Leur première fois«Si j'ai un conseil à donner aux Monégasques, c'est de jouer avec des boules Quiès», lance, hilare, Marcel Tisserand. Le défenseur central d'Ingolstadt fanfaronnait un peu moins le mois dernier quand il a découvert le mythique mur jaune (défaite 0-1). «Je ne m'attendais pas que le stade soit aussi plein. Ingolstadt est une petite équipe en Allemagne, mais le match était à guichets fermés. C'était vraiment impressionnant !»Romain Brégerie, son partenaire en défense centrale, se retrouvait pour la troisième fois de sa carrière face aux 25 000 supporters du virage Sud. «C'était plus calme que mon premier match avec le Dynamo Dresde», raconte-il.Alors qu'il évoluait en deuxième division allemande, il avait joué un deuxième tour de Coupe d'Allemagne au Signal Iduna Park en octobre 2011 (défaite 0-2). «Je n'avais pas l'habitude de jouer dans des stades aussi grands. Il était plein, il y avait une ambiance énorme. Une des plus grosses que j'ai connues ! Etant donné que les tribunes ont quasiment toutes la même hauteur, j'avais trouvé que tout le stade était impressionnant !»«Tout le stade chante, crie. Ça vient de partout», abonde Ibrahima Traoré, avant d'avouer que «la première fois que j'ai joué là-bas, c'est la seule fois de ma carrière où j'ai ressenti de la pression avant un match». Le milieu offensif du Borussia Mönchengladbach s'est retrouvé cinq fois devant le mur jaune, la première en 2012. «A l'époque, je jouais à Stuttgart. On était sorti pour reconnaître le terrain et il y avait déjà du bruit. Les supporters étaient arrivés très tôt. C'était vraiment impressionnant : ils criaient, chantaient, sautaient.»Ils ne faisaient pas que ça. «J'étais parti m'échauffer du côté de leur mur jaune pendant le match. C'était l'enfer. Ils nous jetaient de la bière, ils se foutaient de notre gueule. On espérait juste rentrer en jeu pour ne plus être là ou la fin des trois changements pour retourner sur le banc.»L'ambianceSi les trois joueurs ont été impressionnés par leur première rencontre avec le mur jaune, ils ont tous été abasourdis par l'ambiance. «On n'arrive pas à s'entendre tellement ils sont bruyants», raconte Traoré. «Dans les moments chauds, le coéquipier situé à 10 mètres de toi ne t'entend pas. Même si tu cries ! confirme Romain Brégerie. Il faut vraiment tout donner pour se faire entendre. Et encore, la plupart du temps, ça ne sert à rien.»«On doit hurler, faire des gestes, pour pouvoir communiquer», reprend Traoré. «C'est déstabilisant. Des fois, quand on reçoit le ballon, c'est important d'avoir un mot de ton coéquipier pour t'orienter, savoir s'il y a un adversaire qui monte sur toi, si tu peux contrôler tranquillement, dois jouer à une touche et tout ça. Là, il faut s'adapter. On ne peut compter que sur soi.»«C'est très compliqué de se comprendre entre joueurs, ajoute Tisserand. Il faut être proche pour pouvoir communiquer, sur un coup de pied arrêté par exemple. Sinon c'est impossible. C'était pareil avec le coach, on n'entendait pas ses consignes. Comme on les a eues avant le match ou pendant la mi-temps, on savait ce qu'on devait faire. C'était plus problématique quand on devait rectifier deux - trois trucs pendant le match. On a profité des coups de pieds arrêtés.»Les autres stadesIbrahima Traoré et Marcel Tisserand ont déjà joué dans des stades où les supporters sont chauds bouillants. Le premier a notamment foulé la pelouse du Celtic Park. «On m'avait dit que c'était une ambiance de fou. C'est vrai que c'est une belle ambiance, mais c'est incomparable avec Dortmund ! Je n'avais jamais vu ça de ma vie.»Marcel Tisserand était encore à Monaco lors du troisième tour de qualification contre Fenerbahçe et la défaite (1-2) au stade Sükrü Saracoglu. «Le stade était plein, mais l'ambiance n'était pas au maximum. Ça n'a rien à voir avec Dortmund. Ça va être un truc de fou !» La bande à Jardim ne devrait toutefois pas se liquéfier. Ces trois dernières années, elle a joué à Lisbonne, Saint-Pétersbourg, Moscou, Turin ou encore Leverkusen. Autant d'ambiances chaleureuses.

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